‹ L'aïeuleChapitre 7 sur 158 · JEANNE, LA DOUAIRIÈRE, LE COMMANDEUR · texte numérisé non relu

JEANNE, LA DOUAIRIÈRE, LE COMMANDEUR

LE rOMMANOEL'Il, entrant tri's-calme cl l'époo à la main. Le vilainanimal!...je crois, Dieu incdamne, qu'il m'a faussé mon épéo.

JEANNE

Que vous arrive-t-il donc, mon cousin ?

LE COMMANDEUIX.

A moi ? rien, ma cousine, absolument rien.

LA DOUAIRIÈRE

Cependant ce bruit que nous venons d'entendre?

LE COMMANDEUR

C'était les aboiements d'un énorme, chien qui voulait me barrer le passage... comme je tenais à entrer ici, et qu'il tenait à ce que je n'y entrasse pas, il me montrait deux superbes rangées de crocs et prenait son élan pour me sauter à la gorge...

JEANNE

Ail ! mon Dieu !

LE COMMANDEUR

Vous savez combien je suis ennemi de toute émotion, celle dont j'étais menacé n'avait rien d'agréable; aussi, fis-je un pas en arrière pour dégat;cr mon ép(''e du fourreau, et commo l'animal furieux bondissait sur moi, j'entrai délicatement l'épéo sous son épaulo gauche, dans le cinquième espace intercostal, et lui traversai le cœur.

JEANNE

Ah! ce pauvre Goliath !

LE COMMANDEUR

Je vous remercie, cousine, de ces affectueuses paroles à propos du danger auquel je viens d'échapper.

LA DOUAIRIÈRE

Mon neveu, d'où vous est venue, je vous prie, cette horreur de toute émotion?...

LE COMMANDKl'R.

Ilélas! iDadame, d'un d('.-ir insatiable de m'instruiro.

JEANNE

Vriiimciil ?

Page 1