‹ L'Air AtmosphériqueChapitre 3 sur 26 · RATE · texte numérisé non relu

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des conditions diverses, l'air est plus ou moins apte à engendrer de nouvelles choses (1). L’air est la source de toute vie. Les hommes et les êtres vivants ne vivent que parce qu’ils respirent de lair. Toute vie cesse au moment où la respiration s'arrête (2). La pensée repose sur ce que l’air parcourt avec le sang: tout le corps (3). Les métaux absorbent des corps aériformes et les dégagent dans certaines conditions (4), etc.

Beaucoup de ces idées sont encore celles que l’on enseigne de nos jours. La croyance des anciens, que les animaux et les plantes tirent leur origine de l'air, a été enseignée par le grand Dumas lui-même. Dans son cours de chimie organique fait en 1841 à la Faculté de Médecine de Paris, Dumas dit : Les animaux et les plantes dérivent de l'air, ne sont que de l’air condensé. Ils viennent de l’air et y retournent ; ce sont de véritables dépendances de l’atmosphère. |

Jusqu'au seizième siècle, Pair fut considéré comme un élément, c’est-à-dire comme un corps simple et même comme l'élément unique d’où dérivent tous les corps. À partir de cette époque, l'expérience fournit un certain nombre de faits qui mirent sur la voie de la véritable constitution de l’atmosphère ; mais jusqu'à Lavoisier ‘aucune démonstration rigoureuse de la composition de Pair ne fut donnée; c’est à lui que revient la gloire d'avoir fixé par une expérience à jamais mémorable que l'air est

(1) Diogène. Laert., IX, 57. ’ (2) Simplicius. In phys. Arist., I.

(3) Ibid.

(4) Alexandre. Aphrodis.,.quæst, natur., Il, 23, fol. 28.

A ipure essentiellement formé de deux gaz, qu’il nomma oxygène et azote.

La tâche des chimistes qui vinrent après Lavoisier fut d'imaginer des méthodes permettant de déterminer les proportions exactes de ces deux gaz et des principes qui les accompagnent. Leurs travaux démontrèrent un point d’une haute importance, à savoir, les faibles variations de la compostion de l'air, et firent connaître les causes de cette stabilité. Ils dévoilérent égalément les réactions chimiques dont l’atmosphère est le siège sous linfluence de lénergie qui lui est communiquée par les rayons solaires.

Enfin, de nos jours, le génie d’un savant éminent, dont notre pays a le droit de se glorifier, a révélé l’exisience au sein du gaz qui nous fait vivre de semences, de germes dont l’étude nous apprendra dans un aveuir prochain les causes des maladies épidémiques et nous donnera les moyens de les combattre ou de les éviter.

On comprend, d’après cet exposé, la quantité innom-— brable de dozuments qui ont dû être accumulés sur l'air pendant des siècles et que le court espace de temps qui m'est dévolu pour terminer ce travail ne me permet que d’en donner une brève analyse.

Je diviserai l'Etude de l’air en six chapitres qui seront traités dans l’ordre suivant :

I. — Opinion des anciens sur la nature de l'air; II. — Composition de l’air; III. — De la vapeur d’eau dans l’air; IV. — De l'acide carbonique dans l'air ;

V.— Des substances diverses qu’on peut encore rencontrer dans l'atmosphère ;

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