LE DUC, LE CO.M.MANDEUR
LE COJI.M.\NDEUR, entrant très-ému. S'*- •'^t''^*-* Armand^ je quille à l'instant ta fille...
LE DUC
Viens-tu m'annoncer un nouveau malheur?
LE COMMANDEUR
Non, l'élat de Blanche n'a pas empiré... mais je connais mainlenant, je suis certain, entends-tu, je suis cerlain de connaître la cause de celle crise et dos soulhances qui l'ont précédée.
u: DUC.
La cause ? Parle 1
7i L'AIKULi:.
C >MMANnF.t'l5.
lili liirn... c'est... (Il reg-irde autour ife lui.) LE DUC.
C'est... Parle donc?
LE COMMANDEUR
Eli bien!.,, c'est le poison!
LE DUC, épouvanté.
Le... le poison!... On veut assassiner ma fille ?
LE COM.MANDEUR
Je crois avoir triomphé des tentatives qui ont eu lieu jusqu'à ce jour, mais il faut qu'elles ne puissent pas se renouveler, il faut découvrir la main criminelle qui attente à la vie de Blanche.
LE DUC, hors de lui. *-
La main criminelle... oui... Oli! toutes les douleurs, toutes les tortures à la fois. i
LE COMMANDEUR
Allons, du courage, et songeons à empêcher que le crime ne se renouvelle ; l'anlidote pourrait ne plus agir.
LE DUC
Recommencer le crime? Mais qui? As-tu des présomptions... Soup(;onncs-tu quelqu'un ?
LE COMMANDEUR
Le poison est l'arme des faibles... Si Blanche n'était pas ici, dans le sein de sa famille, je dirais qu'il y a près d'elle une femme qui la hait...
Une femme ?
LE COMMANDEUR
Et qui veut la tuer.
LE DUC
Une femme qui la hait!... (Rcganlant lo manusciit avec terreur.) « Je sens que s'il en aimait une autre... ce serait un arrêt do mort pour moi... ou pour cette... autre... » (Avec force.) Non, non, ce n'est pas vrai, c'est impossible, impossible, te dis-je, un crime aussi infâme! Allons donc, est-ce que la terre peut porter de pareils monstres?
LE COMMANDEUR
De qui parles-tu ?
LE DUC, avec désespoir. /
Mais je parle de... je ne sais plus, je deviens fou ! Oh I mon Dieu! on attente à la vie de ma fille, cl celle qu'il me faudrait soiipf.ormcr, ce serait elle!...