‹ L'ainée; comédie en quatre actes, cinq tableauxChapitre 61 sur 97 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

DOROTIIEE.

Lia?... (Fondant de nouveau en larmes.) Je ne VeUX pas que VOUS

épousiez Lia!

MULLER

Pourquoi ?

DOROTHÉE

Parce que j'en mourrais! (crise de sanglots.) Hein? qu'ai -je dit?... Je suis folle... Mon Dieu... j'ai mal... je...

Elle se laisse aller, et, pour se retenir, jette ses bras au cou de Huiler. MULLER, la soulevant et la portant sur le canapé.

Sapristi de sapristi ! Quelle histoire !

Il s'arrête en chemin, les jambes molles. DOROTHÉE, revenant un peu à elle.

Je suis lourde ?

MULLER

Oll! non... Ce n'est pas Cela, (il la dépose sur le canapé, à pari.)

Ouf!

DOROTHÉE

Ça va mieux... Mettez-vous là... (iiuiier s'agenouiiie auprès d',ne.) Vous serez mon ami?... mon grand ami?... Toujours? Et à moi toute seule? toute seule?

MULLER

Oui, mon enfant... ma chère petite enfant.

rïOROTHÉE.

Merci... Je suis lasse... très lasse... Je crois que je vais dormir.

Elle ferme les yeux. Un long silence.

MULLER, à part.

Ma foi... je reviendrai un autre jour...

Il sort avec précaution par la droite. Dorothée saute sur ses pieds, se remet au piano, et joue un air très gai. M. et madame Pelermaun entrent par le fond.

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