‹ L'Agriculture moderneChapitre 62 sur 84 · IS · texte numérisé non relu

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Récoltes du blé en France.

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le blé et l'avoine, c'est-à-dire deux céréales particulièrement recherchées, sont produites surtout en plus grande quantité.

STATISTIQUE DE LA PRODUCTION

L'améliorât i<m est donc certaine. Si nous considérons le froment en particulier, un au I re progrès doit être noté. Les surfaces ensemencées n'ont pas augmenté dans La même proportion que les récoltes. Les rendements sont donc plus élevés. Kt voici, en effet, les moyennes constatées depuis 1816 jusqu'à L905.

Rendement du froment par hectare (moyenne pour tou/<>

la France) .

Hectolitres.

D'autres progrès du même genre ont été accomplis en France. Il en est ainsi, par exemple, pour la culture des pommes de terre à propos de laquelle nous signalions plus haut l'influence de la sélection des semences.

La production grandit.

Elle passe de 103 millions <lr quintaux entre 1880 et 1889, à 121 millions, entre 1890 et 19Ô0, puis enfin, à 131 millions, de 1900 à 1909. Durant les deux premières périodes, la surface consacrée à cette culture s'était accrue de 100.000 hectares et l'augmentation des récoltes était en partie expliquée de celle façon. Au début du xx c siècle, l'étendue cultivée din.i-

l'agriculture juoderxe

nue au contraire, tandis que la production augmente de 10 millions de quintaux, et les rendements passent alors de 79 quintaux par hectare (1890-1899), à 87 quintaux.

Rendements du froment par hectare.

Cet accroissement significatif des rendements n'a pas été obtenu sans dépenses nouvelles, mais l'élévation des frais s'est trouvée compensée par l'augmentation dc< produits <>t le bilan financier de «ette transformation est à coup sûr avantageux au producteur.

S l LTISTIQUE DE ! A PRODUCTION

II faut également noter comme une preuve des progrès accomplis le développemenl de la culture deplantes fourragères, qui constituent l'aliment de nos animaux de ferme. C'est ainsi que la betterave fourragère occupe une surface déplus en plus grande et fournit des matériaux alimentaires de plus en plus abondants. Entre 1890 et 1890, cette étendue ne dépassai! pas 400.000 hectares, et elle atteinl. de 1900 à 1909, le chiffre de 580.000 hectares. La production passe de 100 millions de quintaux à 164 millions, progression énorme et presque inespérée, qui est, d'ailleurs, partiellement expliquée par l'augmentation des rendements.

L'augmentation de la surface consacrée aux prairies est un fait caractéristique de l'agriculture perfectionnée. Les progrès à cet égard ne sont pas récents ; on les observe depuis 1840.

A l'occasion d'une enquête faite en 1882, M. Tisserand, directeur de l'Agriculture, dressait le tableau suivant qui est singulièrement instructif :

Surfaces en milliers d'hectares.

1840 1802 "iéST

Prairies artificielles. . . . • 1.576 2.772 3 129 Prés naturels et herbages. 4.198 5.021 5. 946

Un accroissement de la production totale doit évidemment correspondre à cette augmentation des surfaces. La progression a même été plus rapide. On récoltait environ 15 millions de tonnes de foin en 1840, 26 millions en 1862, et enfin, 32 millions en 1882.

Ces chiffres se passent de commentaires. Ils nous permettent déjà de prévoirie développement de l'élevage des animaux domestiques, l'augmentation des produits qui leur sont demandés, et l'accroissement du poids vif ou de la précocité résultant d'une alimentation plus abondante et mieux choisie.

Le nombre des animaux s'est accru tout d'abord, mais, en outre, leur poids total a augmenté.

Ainsi, de 1882 à 1892, on a constaté les augmentations suivantes pour le poids net de viande produit par nos différents animaux :

Augmentation du poids net en viande (1 882-4 892) .

Absolues.

Relatives.

Millions de kilogr.

Bœufs, vaches, taureaux. .

Total

Le développement de la production de la viande suppose nécessairement l'accroissement des autres produits d'origine animale, lait, beurre, fromage.

