SAINT-AUGUSTIN
on ne peut. naître ni mourir, qui prend l’homme au sein de sa mère, et ne le laisse qu’à la tombe ; qui bénit ou consacre le berceau, la couche nuptiale, le lit de mort et le cercueil ; un homme que les petits enfants s’accoutument à aimer, à vénérer et à craindre ; que les inconnus mêmes appellent «mon père » ; aux pieds duquel les chrétiens vont répandre leurs aveux les plus intimes, leurs larmesles plus secrètes ; un homme qui est le consolateur, par état, de toutes les misères de l'âme et du corps, l'intermédiaire obligé de la richesse et de l'indigence; qui voit le pauvre et le riche frapper tour à tour à sa porte : le riche pour y verser l’aumône secrète, le pauvre pour la recevoir sans rougir ; qui, n'étant d'aucun rang social, tient également à toutes les classes : aux classes élevées par l'éducation, la science et l'élévation des sentiments qu'une religion philanthropique inspire et commande. Cet homme, c’est le curé. »
Je ne puis concevoir comment les habitants des paroisses voisines, qui ne macadamisent pas leur voie publique, peuvent se servir, sans remords, du grand chemin de Saint-Augustin. Les efforts constants des deux membres de Portneuf, pour améliorer les voies et chemins, et la position du membre local, le Dr. P. Larue, auprès de la Province de Québec, doit être une garantie suffisante que le macadam, la colonisation et le progrès se continueront vers les paroisses de l’intérieur, Sainte-Catherine, Sainte-Jeanne-de-Neuville, Saint-Bazile, Saint-Raymond, ete. Est-ce à lui que les voyageurs vont être redevables d'un nouveau pont où du vieux réparé, sur Île Jacques-Cartier? Ce n’est pas sans besoin.
Saint-Augustin est la paroisse natale des ancêtres d’un de nos premiers hommes de lettres, François-Xavier Garneau, l'illustre historien du Canada, qui voyait le jour à Québec, pour la première fois, le 45 juin 1809.
C'était des hauteurs boisées de Saint-Augustin, que son bisaïeul, Louis Garneau, contemplait la lutte héroïque de Vauclain. le commandant de l'Atalante, en 1760, comme il le répélait souvent: «Mon vieil aïeul, courbé par l'âge, assis sur la galerie de sa longue maison blanche, perchée au sommet de la butte qui domine la vieille église de Saint-Augustin,