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des guerres civiles, une de ces villes accoutumées aux bruits des armes, aux fanfares et aux hymnes guerriers, mais tout est silencieux dans la nuit sereine et vous n'entendez même pas le pas cadencé d’une sentinelle. Dans cette ville et aux alentours, que d'événements ont été accomplis ! Quelle lutte pleine de poësie héroïque ! Que de vicissitudes ! et quel courage |! .
«En quelque lieu que vous alliez, à la basse-ville, sur le chemin Saint-Louis ou Sainte-Foye, sur les rives de la rivière Saint-Charles, tout respire un parfum historique, tout parle à vos yeux, tout a une voix qui exprime quelque chose de grand et de triste, et les pierres (1) mêmes sont autour de vous comme les fantômes qui refléchissent le passé.
«J'aime Québec malgré ses murs gris et sombres, malgré. ses glaces d'hiver, ses côtes escarpées et ses rues tortueuses, parce que cette ville est pour nous une tradition et un symbole et qu’elle me représente la patrie, parce que mon âme s’est épanouie à son ombre et que sa terre bénie renferme des cendres qui me sont connues et parce qu’enfin j’ai l'espérance de toujours y vivre.
« Je souhaite, en terminant, que les vains rêves et les mirages trompeurs de l’ambition et de la fortune ne m'entrainent jamais au-delà de ses murs. »
Voyons-là, en détail, cette curieuse cité.
En quittant la massive porte de la Basse-Ville, qui a emprunté au général Prescott (2) son nom, l'œil contemple le site de l’ancien hôtel des Francs-maçons, sur lequel est bâti le nouveau bureau des Postes ; à l’endroit même où lies Hurons, chassés de leur résidence de Sainte-Marie et Saint-Joseph (sur les rives du Lac Simcoe) vinrent dresser leurs tentes en 1650—ce lot de terre se nommait alors la Grande Place ; le couronnement du portique où brille en
(1) Voir à l’appendice La note sur la pierre du vieux Château.
(2) ‘“ Robert Prescott naquit en Angleterre en 1725, et prit du service, en 1775, avec son frère lo Général Prescott, dans la guerre de l'indépendance américaine, il fit voile pour les Barbades en 1793 et débarqua avec des troupes à la Martinique en 1794; le Général Robert Prescott vint en Canada, le 18 juin 1796, pour remplacer Lord Dorchester, il s’y occupa à renforcer les fortifications de la ville, retourna en Angleterre, où il mourut, en 1815.
or, au-dessus du buste de Champlain « le chien qui ronge l'ô, » rappelle l'épisode de Philibert, (4) et les Mémoires du temps fournissent une chronique assez curieuse des faits et gestes de Miles Prentice, le prévôt d'armes qui arrêta Du Calvet et le mit sous l’écrou au monastère des Pères Récollets, devenu prison d'Etat. Miles Prentice était Franc-maçon en titre et sergent sous Wolfe ; la tradition fait mention des romanesques amours de sa fille, ou nièce, la belle Francis Prentice avec le futur amiral Nelson (2), en 1782, alors commandant du brick de guerre l’Albemarle, et déeidé à renoncer à tout pour unir sa destinée à celle de celle ravissante québecquoise. Puis, allez contempler en dedans de la cour du presbytère de la cathédrale catholique, fondée en 1646, les derniers restes de maçonnerie, le mur de fondation qui vient de servir à M. l'abbé Laverdière pour fixer le site de la chapelle de Notre- Dame-de-Recouvrance, bâtie en 1632 (3). Vis-à-vis, sur le terrain occupé naguère par l'imprimerie de M. Brousseau et les bureaux du Courrier du Canada, est le théâtre où se passait, en 1690, une notable partie des incidents du roman historique «François DE Bienvize : » l'héroïne, Marie-Louise d’Orsy, y aurait résidé. En remontant la rue Buade, qui à emprunté son nom à Louis de Buade, comte de Frontenac et de Pulluau, Chevalier de Saint-Louis, Gouverneur de Ja Nouvelle-France, votre regard embrassera bientôt le vieil Union Hotel, où les négociants les plus huppés de Québec, en 1808, donnaient leurs dîners de cérémonie aux membres de ce fameux club de viveurs, appelé le Club des Barons. Plus tard, M. Payne loua ce grand bâtiment pour en faire une vaste hôtellerie, l'Hôtel Saint-George ; et, finalement, après mille et une vicissitudes, le tout est transformé en une imprimerie où se publie le Journal de Québec ; c’est aussi le local des bureaux du Chemin de Fer du Nord ; nous voilà à la Terrasse- Durham. Ecoutons un de nos causeurs expliquer ce que c’est que la Terrasse-Durham, vulgo la Plateforme (4).
