‹ L'aïeuleChapitre 36 sur 158 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

m'abandonnait; je vous appelais ti mon aide, cl vous ne vouiez pas; je voulais puiser de la force dans les caresses de ma fille, et vous me l'aviez enlevée! Aujourd'liui, vous voilà de retour, mais le secours vient trop lard; vous me rendez ma fille, mais mon cœur s'est desséché dans l'abandon, mes yeux ont lant pleuré qu'ils la reconnaissent à peine.

LE i>uc.

Henriette, vos paroles n'ajouteront rien aux reproches que je m'adresse: oui, j'ai délaissé le foyer conjugal et à mon retour, je ne dois pas m'étonner de le voir désert; oui, j'ai été bien coupable, et vous me voyez repentant, soumis d'avance à "-^^^ toutes les épreuves de l'expiation. Mais, permettez-moi d'espé-^ j-y rer que je ne suis pas condamné sans retour.

LA DUCHESSE

J'avais seize ans quand vous m'avez épousée, monsieur; puis-je espérer moi-même de les revoir un jour? LE DUC, avec douleur.

Madame! (Voyant entrer Blanche el parlant bas hia iIuchcsso.)TeneZ,

Henriette, les voilà vos seize ans. Dieu vous les rend en elle c'est en leurs enfants que les mères renaissent el se sentent revivre.

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