RIVIÈRE-DU-LOUP
ais Dire que la réhabilitation de la puissante et ancienne fa- | s à mille ne suscita pas à l'honorable John Fraser de Berry des le. obstacles, ce serait ignorer l'histoire de tous les grands mou- | ps vements Sociaux, Avouons de suite que les mauvaises | 6, langues prétendirent, dans le temps, que de lamentables dis- (l cordes agitaient le clan. 11 ÿ régnait divergence d'opinion sur | plusieurs points cardinaux : sur le jour, le lieu, où l'on | devait se réunir, pour élire des chefs ; sur le costume des | la à membres à la célébration. Serait-il national ou non? serait-ce | 1n- la jupe ou la eulolte qui prédominerait? L'un voulait (l as fixer le premier janvier; un autre demandait le treize sep- | nt, tembre, anniversaire de la bataille des Plaines, où le fameux de 78e s'était distingué ; un troisième exigeait que la convocation à du clan eut lieu à Québec; un quatrième suggéra Saint-Mare, 1a- Un bon patriote de 1837 proposa que la jupefut de petite étoffe, tandis que son voisin opina pour le droguet ; un troisième, Fraser, modeste, jura ses grands dieux qu'il irait à l'assemblée, , enculotté comme le commun des mortels, d'abord par respect | " pour les mœurs, ensuite parce qu'entreprendre, au grand air, en janvier, des élections chaudes et contestées, en petite jupe, on bien que cela semblät la quintescence du patriotisme, ça enla trainait de graves inconvénients au point de vue de l'hygiène : 5 rhumes, rhumalismes, lumbago, ele. de Pour concilier les partis, le chef laissa filer Saint-Mare, DE et afin d’éluder la brûlante discussion du costume, en janvier, 1 il fixa le premier juillet, comme date deconvocation du clan ; et | bi à Ottawa, comme lieu de réunion, laissant la question de la jupe qi | le et de ses matériaux, une question ouverte. Un rouge, qui à #4 n'élait pas sans doute un vrai Fraser, failiit à la onzième heure “ briser tout le projet, en mettant en doute Pauthenticité même E des Titres des Fraser, lesquels remontaient au déluge. : Cet indigne seion du vieux clan, poussa l'irrévérence jusqu’à E oser maintenir que laffidavit qui constatait l'entrée de la RE boite, contenant les litres, dans l'arche, sous le bras de Japhet, È pouvait bien avoir été lorgée, et que lui, pour sa part, il ne serail pas du tout surpris si un de nos antiquaires lui prouvait, clair comme le jour, que la susdite boîte, bien que fermée au ë cadenas, ne contenait que les papillottes de madame Japhet.
Il va sans dire que l'affaire de ce traître fut bientôt réglée ;
mais je ne saurais dire, comme je l'ai oui, s’il fut éconduit sans autre forme de procès, aux cris réitérés: «Kick him out! Kick him out!» Voici, d'aprèsle Journal de Québec, 1868, les procédés préliminaires de l'élection des officiers. Je rapporte ces détails, bien entendu dans l'intérêt de nos neveux et j'en laisse la paternité aux journaux, où se trouvent lés pièces pro bantes. Je ne me permettrais pas mêmeun seul mot de commentaire, (car je respecte également les deux sections de la famille, celle qui a répondu et celle qui n'a pas répondu à l'appel), si le clan, en publiant ses procédés dans les journaux, ne les 2vait soumis à la discussion publique (1).
(1) LE CLAN Les FRASERS.
À une assemblée des ‘ Frasers ” de la province de Québec, tenue à l’hôtel de Madame Brown, le 8 février 1868, sous la présidence d'Alexandre Fraser, écuyer, notaire, ex-député du comté de Kamouraska, résidant à Québec, monsieur Omer Fraser, de Sainte-Croix, agissant en qualité de secrétaire.