‹ L'aïeuleChapitre 74 sur 158 · ACTE gUATniKMK · texte numérisé non relu

ACTE gUATniKMK

demoiselle son litre, sa lorlune et le cœur d' son fiancé qu'on y a pris. V'ià tout ce quej'élions venu faire ici, monseigneur!

LE COMMANDEUR

Allons donc! croyez-vous que je serai dupe do vos misérables pratiques de sorcellerie ?

GERMAINE

Mais... je vous jure, monseigneur... J f * i

LE COMMANDEUR. W Z*-*^ A-

l'oint de serments!... des preuves!... Voyons!... Qu'est-ce que tout cela? (il ouvre les paquets.)

GERMAINE

Ça monseigneur... c'est l'image de la Vierge de Saint* Aignan.

LE COMMANDEUR, élonné.

Oui... Et ceci?... ^

BIASSOU. f^

C'est la germandrée, et la petite branche de houx... et pus rien !

LE COMMANDEUR

Soit!... Mais vousaviez un autre but en vous introduisant ici?

GERMAINE

Nous, monseigneur? Oh! je vous le jure...

LE COMMANDEUR

C'est faux !

Aussi vrai (pie j'désirons que l'bon Dieu nous assiste à not' dernière heure!...

LE COMMANDEUR, avec coIiTC.

Mensonge! mensonge infâme!... La vérité!... je vais vous la dire... Vous conspirez la mofi de la iille de madame la duchesse !... Vous êtes des assassins !...

BIASSOU, se redressant.

Des assassins!...

GI-RMAINE.

Nous, bonté du ciel!...

LE COMMANDEUR

Blanche a failli mourir... ses jours sont encore en danger.

BIASSOU

Les jeunes meurent aussi ben que les vieux, quand l'bon Dieu a marqué l'heure.

LE COMMANDEUR

Blanche a failli mourir à la suite d'une tentative crtmiiieile, et le coupable, c'est l'un de vous deux.

GERMAINE

Nous ? J / J I ^

BIASSOU. 1/7 l*^/-*"^ *'

L'coupable... vous dites que c'est l'un... (Saisissant lo bras

do Geririainc ot lui parlant à part.) Germaine... CSt-CO tjue l'ai

commis ce crime-là?... Réponds.

GEfiMAINE, bas. / Sur ma vie, j'vous jure que non.

BIASSOU

Sur la mémoire d'ta mère ?

GERMAINE

Sur sa mémoire, j' vous jure que non.

BIASSOU

Monseigneur... r'gardez-nioi bon en face, vous n'Iiroz pas Tmcnsonge dans mes yeux, et si vous n'craignoz point de loucher c'ie rude main qu'a travaillé pendant plus de soixante ans, prenez-la, monseigneur, pour voir si elle tremblera comme celle d'un assassin... Vous voulez tout savoir! eh ben, j'vous dirons tout. Oui, j'n'ons que de la haine pour M. le duc, parce qu'au lieu d' n'exister que pour son enfant, il a cherché ailleurs Ibonhcur de sa vie; j'ons de la haine pour la duchesse, parce qu'elle s'en est venue se poser là, où n'y avait de place que pour une tombe! J'ons de la haine pour leur enfant, parceque sans elle, not' or|)heline auriont été riche et heureuse! Eulin, j'vous haïssons vous-même, parce que vous m'avez tué mon |)auvre chien! Pour nous r'venger d'vous tous, j'pouvons brûler des cierges, dire des neu vaines et invoquer les saints, parce que si j'nous trompons, si je sommes dans not' tort, Dieu et les saints restent maîtres de ne point nous écouter; mais s'faire justice soi-même, vouloir tuer une jeune lille, c'est l'pus lâche des crimes, monseigneur l C'est pour l'compte d'nos seigneurs, après tout, que j'ons de la haine dans l'àme et ce n'est point l'dévouement qu'on ressent pour ses maîtres, ce n'est i)oint l'amour cju'oii apour leur enfant, (jui fait d'un serviteur (idèlo et dévoué un misérable et un assassin... c\

LE COMMAMDEUR, avec inlcnlion. ^

Siit!... jemc trompais peut-être... Le trouble, l'émotion où jn vous vois plaident en votre faveur, et... je ne demanderais pas mieux rpie de croire à votre innocence.

GERMAINE

Oh ! ne doi.lez pas do nous, monseigneur.

lUASSOU, (■•INU.

Non. uion-cigneur, n'en doutez point... cl >i j'ons été couoal)!e eu luisant les conjuration" (lue je vous ont dites, j' n eu

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