ACTE IMIEMIEU. io
JliANMC.
Méclianl! jo vous défends de calomnier mon père!... il esl ce qu'il veut èlro, entendez-vous, monsieur ; ce (ju'il l'ait, il a le droit do le faire, et c'est toujours bien, toujours juste, toujours bon, puisque c'est le plus charmant et le meilleur des pères.
LE nue, ému.
Chère fille bien-aimée !... Et toutes ces douces paroles, toute celle pieuse tendresse, à moi, à moi, l'émule, le compagnon de Richelieu, à moi, 1 hnbilué de TOEil-de-Bœuf!... J'en. suis tout ému, et je crois, Dieu me damne, qu'un peu plus, je... Viens, viens m'embrasser, tu es un angel... (il l'embrasse.)
LE COMMANDEUR, à part. / -v
Oh! oh! les tendresses, les émotions de famille... je vais (y ^
prendre un peu l'air^ moi. (Le duc le retieat parle bras.) LE DUC.
Où vas-tu donc, cousin?... (Montrant Jeanne.) Quel excellent petit cœur...
LA DOUAIRIÈRE
C'est le cœur de sa mère, monsieur le duc.
LE DUC
Oui, madame la marquise, oui, le cœur de sa mère, c'està-dire l'indulgence, la bonté, la tendresse mème^ le modèle de toutes les vertus... (a la duchc>sc) que j'ai retrouvées en vous, duchesse.
LA DUCHESSE
Je vous remercie de vouloir bien le dire, monsieur le duc.
. Cette fois, monsieur le duc, Jeanne gardera-t-elle sou père quelques jours auprès d'elle ?
• LE DUC
Aujourd'hui, madame, je ménage à Jeanne, à la duchesse et à vous-même, une grande surprise.
TOUS
Une surprime...
LE DUC
Et à loi aus?i, commandeur.
LE COMMANDEUR
Oli! je ne les a'urte pas! Petite ou grande, il y a toujours une émotion dans un; surprise.
L\ DICIIUSSK.
De quoi s'agit-i' dcuc, monsieur le duc ?