‹ L'album du touriste [microforme]Chapitre 119 sur 140 · EMILE AUGIER · texte numérisé non relu

EMILE AUGIER

L'hôtellerie du village de la Grande-Bretagne, c'est un lieu de confort, un hâvre de refuge pour le voyageur : «le temple de la vraie liberté.» Irving se répand également en éloges sur l'hôtel du village où il s'installa, en voyageant dans les Pays- Bas: elle se nommait la Pomme d'Or. Nous ne savons pas si tous ces hôtels célèbres de France, décrits par Monte-Christo ‘Dumas et consorts, les Trois Pigeons, l'auberge du Cheval Blane, des Trois Mousquetaires, nous ne savons si elles pouvaient réellement entrer en comparaison avec ces «temples de la vrai liberté» de l'Angleterre, chantés par le bon Irving; mais ce dont nous nous rappellons, ce que nous n’oublierons jamais, pas même à notre dernière heure, ce sont les anciennes hôtelleries en Canada ; c’est l’obligeance, les soins

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affectueux dont nous avons été l’objet, en santé comme en malé ac, dans plus d’une hôtellerie de village. Nous inscrivons en majuscules sur notre Feuille de route, les noms de tous ces fortunés séjours, pour le pauvre voyageur, surpris, au fort des tempêtes de l'automne et de l'hiver ; nous les recommandons à nos amis. Entre la guinguette illicite du faubourg, qui s'alimente des ivrognes du quartier, et l'hôtel du village où le voyageur attardé trouve bonne table, bon feu, bon lit, il y a tout un monde. Mais ce monde, il faut le connaître.

Résumons-nous sur le chapitre des hôtels.

A tous ceux de mes amis, parmi les jeunes voyageurs qui aspirent à fournir de longues et utiles carrières, etauxquels mon expérience me permetde parler en père, je dirai : «Amis, dès que vous aurez déposé votre malle, en l'absence d'un hôtel, au Repos DES VOYAGEURS, si vous m'aimez, gardez à respectueuse distance Ja maîtresse de la barre, surtout si elle est jeune et jolie, qu'elle ait ou non pour fichu, un ruban couleur-cerise et un gros chignon. Je tiens à vous faire voir que j'ai remarqué la nuance du ruban et que l'ampleur du chignon ne m’a pas échappé. J'ai, voyez-vous, à me laver d'une noire calomnie qu'une jolie femme m'a tout recemment lancée à la figure, en me taxant d'employer mes loisirs à «grignoter des parchemins vermoulus du treizième siècle, » ajoutant qu'elle avait oui-dire que j'avais perdu le sommeil, quinze nuits durant, d’avoir commis une erreur de date de toute une année, en traçant l’origine de la statue du général Wolfe, coin des rues du Palais et Saint- Jean, Haute-Ville.

Revenons au fichu et au chignon. Je continue mes paternels avis aux jeunes voyageurs.

Si l'hôtelière a le fonds assez noir pour oser rehausser les charmes qu'elle tient de la nature de ceux manufacturés de main d'homme, avecsaint Augustin, je ne cesserai de répéter : « Craignez, fuyez ce tigre ou plutôt cette tigresse, plus féroce que celle de l'Hyreanie. » N'approchez de sa tannière, la barre, sous aucun prétexte, pas même pour y acheter une pipe; encore bien moins pour échanger le mot pour rire. Commandez le repas et le coucher à l’hôtelier ou au garçon d'auberge, en termes clairs, mais polis. Car, si vous nouez des

relations avec l’'ennemie, même les plus innocentes en apparence, sans compter les autres maux qui peuvent briser toute une carrière, vous courez grand risque d’avoir en partage une omelette froide, une soupe froide, de froides pommes de terre. Quisait si pour comble de malheurs, on ne vous donne pas un lit humide, avec draps glacés qui suintent le rhumatisme par tous les poils! J'admets que ces inénarrables calainités peuvent écheoir en partage à un voyageur, lorsque la maîtresse de la barre, vieille et laide, ne porte ni fichu-cerise, ni chignon; mais alors c'est la faute de l'hôtelier et non de l'hôtelière. L'hôtelier, vous pouvez en venir à bout. L'hôtelière ! nenni, mon brave.

