‹ L'Alberta, région centraleChapitre 10 sur 47 · L SAINT-PAUL DES METIS · texte numérisé non relu

L SAINT-PAUL DES METIS

Saint-Paul des Métis a été depuis 1907 jusqu'aujourd’hui le cèntre de la colonisation canadienne-française. Quoique le district de Saint-Paul fut à 60 milles du chemin de fer, tous les jours plusieurs familles vepaient prendre leur part d’héritage. Notre rêve était de peupler de Canadiens-Français ce coïn précieux de l'Alberta-Centre. Outre ‘la paroisse de’ Saint-Paul, plusieurs autres paroïsses ont surgi: telles que Lac Saint-Vincent, XLafond, Saint-Edouard, Saint-Louis de Moose-Liake, Sainte-Agnès et Darlingville.

On peut dire avec orgueil que nos colons canadiens | sont satisfaits de leur nouvelle patrie. Ils ont tout pour eux. Terre gratuite, terre.à blé très fertile, terre : partie prairie, partie boisée. De l'eau, du bois, des lacs poissoneux; chasse de toute sorte. La culture mixte (culture et élevage) se pratique beaucoup et fait l'aisance des nouveaux colons. c:

L'année 1911 verra Saint-Paul des Métis devenir un centre de chemin de fer. La ligne Morinville, Saint-Paul et Battleford de l'Est à l'Ouest et la ligne Liloyminster, Saint-Paul, Lac LaBiche et Fort, Me- Murray du Sud.au Nord. Les chemins de fer feront de Saint-Paul une ville importante et un centre de commerce. . oo

FES Or

nn.

Saint-Paul des Métis, Déc. 16 1910. .

En mars 1909, je bâtissais un petit entrepôt, 25x50, pour les instruments aratoïires. (Ce fut la première maison de commerce, ouverte par les blancs, à à Saint- Paul, alors que s’ouvrait la réserve métis, à la colonisation. . Dès cette première année, malgré la petite superficie de terrain en culture, vu l’arrivée récente d'un grand nombre de colons, je fis des affaires, dans la ligne des machines agricoles seulement! pour un montant de $8,000. |

‘En 1910, je dus agrandir le magasin, et p dur Tépondre au besoin de la clientèle, j’ajoutai bon ne de lignes supplémentaires, telles que harnais, fourrures, férronnenies, machines à coudre, etc. Le chiffre des affaires cette’ année est de $25,000. Poux 1911, je n'ai pas crains dé donner une commande de 8 chars de machiges. Il faut donc qu'il y ait eu Succès sur les fermes, pour en venir à un pareil résultat. Ne raignez pas de venir dans l’Alberta-Centre,; vous tous qui avez une plus ou moins nombreuse famille, et qui sondez, pour elle, l'avenir. Je vous dirai quelque chose, à vous les ardents, travaillez ici autant que dans la province de Québec, ét.je vous promets le succès. Aimez surtout la ferme, vous les jeunes, ne croyez pas tout rose dans les. villes. Je parle par expérience, Si j'eus travaillé autant sur une ferme que j'ai dépensé de fatigues pour établir mon commerce, je serais certainement riche. Laissons le commerce à ceux qui n'ont aucune aptitude poux, autre chose. La culture ici c'est la plus belle proféésion et je suis sincère, croyez-le. .

Wat frid Pepin.

Je soussigné, reconnais avoir reçu la déclaration cidessus sous serment:

J.-A. Thérien,

Commissaire.

Page 1