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LES MOTEURS ANIMÉS ET INANIMES

un fonctionnement plus actif des combinaisons nutritives, et si, eu définitive, en activant les échanges d'éléments, le travail n'a point pour conséquence un accroissement plus rapide du poids.

« L'examen est facile, et il conduit à une conclusion affirmative qui ne peut pas être contestée sans méconnaître les enseignements journaliers de l'observation. Nul n'ignore l'influence qu'exerce le travail modéré sur la régularité de toutes les fonctions et sur celle del'apr pétit en particulier. On n'ignore point non plus que tous les jeunes sujets bien portants, quelle que soit leur espèce, ont un besoin i na péri eux, instinctif, de mouvement, et qu'ils souffrent de ne pouvoir satisfaire ce désir. Livrés à eux-mêmes au pâturage, les jeunes bœufs dépensent spontanément leur énergie exubérante. Il ne peut donc y avoir que des avantages à utiliser économiquement cette dépense qui leur est salutaire. La seule difficulté à résoudre est de rester dans la mesure juste, de satisfaire le besoin sans le dépasser ; mais cette difficulté est bien loin d'être une impossibilité. Elle a un critérium simple et à la portée de tout le monde, qui est fourni par la balance. Tout jeune bœuf, dont l'accroissement normal se ralentit, travaille au delà de la mesure. »

... « Le progrès à réaliser ne consiste donc pas à laisser les jeunes bœufs se développer au repos absolu jusqu'à ce qu'ils puissent être engraissés et conduits à l'abattoir, mais bien à améliorer leur alimentation, à les nourrir toujours au maximum, tout en utilisant la force motrice dont ils disposent . »

On voit de suite l'intérêt de cette observation. Le moteur inanimé peut être encore concurrencé par le bœuf — dans les campagnes bien entendu — parce que le travail moteur ne coûte rien, ou peu de chose, l'animal se développant aussi rapidement lorsqu'il

travaille modérément que s'il est tenu constamment à rétable ou à la prairie.

I remarquons déplus que, durant sa période de croissance, le jeune bœuf augmente de valeur et cette plusvalue réduit la dépense en abaissant le prix de revient du travail moteur qu'on lui demande.

II est fort possible en définitive que, d'ici longtemps, dans nos campagnes, les animaux de l'espèce bovine ne soient pas remplacés — comme moteurs — par des machines, si perfectionnées que soient ces dernières.

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