ACTE QUATRIÈME
me manquait, je perdais connais>ance, et lorsque je revenais à moi j'étais dans les bras de ma mère (juc mon premier mouvement faisait accourir à mon chevet.
LE COMMANDEUR
Votre mèrel... (Froi.ioment.) C'était peut-être elle, quo vous aviez vue quelques instants avant...
BLANCHE
Elle!...
LE COMMANDEUR
Qui venait sans doute s'assurer de votre sommeil.
BLANCHE
Ma mère ne me regarde qu'avec tendresse, et je vous ai dit qu'il y avait de la menace, de la haine, dans ce regard qui s'attachait sur moi.
Voilà qui est étrange.
LE COMMANDEUR, à pari.
Oui... bien étrange... (Haut.) Bah! surexcitation nerveuse, trouble cérébral!... Cousine, il faut oublier ces choses. Rien que d'en parler, cela vous a donné de l'émotion... vous voilà toute tremblante, (il lui prend la main) et le pouls est un peu agité.
JEANNE prend sur le guéridon une théière, verse de le tisane dans une tasse et la présente à Blanche.
Tiens, Blanche, ça te calmera.
BLANCHE
Merci. (Elle boit un peu.) C'est singulier... je... Vous avez raison, docteur, je me sens moins bien.
LE CO.MMANDEUR.
Mais non... voici au contraire l'agitation qui cesse et votre pouls qui se calme... qui se calme... (bas) singulièrement.
BLANCHE
J'ai soif... je sens de nouveau ce feu qui me brûle... (Elle
reprend la lasse el boit encore une gorgiie.)
LE COMMANDEUR, à part.
Il semble qu'il va cesser de battre tout à fait... et c'est depuis qu'elle a bu!... (Blanche va do nouveau porter la lasse îi ses lèvres; le commandeur lui retient le bras.) Non!... non!... plus de celle tisane !...
BLANCHE
Pourquoi?
LE COMMANDBUR.
Je no vou.\... (Se remettant.) Jo désire VOUS en prescrire une dulre.
JEANNK, bas.
Qu'c3l-ce donc?
LE COMMANDEUR, bas.
Les mêmes symptômes.
JEANNE, répriiuanl un cri.
Ah!
LE COMMANDEUR, bas.
Silence 1... (uaut.) Vile un verre d'eau.
JEANNE
Attendez!... (lîllc sort vivement.) ^'^*'** " LE COMMANDEUR.
Gardez-vous de rien prendre avant que je vous aie apporté le breuvage que je vous préparerai moi-même.
BLANCHE