‹ L'ainée; comédie en quatre actes, cinq tableauxChapitre 88 sur 97 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

de nous, à l'abri des tentations du monde, beaucoup plus longtemps qu'aucune de tes sœurs. Ah ! malheureuse, malheureuse entant, à qui une faveur si singulière fut accordée en vain !

NORAH, à part.

Elle est jolie, la faveur...

MADAME PETER MANN

Depuis la confession d'Augsbourg les Petermann et les Poupeloz ont été, de père en fils, voués au service du Seigneur. Et toujours leurs foyers ont été purs...

NORAH, à part.

Ça recommence? oh ! mais... oh! mais. .

MADAME PETERMANN, continuant.

Je ne voudrais point paraître vous accabler, ma fille; mais c'est assurément la première fois dans nos deux familles qu'une femme manque à son devoir essentiel, qui est la pudeur.

NORAH, éclatant.

Eh bien, non, là, ça n'est pas la premièie fois!

Elle va rapidement donner un tour de clef à la porte de gauche. MADAME PETERMANN.

Que veux-tu dire, Norah ?

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