En ce qui touche spécialement la production de la viande, ces progrès sont expliqués par l'augmentation du poids individuel. Voici les chiffres relevés, dans L'enquête officielle, pour les animaux de boucherie, entre 1840 et 1882.

STATISTIQUE DE LA PRODUCTION fc88

Poids brut.

Kilogr. Kilogr. Kilogr.

Bœufs 411 456 465

Vaches 240 324 321

Moutons. . . . 24 :>2 33

Porcs 01 118 120

Depuis trente ans le même mouvement s'accélère. Voici les chiffres qui se rapportent aux poids des animaux de l'espèce bovine de 1897 à 1909:

Poids net moyen de V animal (4 quartiers) 1 .

Bœufs . . .

Vaches. . .

Taureaux. . .

ViO

Si nous calculons les moyennes afférentes aux deux périodes considérées, nous obtenons comme augmentation du poids individuel des animaux abattus :

Kilogr.

Bœufs 38 ou 11 °/o

Vaches 75 ou 26 —

Taureaux 45 ou 11 —

Veaux 15 ou 19 —

Le soin que nous avons pris d'indiquer les chiffres constatés pour chacune des années dans les deux périodes, permet d'écarter toutes les objections rela-

1. Voir Statistiques annuelles publiées par le ministère de l'Agriculture. — Opérations du marché aux bestiaux de La Villctte.

tives au caractère exceptionnel des augmentations de poids. Il s'agit bien d'un progrès certain qui s'affirme avec une indiscutable netteté.

Les considérations relatives aux effectifs doivent donc être complétées, comme nous venons de le faire, pour marquer les progrès qui ont été réalisés effectivement par nos éleveurs. Nous abattons annuellement 5.550.0OO lètes d'animaux de l'espèce bovine. Sur ce total, nous pouvons admettre que l'on compte deux millions de bœufs 1 . Une augmentai ion de poids de 38 kilogrammes par tête, pour les quatre quartiers, dans l'espace de dix ans. représente donc 76 millions de kilogrammes de viande dont la consommation peut disposer avec le même nombre d'animaux abattus. L'effectif des veaux est largement suffisant pour permettre l'abatage d'un million de têtes. Or, un accroissement de poids individuel en viandé nette s'élevant à 15 kilogrammes, donne encore 15 millionsde kilogrammes avec les mômes effectifs abattus ou vivants.

Ce sont là des considérations d'ordre technique, qui offrent un intérêt considérable au point de vue économique et social.

Ces mêmes observations permettent encore de réduire à sa juste valeur l'importance d'une réduction réelle se rapportant à notre troupeau de moutons. Le nombre des ovidés s'élevait, en 1899, à 21.357.000 tètes et ce chiffre s'abaisse, en 1909, à 17.357.000. L'écart atteint 4.000.000. Mais, en revanche, si nous faisons les mêmes calculs relatifs à l'augmentation des poids en viande nette aux quatre quartiers, nous voyons que le rendement par tête de mouton abattu à La Villette, s'est élevé de 20 à 29 kilogrammes, dans

1. Au marché de La Villette, la proportion est même plus forte. Voiries tableaux des opérations dans la Statistique annuelle du ministère de l'Agriculture.

STATISTIQUE DE LA PRODUCTION

l'espace de dix ans 1 . En admettant que Ton ahatte chaque année le cinquième des effectifs d'ovidés, nous voyons que l'on a pu livrer à la consommai ion dans notre pays :

1° 4.200.000 animaux il y a dix ans; 2> 3.400.000 — aujourd'hui.

Or. il suffit de multiplier ces deux chiffres par les poids correspondants de viande nette aux deux époques, pour voir que si Ton disposai!, il y a dix ans. de 84 millions de kilogrammes de viande de mouton avec 4.200.000 animaux abattus, nous pouvons consommer aujourd'hui 98 millions de kilogrammes, en nous contentant d'abattre 3.400.000 têtes. La quantité d<- viande disponible a augmenté au lieu de diminuer.

Remarquons que le même fait s'observe pour les porcs. Le poids de viande fourni par tête s'est élevé de 76 à 104 kilos. Or, comme l'effectif de notre élevage a augmenté d'un million de tètes entre 1890 et 1909, il est clair que les disponibilités sous forme de viande ont augmenté dans des proportions considérables.