@) V urnal de Knox, Vol. II.,p. 149, les Maple Leaves, 1ère série, et la noto A,i +. endice.
(2) Lord Nelson et Mlle. Prontice, Revue Canadienne, 1868.
(3) Voir note B, dans l’appendice.
(4) Causerie sur Québec, par H. Fabre, Revue Canadienne, juillet—1867.
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«La Plateforme est le rendez-vous habituel des flâneurs. C’est là que les gens vont s'ouvrir l'appétit et digérer les bons diners. A toute heure de la journée, il y a quelqu'un, un oisif quise chauffe au soleil ou un penseur qui rafraichit son front brûlant. On s’y rencontre le matin, on s’y trouve le soir : les conversations s’ajournent de jour en jour ; on reprend je lendemain le fil du dialogue interrompu la veille. Vous ne connaissez pas l’adresse d'un avocat, employé, médecin ou journaliste à qui vous avez affaire, et vous dédaignez de demander au Directory, un vil renseignement : allez sur la Plateforme, tôt ou tard il y viendra.
« Les avocats, dossiers sous le bras, cravate blanche au vent, y font une courte et imposante apparition avant l’ouverture de la cour ; les médecins y envoient les convalescents, guérison garantie, et les maris leurs femmes, quand elles s’ennuient, guérison également garantie ; les employés y oublient l'heure du bureau, enfin les journalistes s’y félicitent de leurs articles, préparent en commun la polémique qui doit passionner leurs adhérens respectifs, s’entr’aident fraternellement ou se fournissent des armes les uns contre les autres. C'est aussi sur la Plateforme que les veuves de trente ans retrouvent des maris, non pas ceux qu'elles ont perdus, d’autres, de meilleurs !
« La vue de la Plateforme est incomparable. Le spectacle est si beau, que je lui rendrai l'hommage discret de ne point le décrire, après tai d’autres qui n'ont pas réussi à le bien rendre. Au matin d’un beau jour, on se croirait à Naples, avant la venue de Garibaldi. Qui que vous soyez, amant de la nature ou secrétaire d'un bureau de commerce, vous ne vous lasserez jamais de contempler ce vaste horizon, de respirer ce grand air, non-seulement vous vous porterez mieux à cause de l'exercice, mais encore vous sentirez la douce et puissante influence de la nature sur le cœur, sur l'esprit ; vous sentirez vos idées s’agrandir, vos sentiments s’élargir, un rayon dorer vos chiffres, et peu à peu vous glisserez sur la pente de la poésie, mais d'avance promettez-moi de ne point rouler jusqu'aux alexandrins.
« Un soir d'été, lorsque la Plateforme est couverte de flà-
neurs, que Lévis se parsème de lumières, que la Basse-Ville illumine ses rues étroites, seslongues lucarnes, etlaisse monter la vive rumeur que fait le mouvement des affaires, que l'on distingue sur les eaux les grandes ombres des navires qui louvoient dans le port : la scène est d’une animation merveilleuse. C'est alors surtout qu'on est frappé de la ressemblance entre Québec et les villes européennes ; on dirait une ville de France ou d'Italie transplantée ; la physionomie est la même, etil faut que le jour revienne pour que l’on remarque l’altération de traits produite par le passage en Amérique. Le vieil escalier de la rue Lamontagne, bordé de magasins où le jour ne pénètre jamais, de boutiques que l’on ne saurait peindre, est un monument qui ne serc’. pas déplacé à Venise ou à Madrid. »
Près de la Terrasse-Durham, voilà bien, me disais-je, tout ce qui nous reste du fastueux château Saint-Louis, d'où le sombre et hautain comte de Frontenac répondait à l'amiral Phipps, en 1690, «par la bouche de ses canons : » (1) époque glorieuse, s’il en fût, pour la Nouvelle France, et où le vieux noble de Louis XIV, jadis l'amant préféré, selon un malin refrain (2), de Madame de Montespan, quand elle n'était encore que M"° de Mortemart, se consolait dans le Nouveau- Monde de ses ‘chagrins domestiques, en proclamant aux Anglais de la Nouvelle-Angleterre et aux Hollandais de Manhatte, la gloire et la majesté du grand monarque, son maitre. Son orgueilleuse comtesse, la merveilleusement belle (3), Anne de la Grange-Triannon, surnommée la divine, l’amie de Madame de Sevigné, avait refusé de l'accompagner au Canada. La tradition veut qu'elle ait poursuivi même au-delà de la
(1) ‘ Détrompez-vous, lui dit-il, et allez dire à votre maître qu’il n’est à mes Jeux qu’un rebelle, puisqu'il a manqué à la foi qu’il devait à Jacques II, son roi légitime, et qu’au nom de Louis-le-Grand, roi de France, je méprise l’insolent défi que votre amiral n’a pas craint de m'envoyer.”
