LE DL'C
Parle, j'attends !...
JEANNE, les yeux lournés vers lo pavillun.)
Mon père, vous pouvez me tuer, mais je n'ai plus ritMi à dire...
i06 L'AÏEULE.
LE DUC
Soit ! fais ta volonté; d'autres feront leur devoir, j'emmèiicfiii ma fille.
JEANNi:, avec joiî.
Ah!
LE DUC
Mais il y a quelqu'un ici qui n'aura ni les ménagcnionls ni la tendresse d'un père... c'est le magistrat lui-même qui t'inler-" rogera loutà l'heure... (Aladurliesse.) Venez, madame, venez!. .."^ , LA DUCHESSE, s'approchant de Jeanne qui demeure immobile le regard ^ // ^^i^y lixé sur la douairière. / f
/Jeanne, ma seconde fille bien-aimée, je ne désespère pas encore de toi; tu réfléchiras, mon enfant; c'est nia vie, c'est la \ie de ta sœur, que je mets dans tes mains... tu réfléchiras.
Jeanne... et lu nous sauveras... oui. oui, tu nous sauveras.
A^^^ SCÈNE YI
JEANNE, LA DOUAIRIÈRE. ^ ^>V^tvOtAW— '
Mon Dieu ! ne m'abandonnez pas!... inspirez-moi !... soyez mon conseil et mon a^jui, car je me sens à bout de mes, for-. < Jj
ces!... (On fait entrer en tcène la douairière dans son fauteuil ) . - / «<-^^" ' '-*'< GERMAINE.
Madame la marquise veut-elle boire ? y' t//'
LA D0UAIR1ÈHB. ^^ j/^ .
Non, je n'ai besoin de rien ! Qui donc est là? -^
GERMAINE. ^'
C'est mademoiselle Jeanne ; madame la marquise n'a plus -j^ d'ordres à me donner ? y*
LA DOUAIRIÈRE. X'
Non ! merci! (Germaine cl les domestiques sortent.) Tu étais donc ^
là, Jeanne? Comment se fait-il ([ueje ne t'aie |)as encore vue?...
Viens!... 'Mouvement d'hésitation de Jeanne.) Approche! Mais ipras-tu donc?... je te trouve bien pâle... Tu aiuas encore \eillé près de ta sœur...
JEANNE
C'est peut-être la dernière nuit que j'aurai passé près d'elle. . .
LA DOUAIRIÈRE, vivement.
Lu dernière !...
JEANNE
Oui !... itmsquc aujourd'hui même elle (piilte le château