ACTE QUATRIÈME. il
sommes que trop puni par lo soupçon que ça vous a donné d'nous... Des... assassins... nous!... Ah!... tenez, à c't' heure que j'n'ons plus ni révolte, ni colère... rien que c'te penséelà... (Tombant assis.) J'crois qu' j'en pleurerions, monseigneur, oui, oui... j'crois ben... qu' j'en pleurons déjà... de honte et de chagrin ! (il pleure.)
GERMAINE
Parrain...
LE COMMANDEUR
Allons, calmez- vous... et... tenez... pour vous reraetlre... (Allant au guéridon où so trouve la théière.) Germaine. GERMAINE. \^
Monseigneur!... ^
LE COMMANDEUR
Faites-lui boire un peu de cetie tisane... Le... voulez-vous?
GERMAINE
Oui, monseigneur...
LE COMMANDEUR, versant à boire.
Elle n'a pas hésité! (Haut.) C'est celle qui a été préparéo pour... mademoiselle Blanche ; donnez-la-lui, Germaine, (ii lui donne la tasse.)
GERMAINE
Oui, monsieur le commandeur, oui... (Elle présente la tasse à Biassou qui la prend. Lo commandeur s'approclie vivement de lui.) niASSOU, so disposant à boire.
Merci, monseigneur... Vous ne m'accuserez plus... pas vrai?..,
LE COMMANDEUR, lui mcllant la main sur le bras.
Je commence à douter.
BIASSOU. 7
Ah ! faut nous croire, faut nous croire tout à fait, monseigneur. (Il va pour boire.) ^ LE COMMANDEUR, lui arrilant le brai. "^
Je vous crois! Je vous crois... Quelqu'un !... (il prend vivement la tasse.) Parlez, partez vite ; que personne ne sache que vous avez pénétré ici...
GERMAINE
Personne !