(2) Voir les Mémoires de Za Duchesse d'Orléans et les Mémoires de Saint- Simon.
(3) On trouve dans la Revue Canadienne, février 1867, un article remarquable sur ‘les Seigneurs de Frontenac,” écrit par M. Alfred Garneau, d'Ottawa. Le comte de Frontenac, mort en 1698, fut enterré chez les Récollets, c’est-à-dire près de la Place d’Armes, où on le trouva en 1796. Doux autres Gouverneurs français y furent enterrés : Vaudreuil, en 1725, et De la Gallissonnière en
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tombe, la mémoire (1) du noble vieillard. Voilà tout ce qui reste de l'historique château où le fier gentilhomme français reçut, en octobre 1690, le parlementaire de Sir William Phipps, après lui avoir fait bander les yeux ! une aile ajoutée à l’ancienne structure par le Général Haldimand vers 1779 ; il fut détruit par l’incendie le 23 janvier 1834.
A peu de distance, à l’ouest du château se dessine, fort modestement, disons-le, le palais de justice (2), achevé en 1804 ; par derrière on voit la cathédrale anglicane, érigée vers le même temps, sur le site où le couvent des Récollets brûlait en 1796, comme nous l’a si délicieusement narré notre vieil ami, M. De Gaspé ; à quelques pas vers la citadelle se voit, dans le jardin du Fort, le beau monument élevé à Wolfe et Montcalm, en 1827, par le comte de Dalhousie, alors Gouverneur, à la restauration duquel il nous fut donné, en octobre dernier, de prendre part à la suite de Sir N. F. Belleau, Lieutenant- Gouverneur, son premier ministre l’hon P. J. 0. Chauveau, Hy. Fry, écr. Sachons gré à ce dernier d’avoir généreusement comblé à ses frais le déficit du budget des réparations.
Un peu à l’ouest, sur la rue Sainte-Anne et sur leterrain de la cathédrale anglicane, s'élevait naguère presqu'en face de la résidence de l’hon. P. J. 0. Chauveau, l’Orme séculaire des Récollets.
«Il y avait (3), dit M. S. Lesage, toute une légende sur cet arbre majestueux. On allait jusqu’à dire que Jacques-Cartier,
(1) “Lors de l'incendie de l’église des Récollets, le 6 septembre 1796, on releva les corps qui y avaient été inhumés. Ceux des personnages importants, entre autres celui de M. de Frontenac, furent inhumés dans la cathédrale, et, diton, sous la chapelle de N.-D. de Pitié. Les cercueils en plomb qui, paraît-il, étaient placés sur des barres de fer dans l’église des Récollets, avaient été en partie fondus par le feu. On retrouva dans celui de M. de Frontenac, une petite boîte en plomb qui contenait le cœur de l’ancien Gouverneur. D’après une tradition conservée par le frère Louis, le cœur du comte de Frontenac fut envoyé, après sa mort, à sa veuve. Mais l’altière comtesse ne voulut pas le recevoir disant : qu’elle ne voulait pas d’un cœur mort qui, vivant, ne lui avait pas appartenu. La boîte qui le renfermait futrenvoyée au Canada, et replacée dans le cercueil du comte où on l’a retrouvée après l’incendie.”’—(L’abbé H. R. Casgrain).
(2) La Cour siégeait précédemment au Collége des Jésuites. L'édifice actuel fut construit sous la surveillance de trois Commissaires, nommés par le Gouvernement : l’Honorable Jonathan Sewell, plus tard Juge en Chef; MM. John Mervin Nooth et Amable Berthelot d’Artigny.