Ce sont là des progrès indéniables.

L'administration de l'Agriculture signalait ellemême, tout dernièrement, le développement de nos cultures fourragères et les progrès de notre élevage.

Dans une note publiée, en 1911, dans le bulletin de l'Office des renseignements agricoles, nous trouvons le passage suivant :

« Alors qu'en 1892 les superficies consacrées, en France, aux cultures fourragères de toutes sortes

1. Voir le même document sur les opérations du marché de La Vïllette.

occupaient 10.930.000 hectares, elles s'étendaient, en L909, sur L4. 135.000 hectares, soit une augmentation de28°/ 0 . Les rendements, durant cette même période, ont suivi une progression plus accentuée encore, puisqu'ils ont passé de 470.000 tonnes à 830.000 tonnes, soit un accroissement de 45°/ 0 en moins de vingt années.

« Sous la poussée des circonstances économiques, les cultivateurs ont constaté qu'en dehors du travail et du fumier, le bétail pourrait permettre de réaliser des bénéfices très appréciables, s'il était exploité en vue de la production du lait ou de la viande. »

C'est ainsi que, sous l'influence de la prospérité générale et de l'accroissement du bien-être, la production de la viande est apparue dans la plupart des régions agricoles comme la spéculation animale la plus avantageuse.

A cet égard, on peut affirmer que les multiples améliorations réalisées depuis un demi-siècle dans l'exploitation des races bovine, ovine et porcine, ont eu pour objectif de satisfaire aux demandes croissantes de la consommation. C'est ainsi que les efforts persévérants de nos agriculteurs ont permis d'obtenir une sensible réduction du squelette, l'ampleur des formes, un accroissement de rendement en viande nette, et enfin une précocité qui permet de sacrifier les animaux à un âge beaucoup moins avancé qu'autrefois, et par suite, de procéder au renouvellement du capital bétail en un laps de temps de plus en plus court .

Quelques chiffres permettent de se rendre compte des résultats obtenus dans cette voie et de mettre en valeur les progrès réalisés par l'agriculture.

Pour les bœufs, l'âge moyen d'abatage qui était de huit ans en 1862 s'est abaissé progressivement à

STATISTIQUE DE LA PRODUCTION

quatre ans et six mois à notre époque : eu outre, le rendement moyen en viande nette a passé de 225 kilos à 365 kilos.

On fait pour l'espèce ovine des constatations de môme ordre ; actuellement les moutons sont abattus à deux ans et deux mois en moyenne, au lieu de trois ans et plus il y a une trentaine d'années ; en outre, le rendement moyen en viande nette a passé de 18 kilogr. à 21 kilogr.

Enfin, on observe un phénomène analogue pour les porcs qui sont abattus à dix mois au lieu de quatorze, avec un rendement moyen de 100 kilos au lieu de 88 kilos.

Ce rapide aperçu des améliorations réalisées en France dans les méthodes de production du bétail de boucherie serait incomplet, s'il n'était pas accompagné du nombre des existences aux époques précédemment considérées. Voici cette statistique pour les espèces bovine, ovine et porcine :

Années.

Espèce bovine Total de l'espèce

Tètes.

Espèce ovine Total de l'espèce.

Tètes.

Espèce porcine.

Total de l'espèce.

Têtes.

Il ressort de ces données statistiques que le nombre des existences des animaux de l'espèce bovine a progressé de 1.500.000 têtes de 1862 à 1909. Notre cheptel porcin a passé de 6.037.543 têtes à 7.505.850. Ge sont là des accroissements sensibles. Par contre, la statistique accuse une réduction assez importante de la population ovine qui a passé de 29.500.000 à 17.350.000 têtes. Sans vouloir contester le mouve-

ment de diminution de notre troupeau ovin, dû aux modifications «les conditions culturales, à la réduction du parcours et de la vaine pâture, aux difficultés croissantes éprouvées par les cultivateurs pour trouver dos bergers, etc., on doit cependant faire

Variations du nombre des animaux de ferme.

