ACTE QUATRIÈME
LIA
Oh ! monsieur... mais...
DURSAY, un moment surpris, puis comprenant.
Ah! oui, j'oubliais : on me croit marié... C'est un bruit que j'ai répandu pour être tranquille, et parce qu'un homme, qui n'est ni pauvre, ni encore très vieux, et qui vit seul, est exposé aux entreprises dans ce pays abondant en jeunes filles... La vérité, c'est qu'il n'y a jamais eu de madame Dursay. Je puis donc vous dire, et je vous dis : « Ma chère Lia, puisque vous ne voulez pas de mon neveu (et vous avez raison), eh bien, souffrez-moi à sa place... » Vous ne répondez pas?... Vous n'avez pas entendu?... (Lia fond en larmes.) Je comprends que vous ne répondiez pas oui tout de suite. Mais ne répondez pas non, je vous en supplie.
LIA, qui a sonné, à la petite bonne.
Priez mes parents de venir.