SCÈNE VIII ^o
Les MÊMES, BLANCnE. • *"
BLANCHE. S- il >. ,-
Ma mère... -. ^ /U^>^ ^'
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BLANCHE. J^ jr'
LEDUC ' ^ .- ^ (^ t/ji, /
Viens, Blanche. (Montrant la duciiossc.) Aime-la bien,*"ma fifle,"^ /^ son cœur a trop longtemps souifert de notre absence à tous ^ deux; e(Torce-toi delui rendre tout ce qu'elle a jicrdu... cllorce- /^^ loi surtout de lui donner l'oubli... (a part.) Toujours froide, >^^ toujours impassible!... Ah! plus rien j)our le père, plus rien^ pour l'enfant. (Il sort, Blanciic le regarde s'éloigner avec ('■lonnenienl. / , La ducliessc qui s'est leaue immobile, tombe accablée dans un fauteuil.) ^-^ '
/ SCÈNE IX if LA DUCHESSE, BLANCHE.
blanche, à gcnou\ auprès de sa mère et lui baisanl les mains ea pleurai.t.
Ma mère, lu es malheureuse...
LA DUCni-SSR.
Moi?.,, non... Oui le fait penser cela, Blanche?
U» LAir.ULE.
Br..\NCIlF.,
Oli! ne clierrlie pas à reloiiir tos larmes devant moi... A qui donc confierai-jc mes chagrins si je ne suis plus qu'une étrangère pour toi ?
LA DUCHESSE
Tes chagrins!... (La regardant en face.) Oui, tu souffres... tu as pleuré, beaucoup pleuré I... Voyons, ma fille, parle-moi, dis-moi ce que tu as.
BLANCHE. -
Je n'ose pas, ma mère..
A moi!... allons donc!... il faut tout médire. Je ne veux pas que tu sois malheureuse, enlends-tu... Il ne me manquerait plus que cela! elle... elle aussi! ma fille, ma fille bien-aimée! Ah ! oui, je sens combien je l'aime à présent que je la vois souffrir! Et je doutais de mon affection pour elle !... je disais que mes yeux la reconnaîtraient à peine! J'étais iollel Ce n'est pas avec "ses yeux, c'est avec son cœur qu'une mère reconnaît son enf.int.
BLANCHE
Ohl que lu es bonne! (Elle icmbrasse.) Ah! si tu savais... si j'osais le dire... (Elle se caelic la lêle dans son sein.)
LA DUCHESSE, lui relevant la lile et la regardant. Blanche!... Blanche! lu aimes quelqu'un...
BLANCHE, honteuse à mi-voix.
Oui.
LA DUCHESSE
Et tu as peur de m'avouer... pauvre enfant !... attends, ma fille... (Elle lui met la t.'te sur Fon cœur.) Viens là, tu oseras parler maintenant, n'est-ce pas?
BLANCHE
Je crois que oui, maman.
LA DUCHESSE
D'ailleurs. ..je vais l'aider: lu avais une'amie au couvent, n'est-ce pas ?
BLANCHE
Oui.
LA DUCHESSE
Cette amie avait un parent, un cousin,,, un fiùre...
l'n frère I oui. Ah! c'est étonnant comme lu devines.
LA DUCHESSE
11 venait souvent la voir ?