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TROIS-PISTOLES

Ilets d'Amour et l'Ile-au-Basque, petite île non habitée, mais cultivée et appartenant à M. Magloire Dubé, marchand, des Trois-Pistoles. Au coücuer du soleil, elle se découpe avec grâce sur l'horizon, comme un ruban vert au milieu d'une mer d'or. La majesté du paysage, la salubrité, la proximité de la plage pour les bains, ont engagé deux citadins distingués de Québec, les hons. Jos, Cauchon et Thos. Mec- Greevey, à faire, pour leurs résidences d'été, l'acquisition d’un joli lopin de terre, orné de sapins, vis-à-vis l’église des Trois- Pistoles.

Il y a dix ans, les autorités ecclésiastiques détachèrent une concession, pour en former la jeune paroisse de Sainte-Fiançoise et partie de celle de Saint-Eloi, dont l'autre partie avait été enlevée à Saint-Jean-Baptiste de l’Ile-Verte, Filons vers Saint-Simon.

Saint-Simon vous fait l'image d'un fertile terroir, planche, bordé de maisons, au fond d'un vallon, l'espace de six mile et plus. Comme ailleurs, autour de l'église du lieu le village obligé. La vallée est plus large au haut de la paroisse et se retrécit graduellement ; les versants des montagnes sont semés de verdure, de champs de blé et d'avoine.

Votre beau fleuve, vos vastes horisons vous les avez perdus aux Trois Pistoles : vous ne les retrouverez qu’au Bic; rien de plus attristant que leur absence. Saint-Simon semble un lieu propre à l'ascétisme, au délaissement des biens de la terre, à l'oubli du monde, de ses pompes, de ses vanités, Un monastère de Trapistes y fleurirait ; avis aux reclusbelges du township Langevin, en quête d'habitation. Saint-Simon a quelque chose pourtant de bien beau, son lac dans l'intérieur, Qui veut ncindre une contrée montuense, une paroisse Jeune et pauvre en résidences, mais riche par l'énergie de ses habitants, nomme Saint-Fabien : l'économie parait être la vertu favorite du lieu. Saint-Fabien, comme sa sœur aînée, Saint- Simon, croitra et deviendra florissante : espérons-le, du moins. Une belle nappe d'eau, un petit lac, baigne le versant nord d'un côteau au commencement de Saint-Fabien.

Les enseignes d'Hôtels de Tempérance, sont fort recherchées fort nombreuses, en toutes ces paroisses où la municipalité ne permet pas d’auberges. Si un hôtel de tempérance ne

favorise pas la sobriété plus qu’un cabaret ordinaire, il a du moins, sur ce dernier, paraît-il, un avantage incontestable : les spiritueux y sont moins adultérés, Une armoirediserète, et que l'on peut ouvrir sans faire effraction, contient d'ordinaire, pour fins médicales sans doute, du gin et de l’eau Ze vie, très passables, ainsi que d’autres médicaments approuvés par les divers membres des Sociétés de Tempérance, qui patronent ces lieux d'arrêt.

Vive la tempérance !

Sainte-Cécile du Bic.—Son histoire.—Ses murailles. —$Ses légendes.

Bien loin de ses gourbis, sous l’ombre des platanes, L’Arube au blanc burnous qui suit les caravanes Sur les sables errant Découvre moins joyeux son oasis humide, Que les Canadiens sous la saison torride Leur fleuve Saint-Laurent.

À nous ses champs d’azur et ses fraîches retraites, Ses îlots couronnés de mouvantes aigrettes, | Ses monts audacieux.

Les arômes piquants que la mer y dévose Et son grand horizon où votre œil se repose Comme l'étoile aux cieux.

—L. J. C. Fiser.

Après avoir franchi la monotone paroisse de Saint-Simon et escaladé les escarpements de Saint-Fabien, le voyageur, qui fait le trajet par terre, remarque avec joie le pittoresque enfoncement dans la côte qui constitue le bassin ou port du Bic, abrité contre tous les vents. Un joli village, de proprettes résidences medernes, une église, les immenses travaux de la voie ferrée *: long des flancs de la montagne, tout en reposant la vue, donnent lieu à réfléchir sur les sommes fabuleuses engouffrées en cet endroit, pour la confection de l'Intercolonial, dont la section du Bic a été entreprise par les actifs MM. Alexandre MeDonald et Cie.

L'Isle du Bic, le Biquet, le Cap-Enragé, l'Ile Bràlé, le Cap à l'Orignal, la Caverne de l'Ilet au Massacre, le récif Alcide, voilà des noms bien familiers aux marins on détre;se cherchant, au fort de la tempête, un hâvre de sûreté dans le bas

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