(3) Revue Canadienno—1867, page 317.
lors de son premier débarquement à Québec, s'était établi dessous avec ses compagnons de voyage ; nombre de relations du moins en faisaient remonter l'existence à plus de deux cents ans, ce que nous croyons sans peine, car il avait qualorze pieds et un pouce de circonférence. Aussi tous les antiquaires de Québec, et ils y sont nombreux, protégeaient-ils avec amour ce vieux contemporain du fondateur de leur ville. Le 6 septembre 1845, pendant un fort coup de vent du nordest, l’un des trois troncs dans lequel se divisait le bel et mémorable Orme, se rompit à l'endroit de sa bifurcation avec le tronc principal, à quelques pieds de terre, et il fallut abattre ce qui en restait de peur de quelque accident. Un fragment du tronc de trois pieds de hauteur avait été déposé à cette époque dans une des salles de la Société Littéraire et Historique de Québec, où il a péri dans un incendie en 1854. Il y avait à Québec une autre relique de la forêt, c'était le Fréne des Ursulines conservé dans l’enclos du couvent de ces Dames depuis leur arrivée en 1639 ; il est tombé de vieillesse, le 19 juin 1859. On disait alors à Québec, en plaisantant, que le vieux Fréne des Ursulines était mort catholique, tandis que son contemporain, l'Orme des Récollets, devenu la propriété de la cathédrale anglicane, était mort protestant. »
Sur le site maintenant occupé, au marché de la Haute-Ville, par l'hôtel de M. Grondin, N° 28, a dù être, en 1648, l'’auberge du premier hôtelier de Québec, le sieur Jacques Boisdon, autorisé, à l'exclusion de tout autre, par acte, à se « loger sur la grande place, près de l’église, afin que tous puissent aller se chauffer chez lui. Il ne logera personne pendant la grand'messe, le sermon, le cathéchisme et les vêpres ; » au dit acte ont signé M. D'Ailleboust, le père Lalemant, les sieurs Chavigny, Godfroi et Giffard. Jacques Boisdon était le père du célèbre Jean Boisdon, le traître et avare hôtelier de 1690, esquissé par M. Joseph Marmette dans son délicieux roman « François DE BiENVILLE. » Jean Boisdon avait sur son enseigne « Au Barril d'Or, J'EN Bois ponc. » Cette jovialesilhouette est tracée avec entrain par le jeune romancier ({).
() ‘Maître Jean Boisdon qui, vers l’an 1680, avait succédé à son père, était un homme de trente-cinq ans, à l’époque où Dent-de-Loup était prisonnier au château du Fort. Gros et court, notre hôtelier avait, de prime abord, l’apparence
Abordons au Kent House, où Sa Grâce Edouard, duc de Kent, père de notre auguste souveraine, et, en 1791, galant colonel du 7° de ligne, âgé de vingt-cinq ans, donnait ses petits dîners aux Hale, aux Salaberry, aux Caldwell, aux Lymburner, sans oublier un certain gaillard abbé, le Père Félix de Berey, ou, selon M. Jacques Viger et le Chevalier de Bellefeuille, Charles Claude Berey (1), célèbre nour son esprit caustique, son indépendance de caractère, tandis que la belle Julie de Saint-Laurent (2), baronne de Fortisson, faisait les honneurs de la maison du Prince. En 1818, vous trouverez la veuve du Col. Fortisson totalement désabusée des grandeurs de ce monde, voire même des charmes d’une alliance (3), morganatique avec
d’un baril de vin. Mais il gagnait encore en originalité, lorsqu'on l’examinait en détail. Ce qui frappait, quand on envisageait notre homme, c’étaient, d’abord, une grande tache de. vin d’un violet enflammé qui s’étendait en zigzag, comme les ailes d’une chauve-souris, di bout de son nez crochu jusqu’à son oreille gauche ; ensuite le combat dont son nez et son menton semblaient se menacer continuellement, tant ils avançaient l’un vers l’autre avec jactance ; tandis que sa bouche, paraissant craindre de les voir en Venir aux prises, so retirait prudemment en arrière, dans’ l’enfoncement produit par la proéminence ambitieuse de ses deux voisins. Puis, sur ses joues bouffies et enluminées, indice qu’il daignait souvent boire à........la soif éternelle de ses clients, les malins disaient que c'était pour donner à sa joue droite le coloris dont In nature avait orné la gauche, apparaissaient çà et là quelques poils rares et roussâtres, qui semblaient regarder avec dédain le curieux terrain sur loquel ils ne pouvaient se décider à croître. Sous son front bas se cachaient de petits yeux gris toujours en mouvement et à l’air maraudeur. L'hôtelier avait la monomanie de thésauriser.….......??
