‹ L'album du touriste [microforme]Chapitre 37 sur 140 · DAT · texte numérisé non relu

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A un mille au-delà de l'église, sous le vert canapé des érables, près du chemin, brille, au loin, une statue dorée de la Vierge, portant le Divin Enfant, haute de quinze coudées, plus ou moins. Elle avoisine le manoir seigneurial, «maison blanche à contrevents verts,» comme les aimait Rousseau, mais Jean-Jacques n’aimait pas les statues dorées, et en ceci il différeit du propriétaire du manoir, le seigneur Brousseau, député aux Communes pour le comté de Portneuf. Sa massive statue rappelle aux électeurs..…..pieux de Portneuf, que l’on n’en est plus à ces temps voltairiens, où un député au Parlement osait se pavaner dans les rues de la capitale, comme grand maître des francs-maçons..…....…….

Les chemins macadamisés, au moyen des souscriptions personnelles des habitants, offrent un exemple de progrès bien digne de limitation des paroisses adjacentes ; on reconnaît dans cette amélioration l'esprit de progrès des membres pour Portneuf, le Dr. Praxède Larue (1) et M. Brousseau, secondés de la puissante initiative du curé de la paroisse d'alors, le Révd. Messire Millet. C’est avec une émotion réelle que nous avons pénétré sous le toit de ce vieux presbytère, veuf de son ancien curé. Ce presbytère est en vue du fleuve ; le goût eultivé du maître l’a embelli de bien des charmes : étang, pont pittoresque avec chaussée, plantations, parterre à fleurs, serre à raisins. Merci, homme digne et aimé, d’avoir pensé à ceux qui devaient venir après vous, continuer votre œuvre. Tout en veillant à la garde du sanctuaire, vous n’avez pas oublié les autres avenues du teraple du vrai Dieu : vous étiez, un des «curés-modèles » dont Lamartine a dit :

QE est un homme dans chaque paroisse qui n’a point de famille, mais qui est de la famille de tout le monde, qu'on appelle comme témoin, comme conseil, où comme agent dans tous les actes les plus solennels de la vie civile ; sans lequel,

(1) Le représentant du comté qui surveille avec sollicitnde et succès les intérêts de son comté, a obtenu du gouvernement la somme de $2,400, ectroi suffisant pour la construction du pont Jacques-Cartier ; la responsabilité de bâtir incombe au conseil municipal du comté, qui, sans doute, montrera assez d'intelligence de ses devoirs pour se mettre à l’œuvre sans plus retarder, car les communications dans la partie supérieure du comté sont maintenant presqu’interrompues.

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