‹ L'agriculture moderne: (8. mille)Chapitre 60 sur 81 · millions · texte numérisé non relu

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C'était là, sans nul doute, un minimum. Ce total a été calculé en évitant soigneusement les doubles

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emplois, et en tenant compta; bîen entendu, de U baisse considérable des prix qui aT^^ marqué ia période 1880-1892. ...^

Depuis cette dernière date, les quantités récoltet. ou produites ont augmenté. Enfîn, depuis 1903, les cours eux-mêmes se sont élevés très rapidement^ de telle sorte que la valeur de la production rurale a grandi dans les mêmes proportions. La hausse des prix à elle seule n*a pas été inférieure à 20'»/o pour les céréales et le bétail. En tenant compte de ce double mouvement des quantités et des prix, on peut admettre sans nulle exagération que le produit brut agricole de la France est voisin de 12 milliards.

Aucune industrie en France ne donne un produit brut aussi élevé. Toutes les industries françaises dans leur ensemble ne sauraient même remporter sur l'agriculture.

A ce point de vue, M. de Foville écrivait il'y a quelques années :

« Nous croyons que Ton peut sans invraisemblance chififrer à une douzaine de milliards la valeur annuelle 4es produits de Tlndustrie, doubles emplois déduits » ^

Telle est Timportance de Tagriculture dans un paj^ comme la France, grâce aux transformations qu'elle a subies et aux progrès de toutes sortes dont elle a bénéficié.

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