CONSOLATION AUTOMNALE
L'Automne tombe aux faces ternes Des bassins bleus du Parc des Légendes Et c'est sa voix qui rêve aux citernes
Et meurt aux gerbes des girandes;
Le refrain fou des feuilles jaunes Comme un essaim de fuyantes flèches Sème dans les bois des palmes sèches
Sous les pieds en fuite des faunes;
En robe de faste florie Vous y viendrez pour bercer mon Ame Et mon cœur qui de crainte se pâme
Devant tant de triste incurie;
Vous effeuillerez sur mes Rêves [.es rêves de vos baisers d'automne Et vos lèvres berceuses et si bonnes
Me distrairont des heures brèves;
•2-2 V Album
Puis nous irons pencher nos faces Sur les faces en bronze des folles Figures de marbre où se désole
Le vieux jet d'eau que le jour glace;
Et Fée automnale qui faites Mourir les regrets des gerbes graves Vous charmerez de chants suaves
Mon Ame en fanaison de fêtes;
Et tous deux penchés sur l'eau vieille Nous reverrons s'unir nos Visages Parmi l'astre d'or chu qui nage
En flamme aux fontaines vermeilles...
Edmond Pilon.
&%gg^ï@^&^@F@