ACTE PRKMIEIl. î
(Kilo s'assied dans un l'anli'iiil et lire son Iricot do laine.) Avancc/,
Biassou... ôles-vous venu nous demander quekiuc chose?...
JEANNE
Au coniraire, j^rand'mère, il m'a apporté un joli petit agneau...
LA DOUAIRIÈRE
C'est bien!... Lui, ne fait pas comme les autres! il t'apporte l'agneau et il ne garde pas pour lui. le reste du troupeau.
BIASSOU
Je le gardons pour ma'me la marquise, et j'ons soin de son bien; il est vrai que j'nous mettons deux à la besogne.
LA DOUAIRIÈRE
Ail ! vous avez pris un aide...
BIASSOU
Toujours le même.!... mon chien... Goliath! (pii m'allend là dehors (.m enlcnd les aboie:nenls d'un chien) et cpii s'iinpalicntont un brin, à ce que je crois...
M-: COMMANDEUR, au deliors.
Ilolà! (luelqu'un ! veux-tu le taire, animal !
LA DOUAIRIÈRE, sans tourner la lèle.
Que se passe-t-il ?
JEANNE, allant au fond.
Ah! mon Dieu! c'est notre cousin, le commandeur, qui est aux prises avec Goliath; mais courez donc, Biassou!...
BIASSOU
N' craignez point pour Goliath, mam'zellc, il a d' bons crocs, allez.
JEANNE
Mais il va dévorer le commandeur, allez donc ! ,
LA DOUAIRIÈRE
Allez, Biassou !
GERMAINE
Yen( z, parr;iin.
BIASSOU, sortant.
.l'y vas, ma'me la uiarquise... Ho! !à!... tout beau, Goliath... tout" beau !.. (ils sorlenl.)
JKANNE.
Ah' c'est finif .. voici le commandeur... dans quel état cela a dû le mettre. . lui qui craint tant les émotions, n'esl-ce pas, graiidmère ?