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Suint Augustin, par Ls. de Boulogne

8. La Nativité, école du Corrège, (1534). Ce tableau, dit le Révérend M, Maguire, me parait être le plus précieux de toute la collection.” On me dit que plus sieurs artistes éminents sont venus en prendre copie, et même qu’un anglais amateur, en avait offert 75 guinées.

9 et 10. Deux petits tableaux dûs au pinceau de M. DuLongpré, artiste, de Montréal ; l’un représente l’Annonciation, et fut donné par l’artisto en 1811; l’autre, l’Ange-(ardien, fut acheté du même, en 1806.

11. Saint-Michel-Archange, œuvre de M. Bergsey, artiste de Montréal, 1811, Le prince de la milice céleste est représenté terrassant l’ange déchu qu’il précipite dans le gouffre de l’enfer : ce n’est pas un chef-d'œuvre,

12. Saint Jean-Baptiste, petite copie du tableau du séminaire de Québse.

Nous devons à l’obligeance du Révd. Messire Drolet, curé de Saint-Michel, ces détails intéressants, recueillis parmi les notes laissées par feu Messire Maguire.

(£, ‘En 1834, M. Mori, conjointement avec M. Papineau, redigea les 92 réso= lutions. À cette époque, il se fit une scission dans le particanadien: M. Neilson, à Québec, MM. Cuvillier et Quesnel, à Montréal, se séparèrent de M. Papineau et entraînèrent avec eux un grand nombre d'hommes ïinstruits et la plus grande partie du clergé. En 1836, une seconde scission se fit dans les rangs du parti libéral, à l’occasion du vote des subsides. Tour à tour, Orateur des Chambres, Secrétaire Provincial, Commissaire des Terres, Codificateur, ce grand homme d'état expira à Sainte-Adèle, comté de Terrebonne, le 28 juillet 1865.’

Saint-Pierre, rivière du Sud, la patrie des Blanchet ({) fut le théâtre, en 1776, d'un incident marquant de l'invasion bostonnaise. Les seigneurs de Beaujeu, Couillard et DeGaspé, secondés par le curé Bailly, tentèrent avec plus d'énergie que de succès, de repousser l’envahisseur de leurs demeures.

Je me prévaudrai d’un de ces retards, auxquels le Grand- Tronc nous a habitués, sur la ligne de Québec à la Rivière-du- Loup (en bas), pour descendre au bord de l’eau, serrer la main à un confrère, l’ex-membre pour Bellechasse, M. Rémillard.

Heureux enfant de la Bazoche, auquel il est donné, sous l'ombrage de ses érables, d'oublier Pothier et Cujas, pour se livrer aux profilables et pures délices de la vie des champs ! M. Rémillard, possesseur du vieux manoir du capitaine Chs. Faucher, y pratique l'agriculture améliorée, comme on la voit sur les fermes-modèles des membres pour Lothinière et Hochelaga, MM. Joly et Beaubien.

(1) Sarvr-Pienmr.—Concédé en seigneurie sous Île nom de Fief l’Epinay, en l’année...

Déjà, en 1669, on y trouvait établi le chef dela famille Blanchet; ce devait étre un des premiers colons. Îl s’appelait Pierre Blanchet, fils de Noël Blanchet de Saint-Omer, Evêché d'Amiens, et était marié avec Marie Fournier, fille de Guillaume Fournier, seigneur de Saint-Michel ; par sa mère, elle était petitefille d'Hébert, premier habitant de Québec.

Noël Blanchet, père de Pierre, descendait en ligne collatérale de Nicolas Blanchet, seigneur de Martelet, capitaine au service du Pape, à Avignon, dont le fils Guillaume Blanchet, sieur de Martelet, fut capitaine au régiment de Chaulne et commandait à Amiens ; et le petit-fils commandait les 200 chevaux légers du Roi en 1683. Il s'appelait Adrien Joseph, écuyer, sieur de Sormont, L’aîné des petit-fils de Nicolas, s'appelait Simon, écuyer, sieur de Martelet, et succéda à son père au Régiment de Chaulne,

Le descendant de Pierre Blanchet, en ligne directe de la 5me génération, occupe la même terre que lui et s'appelle Thomas ; c’est le frère aîné de l’archevéque F. N. Blanchet, d'Orégon-City, et de l’évêque A. M. Blanchet, de Nesqualy.

Faint-Pierre a été desservie, avant d’être paroisse, comme mission, tantôt par les curés de Saint-Thomas et tantôt par ceux de Saint-François.

Le premier missionnaire résident à Saint-Pierre, s’appelait Jacques Lelièvre, en 1726.

La chapelle ou desserte était bâtie sur le rocher situé au sud de la rivière, près du chemin duroi. Il a retenu le nom de Rocher de la Chapelle. Il y a une croix indiquant l’endroit qui se trouve à mi-chemin entre l’église de Saint-Pierre et de Saint-Thomas,.

Plus tard, en... l’église fut bâtie sur la rive nord, sur un terrain donné par

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Trois fois heureux est le mortel qui peut, loin des taxes, des

miasmes, du tracas des villes, cultiver le champ paternel. Uler, qualer que bear...

