ACTE CINQUIEME
soupçons peser sur les innocents, sais-tu ce (lu'il faul èlro soi-niôme ?
JEANNE
Je le sais; il fout être complice du criminel. M'en croyezvous capable ?... Répondez à voire tour, mon pèrel
LE DUC, avec éd&l.
Assez!... c'est moi qui interroge !... Connais-tu le coupable?...
L\ DUCHESSE
Elle le connaît... je vous dis qu'elle le connaît ! Regardez-la bienf...
JEANNE
Je n'ai rien à ajouter à mes paroles...
LE DUO
Jeanne, mon enfant... je n'ai pas le cœur de te parler avec la sévère autorité d'un juge... j'ai tellement soufl'ert, depuis quelques jours que tu devrais avoir pitié de moi... (il la prend dans ses bras.) Voyons, si moi, ton père... je t'implorais de noua dire la vérité, de faire cesser cet enfer qui nous tue tous... aurais-tu le courage, aurais-tu la force de me refuser !... dis !... Réponds!... ma fille chérie !... (il l'embrasse.) JEANNE, sanglotant.
Je ne sais rien, mon père, je ne sais rien !..,
LE DUC
Tu ne sais rien?... Jure le donc sur la mémoire de ta mère !...
JEANNE
Oh! mon père!... pitié !...
LE DUC
Jure-le!... sur la tombe de ta mèrel...
JEANNE
Non!... non!... j'aimerais mieux...
LE DUC
Parle donc, alors !...
Oui, Jeanne... parle !... parle !...
JEANNE, sanglotant.
Eh bien!... (En co momeint le.> ridcaii.x du pavillon s'étarlonl en face du piililif, et Jeanne seule aperroil l.i- douairière asïisu dans son faulouil ;
à part.) Ah! ..Elle!