SCÈNE IV
Les Mêmes, LA DUCHESSE, BLANCHE.
Blanche vous a dit, madame la marquise, le vif désir que j'avais de vous entretenir.
LA DOUAIRIÈRE
Elle me l'a dit madame, et je suis prèle il vous entendre.
(Elle lui fait signe de s'asseoir.)
LA DLCnESSE.
Ce n'est pas sans émolion que j'aborde le sujet dont je veux VOUS parler. H s'agit du généreux sacrifice de Jeanne en faveur de ma fille... et je crains de raviver une soullVance...
LA DOUAIRIÈRE
Rassurez-vous, madame, tout le mal cpie devait me faire la ruine de mon enfant est accompli ; vous pouvez donc parler à votre aise.
LA DUCHESSE
C'est pour racheter un peu du mal que nous vous avons causé, midame, c'est j)our réparer autant ([iie faire se peut la ruine de Jeanne que je vous supplie de m'cntendre ! (La douairière lui fait signe de jarlcr.) Madame la marcpiise, la fortune de notre maison n'est pas aussi complélemont pertlue qu'on le pense ; si quel(]ues prodigalités de mon mari, et surtout ceik's de son père ont presque entièrement englouti ce que le duc devait posséder de son chef, il n'en est i)as de même de la dot que j'ai reçue de ma famille. Celte dot de cinq cent mille livres est demeurée intacte.
LA DOUAiniÈUE.
Je vous en félicite, inadan:c, mais je ne comprends pas...