—0h! vous en doutez, dites-vous ?

Les tribulations d'un vieux voyageur.—Un hôtel desolé. Le]

A merry spot, tis said, in days of yore, But something ails it now, the place is curst.

—WoRDSWORTH,

quæque ipse miserrima vidi, Et quorum pars magna fui

J'annonçais au chapitre précédent, que mes Notes de Voyage sur Cacouna étaient adirées; et que je remplirais la lacune, dans cet itinéraire, par un écrit puisé au hasard dans ma Sabretache ; cet écrit, se trouva être intitulé:

Avis paternels aux jeunes voyageurs.

Au beau milieu, lecteur, vous m'avez contredit, lorsque j'ai hasardé la proposition que l’on pouvait toujours avoir raison de l'hôtelier, mais jamais de l'hôtelière. Pour prouver ma thèse, écoutez maintenant, si vous le pouvez d'un œil sec, les tribulations &’un voyageur, atlardé par la tempête !

A moins de cent lieues de notre bonne ville, il existe une antique structure; pendant un demi-siècle et plus, hôtel achalandé si jamais il en fut, par les deux fières nationalités qui, depuis cette triste matinée de septembre où ce brave M. Wolfe se fit occir pour une idée, se disputent vaillamment le sol d’une commune patrie. Au bon vieux temps, l’on pouvait

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lire en lettres d’or, inscrit au fronton, ouest, Greenwood's | |

paute Hotel: avis aux Bretons ; au fronton est, aussi en lettres d'or,

Ine Hôtel Boisvert: avis aux Francs (1).

re. Ceci se voyait : | lit Au temps où la Reine Berthe filait, La Mais le Grand-Tronc, en faisant surgir de nouveaux lieux ds d'arrêt pour les voyageurs, a ruiné bien des anciens postes.

à s Depuis sa déchéance, le site en question a cessé d'être un és hôtel patenté, et, par une sanglante ironie, on lit sur son | 1 enseigne «Repos du Voyageur.» C'est de l'ère des chemins de | 1 fer, que date sa décadence. Or, c'était dans son voisinage,

comme je vous le disais, que je me trouvais quand l'ouragan eût bloqué les routes. Mon fin cheval canadien, fatigué, n’en pouvait plus: il fallait, à chaque demi-heure, aller le débotter. Ajoutez aux horreurs du chemin, les horreurs de la nuit, et vous n'aurez encore qu'une faible image de l’abime de maux où la fatalité m'acculait.

E Je conpaissais assez la topographie pour savoir qu'à une lieue du Repos du Voyageur, il y avait un hôtel confortable, licencié par le gouvernement pour la vente en détail des spiritueux et pour héberger les voyageurs. Mais les ténèbres et

je la tempête augmentant, je n’eus d'autre alternative que de me e, risquer dans ce taudis sans licence, bien que les cheveux m'en a dressaient sur la tête, selon l’énergique expression que le

peuple emploie.

O vous tous, appelés à voyager pendant la saison des frimas,

| Eh si vous ne voulez pas mourir à la fleur de l’âge, ne vous aven-

l turez jamais au loin, sans votre capot fourré ! Un capot e de chat-sauvage ou de loutre piquée, porte sans doute avec Do lui un cachet de respectabilité. Le membre pour le comté

(1) On eut pu lui appliquer les vers du chantre d'Evangeline :

x As ancient is this hostelry

As any in the land may be,

Built in the old coloniel day, When men lived in a grander way,

COCO CONCEPT EEE CONTE CONEELLE

À kind of old Hobgoblin Hall, Now somewhat fallen to decay.