(1) Etude sur le Père Félix de Berey, par E. Lef. de Bellefouille, Revue Canadienne, mai 1867.
(2) L’extrait de baptême du plus jeune fils du Col. de Salaberry, baptisé le 2 juillet 1792, à Beauport, donne le nom de Madame deSaint-Laurent comme suit : ‘“ Alphonsine Thérèse Bernardine Julie de Montgenet de Saint-Laurent, Baronne de Fortisson.” Feu M. de Fortisson paraît avoir été colonel dans l’armée Française.
(3) Deux statuts impériaux réglaient les alliances des Princes du sang en Angleterre ; l’acte de Charles I, créait félonie tout mariage d’un Prince du sang avec une femme anglaise catholique, etc. ; l’autre, le Royal marriage settlement Act de Geo. III, fut passé pour annuler le mariage du Duc de Sussex avec Lady Augusta Murray, et déclarer illégitime son fils, le Col. D’Este, etc. Il punissait d’une manière exemplaire le ministre qui célébrait le mariage. Ila fallu un acte du parlement pour autoriser, cette année, le mariage de la Princesse Louise avec le Marquis de Lurne.
un prince du sang, aller redemander à la solitude du cloître l'oubli du passé. (1)
Franchissons, presqu’en face de la résidence de l'honorable Juge-en-chef Duval, rue Saint-Louis, le seuil de la maison aux sombres corridors, où résidait, à la fin du siècle dernier, l'honorable juge Monck; maintenant, comme en 1760, c'est une caserne d'officiers. Les Mémoires de M. Jus. Thompson, mentionnent une anxieuse matinée que le Commandant de Québec, le général Murray, y passa le 9 mai 1760, interrogeant ses officiers sur l'apparence d’un vaisseau de guerre qui doublait (2) la Pointe Lévis, le Lowestoff, tandis que Lévis, ses canons biaqués sur les buttes à Nepveu, menaçait la ville ; en effet, élait-ce une frégate anglaise ou française ? des amis ou des ennemis? le salut ou la perte irrévocable d’une garnison affamée et au désespoir ?
Tiens, me voilà déjà en présence de la modeste, extrêmement modeste demeure, en 1775, du tonnelier Gaubert, (n. 42), rue Saint-Louis, d’où l’on transportait, le 4 janvier 1776, la dépouille glacée de ce pauvre général Richard Montgomery, lequel, comme officier au 17e régiment, avait, dix-sept ans auparavant, pris part à la guerre de la conquête. Sa mémoire a élé noircie bien à tort par nos historiens, par rapport à sa conduite, en 1759. J'ai éprouvé un sincère plaisir à la réhabiliter, bien que tard. (Voir la note C à l’appendice.)
Nombreuses sont les traditions sur ce lugubre incident. Aux louristes américains, qui viennent par centaines visiter cette masure, avec un sentiment de révérence extrême, des Cicerone, comme l’on en voit partout, ont pour habitude de désigner un trou dans une cloison comme ayant été percé, pour laisser passer les longues jambes du Général Yankee, lequel aurait été étendu de son long sur une table voisine, en attendant que feu M. Jas. Thompson le fit déposer (3)
(1) En Septembre 1819, le major général de Rottenberg, père du Général, écrivait au héros de Châteauguay que Madame de Saint-Laurent s’était retiré en un couvent en France. Voir la Correspondance du Prince avec la famille de Salaberry.
(2) Journal du Général J. Murray, p. 38.
(3) Le père de notre vieil ami, M. James Thompson, tout récemment décédé, contemporain du Général Montgomery, nous dira les dispositions des funérailles.
‘The body on its being brought within the walls (the garrison) was iden-
dans une bière construite par un menuisier du nom de Henry Dun», et qu'il le fit enterrer, près de la poudrière, dans la gorge du bastion, porte Saint-Louis. L'on sait que le sabre du Général Montgomery, que feu James Thompson, père, s'était procuré en 1776, est échu en héritage à M. Jas, Thompson Harrower, de cette ville. M. Harrower n'échangerait pas pour des milliers d'écus cette Excalibur moderne. Moi-même j'ai consacré un petit Mémoire (1) à son identification.
