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L'OUTILLAGE MÉCANIQUE

CEAPITRB XV Le rdre de la machine agricole.

Dans l'Introduction placée en tète de ce Tolume, nous avons étudié le rôle de la machine, et sans songer un instant à en nier, ou même à en discuter les avantages, nous nous sommes efforcé de préciser son action sur la production. Elle nous est apparue comme bien moins décisive que celle de la terre, de la plante et de l'animal qui opèrent directement les transformations constituant l'œuvre productive.

On peut soutenir toutefois avec raison que l'outil mécanique dirigé et actionné par l'homme est un auxiliaire indispensable. Ainsi en aérant le sol et en permettait à l'eau de le pénétrer, les labours contribuent à faciliter les transformations dont il est le théâtre. Les micro-organismes, notamment, se multiplient et travaillent mieux à notre profit.

l>ans une terre ameublie par les labours et par les façons culturales ultérieures qui l'émiettent et la pulvérisent, les plantes font pénétrer leurs racines plus

aisément. Les instruments qui retournent et triturent le sol permettent d'y incorporer plus intimement des engrais.

D'autres outils sont indispensables pour détruire les plantes adventices, végétation spontanée et parasite dont le développement nuirait à la récolte principale. Cette récolte, le plus souvent, ne peut être détachée du sol sans que le cultivateur emploie un instrument, qu'il s'agisse de la faucille, déjà connue dans l'antiquité, ou de la moissonneuse moderne.

Enfin, l'agriculteur est toujours, par quelque côté, un industriel ; il fait subir à ses produits une préparation spéciale; il sépare les grains des épis et de la paille, il sépare encore la crème du lait pour faire du beurre; il fabrique du vin, du cidre, de l'alcool. Un matériel spécial est nécessaire pour accomplir ces transformations.

La puissance productive du travail manuel et intellectuel de l'homme s'accroît avec le perfectionnement de tous les appareils, de même qu'il s'accroît encore, dans des proportions extraordinaires, avec l'utilisation des sources spéciales d'énei^e dont il dispose et qui sont : les moteurs animés, ou animaux de trait, les chutes d'eau, le vent, les appareils thermiques on électriques qui reçoivent l'énergie ou la transforment. Les moteurs animés ou inanimés sont même d'autant plus utiles que la main -d'œuvre devient plus rare et plus coûteuse. Le développement du machinisme sous toutes les formes nous apparaît dès lors comme une conséquence d'un fait social et démographique dont nous aurons à parler : la diminution du nombre des salariés ruraux et la hausse du prix de la maind'œuvre.

Tout ce que nous venons de dire nous dispense, croyons-nous, de faire Féloge de la machine afçricole

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