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observer qu'en réalité, ce phénomène n'est pas aussi marqué que L'indiquent les statistiques. Le recensement du bétail est effectué, en effet, le 31 décembre de chaque année, c'est-à-dire à une époque où la majeure partie des ovins, nés deux printemps auparavant, sont déjà sacrifiés ; l'âge d'abatage a été nota-

S I \ I IS l in I E DE LA PR0D1 < TION

blement avancé, le poids individuel a augmenté, ainsi qu'il rassort des données précisées plus haut (p. 183), et d'un autre côté la statistique annuelle ne peut pas comprendre davantage les agneaux destinés à la boucherie qui ont élé abattus avant le 31 décembre.

Si l'on procède maintenant à une évaluation de la production en viande de boucherie de l'agriculture française, anx différentes époques considérées (1862, 1892, 1897 et 1909) en tenant compte des divers facteurs considérés (précocité, âge d'abatage et rendedement moyen en viande nette), on constate que cette production s'est développée rapidement en suivant une progression constante.

Production totale de la viande en France.

Tonnes.

Ainsi donc, de 1862 à 1909, on constate une augmentation de 1.150.000 tonnes alors que le nombre des existences des animaux de boucherie s'est accru dans des proportions sensiblement moindres.

Si l'on tient compte d'autre part du mouvement des importations et des exportations des viandes de boucherie, y compris l'évaluation de la quantité de viande que représente le bétail vivant, on est en mesure d'établir le tableau statistique suivant, concernant la quantité totale de viande disponible en France chaque année, pour les besoins de la consommation nationale :

Quantité de viande Excédent de toute espèce.

Production en viande de la France.

des importations disponible sur les pour export, de viande. la consommation.

Années.

Tonnes.

Tonnes.

Tonnes.

Ces évaluations permettent de déterminer la consommation moyenne annuelle par tête d'habitant aux époques considérées et de faire ressortir l'allure rapide du mouvement progressif de cette consommation.

Consommation annuelle de viande par tète d'habitant :

En résumé, cet ensemble de considérations permet de constater que notre agriculture est en mesure de satisfaire aux besoins de la consommation nationale. ( )n peul «Tailleurs affirmer que dans l'avenir, comme dans le passé, elle ne négligera rien pour accroître sa production fourragère, en vue de subvenir à l'entretien d'un cheptel bétail de plus en plus important. Grâce aux progrès réalisés dans cette voie, elle pourra faire face non seulement aux besoins croissants de la consommation française, mais encore aux demandes de plus en plus actives faites par le commerce en vue de l'approvisionnement des marchés étrangers.

En étudiant les faits dans des régions spéciales de

ftilogr .

STATISTIQUE DE LA PRODUCTION

notre pays, on observe d'ailleurs les mêmes progrès ayant les mêmes causes et les mêmes caractères.

Conclusion.

Ces résultats ne sont pas seulement intéressants parce qu'ils attestent la vitalité et les progrès ininterrompus de notre agriculture; ils démontrent encore les avantages de l'emploi daine méthode générale, celle de l'expérimentation, dont la portée et la fécondité permettent de prévoir des succès nouveaux et toujours plus remarquables.

dette méthode, appliquée à l'amélioration <le nos terres, de nos plantes cultivées, de nos animaux, de notre outillage mécanique, a porté tous ses fruits.

Nous avons parlé plus haut des deux branches principales de notre agriculture, c'est-à-dire de la culture des grains et de l'élevage.

On observe des améliorations analogues en ce qui concerne la production des vins, grâce à la reconstitution de nos vignobles détruits par le phylloxéra», La vinification elle-même a été l'objet des recherches les plus intelligentes et des améliorations les plus heureuses. Les maladies de la vigne, mieux connues et par suite plus el'licacement combattues, sont aujourd'hui moins redoutables.

Nos cultures industrielles, et notamment celles de la pomme de terre et de la betterave à sucre, ont été transformées par des procédés techniques nouveaux, par le choix des semences, par de meilleures façons culturales, par l'emploi judicieux des engrais complémentaires.

