SCÈNE VI
Les Mêmes, GASTON. ^
GASTON, rainant.
Mesdames....
JEANNE
Arrivez donc, monsieur Gaston....
i.A i)U<:iii:ssi;.
Le tuiiiiiiiiiKlcur nous ilisail à l'inslanl (juc vous aviez l'intcnlioii de nous (]uillcr.
GASTON
Je devais en ciïel partir, nuuiaiiio la tliuliessc, mais mon dé[)art est ajourné.
LA nuciiESsii:.
Ali I tant mieux.... Vous avez encore l)CSoin do miMiai;e-monts, do soins, de repos... n'est- il pas vrai, commandeur?....
LE COM.MANDEUR
Certainement !... Les soins, les ménagements et le repos... c'est toujours indispensable, même à ceux qui se portent le mieux. -i . t,
LA DOUAIRIKRE. / f/ >
Ainsi, vous restez, monsieur.... /* w
Par ordre de mon père, madame la marquise.
LA DUCHESSE
De votre père....
GASTON
Bientôt, m'écrit-il, aujourd'hui peut-être, j'aurai l'explication de cet ordre qu'il me donne.
LA DUCHESSE, à part.
Aujourd'hui... et c'est aujourd'hui aussi que monmari doit... C'est étrange....
LA DOUAIRIÈRE
Votre père est un Montmarcy. Ces Montmarcy-là appartiennent-ils à la noblesse d'épée?
GASTON
Mon père porte une épée comme tout le monde, madame ; mais c'est plutôt pour lui une atl'aire de mode, car il n'est pas homme de guerre ; il est fermier général.
LE COMMANDEUR
Et avec ça millionnaire... je ne sais combien de fois.
LA DOUAIRIÈRE
Kt ami très-intime de monsieur le duc...
JEANNE
De mon père.
GASTON
Oui, madame, il a cet honneur.
LA 1)01 AIKIÈRE.
l*;t ce plaisir, vous pouiriez ajouter ; car à Paris, lors(pron est ami de M. le duc, on n'a jias, à ce (pi'il parait, le tempn do s'ennuyer.
li LAI ELLE.
LA UUCiitSUlî, iiuliiiuant Jcaune du leyard. Oli ! niadamp, do giàcc...