SCÈNE IX
Les Mêmes, PETERMANN, MADAME PETERMANN, puis MIKILS, MULLER, NORAH, etDOROTHÉE.
LIA
Mon père et ma mère, je suis contente de vous apprendre que M. Dursay est venu me demander en mariage pour son neveu.
PETERMANN, réprimant un mouvement de joie.
Le lieutenant Dursay fait son devoir, et je l'en félicite.
LIA
Mais j'ai refusé.
PETERMANN et MADAME PETERMANN,
Refusé !
LIA
Et alors...
Alors, monsieur le pasteur et madame — attendu que, grâce à Dieu et contrairement au bruit public, je suis bel et bien célibataire — j'ai l'honneur de vous demander, pour moi, la main de votre fille Lia.
Vous!
PETERMANN
MADAME PETERMANN
Vous !
PETERMANN
Réponds toi-même, Lia.
LIA, mettant ses deux mains dans celles de Dursay.
Oui, mon ami, de tout mon cœur.
MIKILS, entré depuis un instant, à Dursay
Une excellente idée, monsieur; car Lia, voyez-vous...
(il achève sa pensée du geste.) Mais Cen'estpaS tout, (a M. et madame Petermann.) Je VOUS annonce M. MÛller. (Entrent Norah et Dorothée.)
Il regrette sa lettre ; il ne sait pas comment il a pu l'écrire ; il vous prie de n'en tenir aucun compte, et vous demande de nouveau la main de Dorothée.