Cesite est devenu historique, depuisle fameux banquet (1)que les notables des comtés de Bellechasse et de l'Islet y offraient, en 1837, à l'hon. Louis-Joseph Papineau. Ces solennités se faisaient avéc éclat, en 1837. Le Canadien, du 3 juillet 1837, nous dira comment :

« Les 600 électeurs, outre un nombre de jeunes gens, des dames et des demoiselles, étaient précédés d'un corps de cavalerie et d’une compagnie d'artillerie en uniformes gris et bleus, qui ouvrit et ferma la fête au son du canon. M. le capitaine Frs. Têtu (2) présidait, M. le capitaine Louis Blais élait vice-président, MM. A. G. Ruel et Pierre Vallée, assis- {aient comme secrétaires. Les orateurs furent MM. Létourneau, Girouard, Lafontaine, Fortin, doyen de la chambre d'assemblée d'alors, Dr. E. P. Taché et B. Pouliot. »

Pierre Blanchet, premier membre de la famille, à qui la jouissance d’un bane, à côté de celui du scigneur, fut concédée à perpétuité comme patron de l’église.

En 1792 (?) l'église fut transportée au sud de la rivière, où elle est.encore actuellement. Ce sont les mêmes murs.

En 1799, un éboulis se fit du côté nord de la rivière dans la courbe en bas de l’îlot, prèe du pont, engloutissant une maison et einq personnes, une femme et un nouveau-né du jour, le parrain, la marraine et la servante,

François Blanchet, l’ancien médecin, mort en juin 1830, était le quatrième descendaat de Pierre Blanchet, et Jean Blanchet, médecin, décédé en 1837, le cinquième.

En 1806 (?) il existait à Saint-Pierre un collége latin, dirigé par Monsieur Lavignon, frauçris. Dans ce collége ont passé des hommes qui se sont distingués, entr'autres le juge R. E. Caron, l'archevêque Baillargeon, l’archevéque et l’évêque Blanchet, le doeteur Jean Blanchet, M. Létourneau, notaire, Dr. Louis Talbot, le juge Morin, sir E. P. Taché (?), Lavergne, N. P., rév. M. Cloutier, le rév. M. Chartier, qui a joué un rôle pendant les troubles, le rév. M. Faucher, mort curé à Lotbinière, le rév. Messire Picard des Trois-Maisons, longtemps curé de Rimouski, le notaire Alexandre Fraser, présentement à Québec.

(1) Si le susdit banquet ne produisit pas de suite l’émancipation de laeolonie, il fût l’occasion d'un fort intéressant petit procès, où le demandeur était M. Les. Fournier, préfet du comté de l'Islet, et MM. E. P. Taché, P. Vallée et C. Lavergne, défendeurs. Le demandeur avait, pour procureur, Ls. Fiset, écuyer, père de notre ami, le protonotaire actuel ; M. Bossé (depuis juge) occupait pour M. P. Vallée, 'hon. A. N. Morin occupait pour le Dr. E. P. Taché, et feu M. Chabot (depuis juge) pour G. Lavergne. L’hon. juge Bowen renvoya les parties dos à dos,

(2) Ce patriotique vieillard était le père de MM. Cirice, Laurent, Magloire, Ludger, Vital, Charles-François et Prudent Tétu, et autres.

Une ombreuse plantation de grands érables a mérité à ce lieu, le nom de Bois de Boulogne.

Espérons que les hôtes forestiers de ee bois seront plus respectés, que ne l'ont été ceux de son homonyme, le Bois de Boulogne, aux portes de Paris.

Où sont maintenant tous ces fongueux patriotes de 1837, qui pérorèrent st éloquemment, en présence du grand tribun, au Bois de Boulogne près de Berthier, le jour de la Saint- Jean-Baptiste ? Où sont les Lafontaine, les Girouard, les Taché, les Morin, les Létourneau, les Benjamin Bossé, les Blais, les: Blanchet, les Fournier, les Forgues, les Pouliot, les Lavergne, les Vallée ? le silenee du tombeau pèse sur presque tous, excepté sur le vieux chef de file (1), lui, comme un chêne séculaire, se roidit majestueusement contre les ontrages du temps. Vous eùtes bonne idée, généreux patriotes de 1837, de naître dans la Nouvelle-France, car avec vos franches allures, votre patriotisme un peu exagéré, on vous aurait, dans l'ancienne, taxés de chauvinisme !

En côtoyant les plantureuses prairies de Saint-François et de Saint-Pierre, l'œil embrasse, mais de loin, les érablières où cet incorruptible patriote, l'hon. A, N. Morin, allait demander à une cabane à sucre, el à de vrais amis, abris et subsislance quinze jours durant, pendant le règne de Ja terreur en 1837-38. 0 inconstance des choses humaines! Le même gouvernement paternel, qui offrait l'exil ou la potence à ceux qui prèchaient l'indépendance de la colonie en 1837, a présenté depuis litres et parchemins au plus éloquent apôtre de celte école, l'hon, A. T. Galt, membre pour Sherbrooke, le grand champion de l'indépendance !

C'était une chaude matinée de 1837, il régnait à Saint- Thomas une excitation indiscible. Les plus exaltés, en appeaient aux armes: les modérés, plus nombreux, voulaient dompter la perfide Albion, en Jui coupant les vivres, en tarissant la source même des impôts. On se serait cru au beau

(1) Depuis que ces quelques lignes ont été traeées, l’hon. Ls. Joseph Papineau a rendu l’âme, dans son château à Monte-Bello, is 24 septembre 1871, et a été inhumé dans la chapelle particulière de son eastel, comme Sainte-Reuve.

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