—LoNGrELLOwW, Tales of a Wayside Inn.

s’en revet en hiver, quand il va solliciter les votes de ses électeurs ou les remercier de leur appui ; le curé de l'endroit, le médecin du village, ainsi que le seigneur, tous paraissent avoir un droit incontestable et incontesté au chaud et majestueux vêtement, bien que depuis la Confédération, le capot de chat sauvage se soit vulgarisé, Mais de tous les hôtes des forêts dont la dépouille, en hiver, ajoute au confort de l'homme, donnez-moi pour les voyages de long-cours, de Québec à Gaspé, par exemple en janvier ou en février, donnez-moi, dis-je, la peau du bison. Dans les cas imprévus, on le porte non-seulement comme robe de chambre, mais encore comme robe de nuit. Vous riez? Eh bien, ce n’en est pas moins vrai,

Or, installlé au Repos du Voyageur, et pourvu d’une tasse de thé sauvage, et d'un morceau de pain de seigle, que m'apporta le garçon d’auberge, je demandai de bonne heure, que l’on me désigna mon gite pour la nuit. Des indices d’une incommensurable disette frappaient mes regards de tous les côtés ; un antique chapeau de castor barrait le chemin à la neige, dans une fenèlre à carreaux délabrés en un passage ; et la porte d'entrée, pour ouvrir, ne pouvait se fier qu’à un seul gond. La température de ma chambre élait glaciale ; mais, recouvert de mon fidèle capot, je cherchai, sans perdre de temps, dans le sommeil, l'oubli de la fatigue du voyage. J'espérais bientôt dormir malgréle froid, lorsqu'un effroyable hôlement se fit entendre au-dessus de ma tète; je regardai, et alors je m'aperçus d’un vaste trou dans le toit, que la température de ma chambre aurait dù m'indiquer, mais que la lueur blafarde de ma veilleuse m'avait empêché de remarquer. C'était un maudit hibou qui propablement avait fait de ce grenier son repaire, el qui y végétait sur les maigres rats du voisinage : un anachorète, parmi les hiboux ! Il entrait par le trou où la cheminée aurait du être, mais où elle n’était pas.

Aimez-vous l'astronomie, cher lecteur ? en êtes-vous entiché au point de pouvoir passer joyeusement, en janvier, les heures silencieuses de la nuit, couché sur ie dos, sous une peau de bison, à observer le cours glorieux des astres par le trou dans un toit, que devrait occuper la cheminée, si elle y était ?

Moi, je vous avouerai, que nonobstant mon amour profond

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pour celte noble science, au risque même de fortaire à jamais à l'estime de mon savant ami, le professeur Hamel, le spectacle de Diane, de Jupiter, de Mars, d'Uranus, et même de Vénus, malgré la limpidité de l'atmosphère, ne me causa pas le plus léger transport d'enthousiasme, J'étais froid comme une statue, en présence de toutes ces magnificences de la voûte céleste, vues par un trou de quatre pieds carrés dans le toit.

Et pourtant la lune était là

Comme un point sur un i.

et les planètes et leurs élincelants satellites. J'étais froid, et, qui plus est, j'avais froid. Je me tournai et retournai sur mon lit de douleur, et voyant que le froid seul venait et non le sommeil, je sonnai et m'élançai de mon grabat, chaque poil de mon capot hérissé de dépit. Boniface, le garçon d’auberge, armé de son fanal d'écurie, met la (ête dans ma chambre. Ce garçon m'avait semblé étrange dans ses allures, dès le début. J'eus un pressentiment soudain, qu'il ne ferait pas les choses comme les autres /

—Plait-il? Mossieu ? dit-il.

Je lui demandai pourquoi on m'avait ainsi mis coucher à la belle étoile. Il me répliqua avec mansuétude, que l’on attendait de la compagne, et que l'hôtelière en avait ordonné ainsi.

—Veuillez au moins me dire ce que signifie cette lacune dans le toit ?

—0Oh! dit-il, il y avait là une cheminée; mais le tremblement de terre l’a fait dégringoler, et les matériaux en ont été déposés dans la cour.

