‹ L'ainée; comédie en quatre actes, cinq tableauxChapitre 30 sur 97 · M I K I LS · texte numérisé non relu

M I K I LS

Mais vous ne me blâmez pas? Vous ne trouvez pas ce mariage un peu... singulier?

LIA

Mais non.

MIKILS.

Oh! que vous me faites de bien!... Je vais tout vous dire: hier, nous avons échangé, Norah ef. moi (Béat.) de solennelles et bien douces promesses. Et mon père doit venir aujourd'hui solliciter de monsieur et madame Petermann l'honneur d'un entretien dont vous pressentez l'objet... Mais, je ne sais pourquoi, j'avais besoin de votre approbation... Vous ne me lavez pas refusée; et à présent, je suis tranquille, bien tranquille... (on sonne à la griiie.) Oh! mon Dieu! serait-ce déjà

mon père? (il regarde à travers les arbres.) C'est lui ! (Une servante ouvre la grille à un vieux n-onsieur en cravate blanche et l'introduit dans la

maison.) Voilà maintenant que j'ai peur... Si vos parents allaient refuser?... S'ils allaient être frappés de disconvenances, superficielles à coup sur, mais qui enfin peuvent être tournées en objections, puisque moi-même tout à l'heure...

Oh! cela est peu probable.

MIKILS.

Oui, n'est-ce pas? Enfant que je suis!... Mademoiselle Lia, je ne peux pas demeurer en place, je ne peux pas!...

Écoutez, je m'en vais sortir par la petite porte du fond du jardin, et je me promènerai dans la ruelle en attendant le résultat de l'entrevue... Avez-vous la clef?

lia.

Oui, oui...

Elle suit Mikils vers le fond, où elle disparait avec lui.

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