LE COMMANDEUR, LE DUC
LE COMSIANDKUR, voyant enlrcr lo duc Ali! c'esl toi! Vous êtes déjà de relour de celle promenade ?
LE DUC
Oui! Blanche, qui, en moiilanl en voilure ne paraissait pas du tout souffrante, s'est tout à coup trouvée mal...
LE COMMANDEUR
Ce qui vous a obligés de la ramener au château ?
LE DUC
Je l'ai laissée avec sa mère... en bas... au salon...
LE COMMANDEUR
C'est bien I... nous sommes seuls, causons un instant.
LE DUC
Qu'as-lu à me dire?
LE COMMANDEUK.
Je t'ai signalé, il y a près d'un mois, le crime que l'on tentait de commettre sur ta fille. Je ne l'ai désigné aucun coupable, c'est toi qui as soupçonné... une personne... à laquelle, le jour môme, lu conliais la vie de ton enfant... Est-ce bien vrai, réponds?...
LE DUC
C'esl vrai; où veux-tu en venir?
Je veux le rappeler (pie cette personne, (pii n'a plus permis (ju'aucune autre approchât la malade, t'a répondu de la vie de la fille.
LE DUC
Ehluon?...
LE COMMANDEUR
Eh bitn!... approche... (ll prend la tasse, lire du' sa pocliû iiuo (iolc et fait au duc signe do rc;.'ardi'r ce qiril va faire.) Celle tisane est
destinée à la fille... C'est la duchesse qui l'a i)réparce... Ceci (il montre le flacon) est un antidote et im réactif, loul à la fois; je vais en verser quelques guulles dans ce breuvai-'C ; s'il est inolh'risif aucun changemenl no se manifestera ; sil est enq)oisoniu-, au contraire, tu le verras se décomposer et changer de couleur. (Le comniaudeur accoiiiplil en mémo temps ion opération.) LE DUC, avec celai.
Miséricorde!...