—Passe pour le tremblement de terre ; mais donnez-moi une autre chambre? Alors l’on m'assigna un petit réduit ou cabinet, dans l'étage inférieur, et l’on ajouta, qu'on espérait que je ne serais pas «dérangé par le divertissement qui devait bientôt commencer. »

Or, il paraît que l’on devait rassembler quelques amis, à propos d’une grande demande (1), où la fille de la maison était

(1) L'on verra, qu’au rapport des missionnaires, les choses n’ont pas changé depuis des siècles. ‘ Après quelque temps, le père assemble la parenté, pour, avec eux, délibérer de l’alliance : si le recherchant est de bon âge, s’il est bon et dispos chassour, sa race, son crédit, sa gaillardise ; et s’il leur agrée, ils luy allon-

pour beaucoup. Les parents arrivèrent bientôt et la consultation, qui fut assez longue, me procura quelques moments de répi; mais, aux premiers coups d'archet du violoniste du lieu, tout espoir de repos pour moi s'envola.

L'orchestre se composait d'un violon, d’un trombonne, d'une clarinette grincheuse et dans les figures compliquées où lon faisait les ailes de pigeon, il Y avait la note ting / ting!! tung! 1! ting !!!1 du triangle, produite par un jeune virtuose, vêtu d'un casque de mouton, poil en dehors, d'un capot de mouton, poil en dedans, et de grandes bottes rousses, cuir de mouton. Assis sur un quart à bière vide, cet amateur fumait une pipe courte, noire el bien culottée : c’était le jeune frère de la fiancée. Toute cette mise en scène m'arriyait à travers un trou dans la cloison, jadis pratiqué pour un poële, La fatigue, j'ose croire, m'eût apporté le sommeil, malgré tout ce tintamare, si la destruction de la porchertie (je n’ai pu savoir sile tremblement de terre y était pour quelque chose) n'eût nécessité l'usage de la cave où soubassement pour y parquer deux cochons. Soit que l’on eut oublié de leur donner leur souper, soit le bruit inusité du violon, du trombonne, de la clarinette et du triangle dans Fétage supérieur, soit que la joie des maîtres, se transmit d’un étage à l’autre, par le magnétisme animal ; toujours, les deux amis passèrent la veillée en courses rapides et bruyantes dans toute l'étendue de leur domaine. Je supportai sans murmure cet affreux contre-temps jusqu'à ce que minuit sonnât. Voilà l'heure des revenants, loup-garoux et autres célébrités nocturnes, me dis-je ; à coup sûr, l’on va bientôt clôre le sabat. L'on me croira sur parole, quand je déclare qu’en ce moment la belle Ode à la musique, de Pierre Dupont, me semblait détestable, incompréhensible :

O musique, fille de Dieu, En rhythmant notre joie, En charmant notre peine Guide la caravane humaine

Dans le grand chemin bleu, O musique, fille de Dieu !

Fille du diable, de cinq cents diables, m’écriai-je ! L’hor-

geront ou accourciront ou conditionneront le temps etla façon de sa poursuite, ainsi qu’ils adviseront, au bout duquel temps, pour les nopces, il y aura solennelle tabagie et festin, avec harangues, chants et danses.”’—Relation des Jésuites,

ul de eu,

ne, où g !!

ose, t de r de mait rère tra- , La ut ce avoir n'eût rquer leur de la que la gnéce en

doemps anis, coup role, ique, ble :

hor-

rsuite, goleneuites,

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loge sonne, une heure du matin. Moi, aussi je sonne ; je demandai au garçon d'auberge si le divertissement devait bientôt se clore. La maîtresse, d'une voix criarde, comme une chouëtte qui émiette un oisillon à ses petits, répondit pour lui: « Que l’on danserait jusqu'au jour, puis, que ces dames et ces messieurs, déjeûneraient avant de partir, » et la porte se referma.

C'en était donc fait de moi. Je sonnai alors bruyamment la clochette. Le garçon d’auberge entre, en se dandinant,

—Maudit animal, lui dis-je : vous appelez ce lieu &REPos DES VOYAGEURS ! »

—Plait1? mossieu ?

