SCÈNE V Les Mêmes, LIA
LIA
Mon père et ma mère, je vais partir, car je conçois que ma présence vous serait désormais trop pénible. Le pasteur Mikils écrit en ce moment pour moi quelques lettres de recommandation qui me feront peut-être l'arrivée moins triste dans la ville où je vais. Il m'a assuré que vous ne me laisseriez pas partir sans un mot de pitié... et de pardon.
NORAH, bas, à Petermann.
Allons, papa, vous l'avez promis.
PETERMANN, glacial.
Lia, nous te pardonnons...
MADAME PETERMANN
Parce que nous le devons.
PETERMANN
Mais nous ne pouvons te laisser ignorer que tu as brisé notre vie... Tu es d'autant plus coupable que tuas vécu près