L'inévitable déclin de la production des graines oléagineuses ou des textiles est la conséquence du développement très heureux de l'agriculture coloniale

l'AGRICI I Tl RÉ MODERNE

qui fournil à bon compte les matières premières dont notre sol et notre climat ne comportent pas la production dans d'aussi bonnes conditions économiques.

Nous avons substitut' des cultures lucratives à celles dont le développement était entravé par une concurrence victorieuse.

Ce n'est pas là une perte, mais bien un progrès.

Il est enfin une culture spéciale que nous avons perfectionnée el étendue avec une merveilleuse rapidité : nous Nouions parler de celle des légumes, des fruits, ou des fleurs.

Noire production est à ce point abondante qu'après avoir assuré la consommation nationale toujours grandissante, nous développons nos exportations. L'horticulture, la Ûoriculture, l'industrie maraîchère, onl profité toutes trois des méthodes qui avaient précipité les progrès de l'Agriculture générale.

Il en a été de même pour la production si intéressante «les animaux de basse-cour, pour la fabrication des beurres et des fromages. Sous toutes les formes, la richesse de l'agriculture a grandi et sa productivité a été marquée par les caractères dont nous parlions au début même de cette étude : la variété, l'abondance, la spécialisation intelligente, l'adaptation aux facultés naturelles des sols, aussi bien qu'aux exigences des climats.

Nous aurons même à parler d'une transformation qui est «l'une importance singulière, celle des esprits. Le cultivateur a compris depuis peu l'intérêt de l'association aussi bien que l'utilité des connaissances scientifiques.

Avant de traiter ce sujet, nous voudrions résumer eu un tableau l'œuvre accomplie et faire connaître les principaux éléments du produit brut de l'agriculture fiançai se.

STATISTIQUE DE LA PRODUCTION

Voici le tableau que nous avions dressé il y a quelques années en utilisant les chiffres de l'enquête décennale de 1892 :

Produit brut <1e V Agriculture française vers 1892.

Millions de francs.

( Produit brut des céréales 2.970

l — des pommes de terre 446

Produits \ — cultures industrielles. . . . 373

. . ) des vignes 905

d origine \ a a

{ — des cidres 120

végétale. I des bois et forêts ....... 28Î)

— des cultures arborescentes . . . 331

I — des cultures maraîchères . . . 000

Produit brut de l'espèce $ Viande .... 1.062

bovine '( Lait et dérivés. 1.223

Produit bruit de l'espèce $ Viande .... 212

ovine ( Laine 47

Produit brut de l'espèce ) xu i a»

t > Viande .... 4o7

porcine )

Produit brut des vers à soie 41

— des chevaux, ânes, mulets

vendus au commerce, etc., etc 100

Ait si. vers 1892, c'est-à-dire il y a vingt ans, l< k produit brut de l'agriculture française s'élevait à 9 milliards 476 millions de francs représentés par:

Produits d'origine végétale. - . . 6 334 millions. — animale. ... 3.142 —

D.476 millions.

C'était là. sans nul doute, un minimum. Ce total a été calculé en évitant soigneusement les doubles

emplois, et en tenant compte, bien entendu, de la baisse considérable des prix qui avait marqué la période 1880-1892.

Depuis cette dernière date, les quantités récoltées ou produites ont augmenté. Enfin, depuis 1903, les cours eux-mêmes se sont élevés très rapidement, de telle sorte que la valeur de la production rurale a grandi dans les mêmes proportions. La hausse des prix à elle seule n'a pas été inférieure à 20°/ o pour les céréales et le bétail. En tenant compte de ce double mouvement des quantités et des prix, on peut admettre sans nulle exagération que le produit brut agricole de la France est voisin de 12 milliards.

Aucune industrie en France ne donne un produit brut aussi élevé. Toutes les industries françaises dans leur ensemble ne sauraient même l'emporter sur t'agricultu re.

A ce point de vue, M. de Foville écrivait il y a quelques années :

« Nous croyons que l'on peut sans invraisemblance chiffrer à une douzaine <le milliards la valeur annuelle des produits de l'Industrie, doubles emplois déduits » *.

Telle est l'importance de l'agriculture dans un pays comme la France, grâce aux transformations qu'elle a subies et aux progrès de toutes sortes dont elle a bénéficié.

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