—Je lui réitérai mes compliments et j'ajoutai: «Puisque l'on ne peut reposer ici, allez me chercher de la lumière el un livre. » Il tira de sa poche, une chandelle de suif jaune, de deux pouces de long, y appliqua une allumette souffrée, la braque dans un goulot de bouteille sur le poële, qui était glacé comme tout le reste, et déposa sur ma table un livret jaune, intitulé: R. R. R. (Radway's Ready Relief), qu'un mossieu, dit-il, un vendeur de drogues, lui avait donné en présent la veille.

La flamme de la bougie était si faible que je ne pus, au début, découvrir le genre de littérature que l'on m'avait servi.

—Emportez une autre bougie, lui dis-je !

—De suite, il met la main dans sa poche de veste et en tira, avec un flegme d'allemand, un second once de suif, en forme de chandelle, auquel il appliqua une allumette et l’enfonça avec melancholie, en regard de l’autre, dans un second goulot de bouteille, me fit une profonde révérence et disparut.

Evidemment, Boniface ne faisait pas les choses comme les autres : mon pressentiment s'était réalisé.

L'hôtelière ayant appris que l’on avait allumé deux chandelles, grommela, en passant près de ma porte: «Pourquoi tant de luminaire? Que veux dire cette illumination? Quand l'on illuminera l'hôtel, ce ne sera que pour les noces de ma fille. En tous les cas, les voyageurs, qui se permettront ce luxe, voudront bien se rappeler que ce sont là des extras, » Voilà, me dis-je, avec philosophie, le moment critique.

Attéré, confondu, je m'habillai à la hâte et m'élançai de mon réduit, répétant la parodie du mélancolique refrain :

“Lorsqu'on a tout perdu ‘# Qu'il ne reste plus d'espoir, ete...

puis, me rappelant que Jj'uvais vu dans le corridor une paire de raquettes, appartenant à l'hôtelier, je les empoigne et, enjambant les clôtures couvertes de neige, je gagnai la forêt sans détourner la tête, Au lever du soleil, je redescendis des Bois-Frances ; je déclinai l'offre d’un déjeuner ; puis, demandant qu'on attela mon cheval, qui hennissait d'impatience de sortir hors de ce lieu désolé, je payai, sans proférer un mot, la carte ainsi conçue :

« Pour deux repas préparés,

« avoir occupé deux chambres

« avoir hébergé un cheval

€ Extras—Total...….. 83.00,

Lecteur, quand vous voyagerez au loin, défiez-vous des Repos du Voyageur ! »

Quant à moi, la première mesure que j'introduirai en chambre...quand je serai deputé—sera une loi intitulée «Acte pour abolir les hôtelières et les Repos pes Voyaceurs, dans les campagnes, et pour les remplacer dans chaque paroisse par une hôtellerie, comme le Si, Lawrence Hall, où l’on sera servi en prince.....en payant. »

Trois-Pistoles.—Origine du nom.—Son luxe d'églises.—Les Rioux, les d'Amour ; ses premiers colons.—Saint-Simon.—Saint-Fabien.

Après avoir franchi l’anse de l’Ile-Verte (1), q

par une côle assez raide, le voyageu l :

l'ancienne et litigieuse paroisse des as-Pisie rs

1700, un pêcheur normand s'établit sur la plage de la rivière

| (1) Seigneurie de Villeray, Ile-Verte, concédée le 5 avril 1689 au sieur de ‘1 Villeray, par le marquis de Denonville ; Seigneurie de l’Ile-Verte, concédée le 24 avril 1684, par les sieurs Lefebvre de la Barre et Demeulles, aux sieurs de la Cardonnière et d’Artigny.

Seigneurs Louis Bertrand, John G. Seaton, héritiers Peter Fraser, Che. Fred, Bertrand, J. Bte. Côté, Peter Fraser, Joseph Dumas, John G. Seaton.

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