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L'AN I MAL

L'animal représente la troisième machine employée g par l'Agriculture, le troisième agent de transformation et de production : machine vivante, elle aussi, I comme la plante dont nous venons de parler.

La fonction du bétail est une fonction économique; i il produit de la force, de la viande, de la graisse, des ï peaux, de la laine, de la soie, du lait et par suite du % beurre et des fromages, en utilisant des matières preç mières véritables représentées par des aliments végé- I taux.

La culture du sol produit ces matières premières; (v le bétail les transforme en créant une valeur nouvelle 1 qui doit toujours être supérieure aux valeurs détruites • dans la même opération : valeur des aliments, valeur des soins, valeur de l'intérêt des capitaux représentés par l'abri, par l'instrument mécanique qui prépare l'aliment, et enfin par l'animal lui-même. Le problème technique est toujours en même temps un problème financier car le cultivateur a pour objet le profit, qui varie précisément avec l'écart entre la somme des valeurs créées et le total des valeurs détruites par la transformation opérée.

Consommateur d'aliments végétaux représentant les matières premières qu'il transforme, le bétail est de plus producteur d'une nui re matière première indispensable au maintien de la fertilité du sol : le fumier, véritable résidu industriel que la terre reçoit, qu'elle

transforme, et que la piaule utilise à sou tour.

Le cycle des tranformations agricoles se trouve ainsi complété <'l en quelque sorte fermé. Nous avons vu plus haut à propos des « assolements » que le développement <le La production végétale était subordonné au développement de l'élevage, en même temps que l'élevage restait, bien entendu, sous La dépendance étroite de l'accroissement de la production des aliments végétaux dont il a besoin pour grandir.

Enfin, il ne Tant pas oublier que le bétail faisant partie du capital agricole, ne peut augmenter de nombre, de poids, de qualité et de valeur, qu'à la condition de grossir les avances du cultivateur. Les progrès de l'élevage commandent donc encore le développement de l'épargne agricole, sous forme d'animaux, sous forme d'avances nouvelles nécessaires au développement de la production fourragère. Comme toujours, le problème technique de la production rurale esl inséparable d'un problème financier.

Les idées directrices que nous venons d'indiquer plus haut rapidement valent d'être développées et appuyées sur des travaux antérieurs. Celles qui se rapportent à la fonction économique du bétail offrent en particulier un très réel intérêt. Nous allons les étudier toul d'abord.

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