En 1759, Montgomery était un loyal officier britannique ; des passe-droits l'ont fait quitter l'uniforme écarlate de George IE, qui n’assure pas toujours la promotion au mérite,
tified by Mrs. Widow Prentice, who then kept the hotel known by the name of ‘# Free Mason’s Hall, ” by a scar on one of his chocks, supposed to be a sabre cut, and by the General having frequently lodged at her house on previous occasions of his coming to Quebec on business, General Carleton, the then Governor General, being satisfied as to his identity, ordered that the body should be decently buried, in the most private manner, and His Excellency entrusted the business to me. I accordingly had the body conveyed to a small log houso in St. Lewis street, (opposite to the then residence of Judge Dunn), the second from the corner of St. Ursule street, owned by one François Gaubert, a cooper, and I ordered Henry Dunn, joiner, to prepare a suitable coffin; this he complied with, in every respect becoming the rank of the deceased, having covered it with fine black cloth and lined it with flannel ; after the job was completed there was nobody to indemnity six dollars that Dunn gave to the six men who bore the body to the grave ; he wished to insist upon mÿ paying his account, as the orders for the other work had been given and paid by me, but as I could not have required his men (having enough soldiers of my own), I contrived to put him off from time to time, and I really believe it remains unpaid till this day ; however, Dunn is long since dead, and as he could well afford to be at the loss, it was perhaps after all, only compelling him to a generous action towards a fallen foe, He deserved, in some measure, to sustain the loss, for I gave him no directions about the six men, as I had a party of my own in waiting at the Chateau to carry the corpse to the grave at the moment that General Carleton conceived proper ; and when I did ascertain his wishes to that effect, I proceeded to Gaubert’s, where I was told that Mr. Dunn had just taken away the corpse ; this was about the setting of the sun on the 4th January, 1776. I accordingly posted up to the place where I had ordered the grave to be dug, (just alongside of that of my first wife, within, and near the surrounding wall of the powder magazine, in the gorge of the St, Lewis bastion,) and found, in addition to the six men and Dunn, the undertaker, that the Rev. Mr, De Montmolin, the military chaplain, was in attendance, and the business thus finished before I got there. On satisfying myself that the grave was properly covered up, I went and reported the cireumstances to General Carleton, who expressed himself not too well pleased with Dunn’s officiousness, ” Extract from Diary of late Jas. Thompson.)
(1) “ The Sworp of Brigadier General Montgomery. ”” À Memoir, by J, M, Le- Moine, Middleton & Dawscn—1870.
pour aller s'établir près de New-York, où il épousera la tendre Janet Livingstone, fille du Juge Livingstone, et recevra le grade de Général de brigade, lorsque la révolution américaine éclatera. En 1818, sa patrie adoptive lui décernera de magnifiques funérailles et la translation de ses restes se fera par le Général Lewis, avec pompe, de Québec au cimetière de Saint-Paul's Church, New-York, où un superbe mausolée marque l'endroit où repose le malencontreux général, mort à l'âge de 40 ans.
À quelques mètres de la maison de Gaubert, désignée aux curieux par l'inscription que le nouveau propriétaire, M. L.-G. Baillargé, avocat, y a fait apposer, s'élève l'Hôtel-de-Ville de Québec, sur le sile même, dit-on, où était, en 1759, la résidence du chirurgien Arnoux, là où Montcalm aurait, selon les uns, rendu le dernier soupir. Descendez dans les rues Saint- Jean et La Fabrique, que d’épisudes historiques, les magasins et les résidences ne fourniront-elles pas ? Le magasin de M. Parke (1), avec ses voûtes massives, rue du Palais, n'est-ce pas l’ancienne demeure de Brassard-Descheraux, l'ami du trop fameux Bigot ? Voisin de la maison de feu le Dr. Painchaud, on voit le lot de terre acheté, vers 1759, par un des officiers des Highlanders, M. Thos. Ross ; la maison dessus construite, depuis plus de cent ans, appartient à la famille Ross. En tournant le coin du magasin de M. Côté, rue du Palais, l'on voit, au troisième étage, l'antique statue du général Wolfe (2), sculptée en 1771, par les frères Cholèt, d'après la commande qui leur en avait été faite par un loyal boucher, M. Hipps, propriétaire alors de la maison du coin, sur des dessins fournis par M. James Thompson, senior, du 78e (Montagvards), et qui avait servi sous Wolfe.
Faites le tour par les remparts et vous découvrez l’ancienne ‘résidence du général Montcalm, rebâtie à la moderne naguère possédée par M. R. H. Wurtele, maintenant par M. Vennor,. Dans la rue La Fabrique, là, dit-on, où est le magasin de
(1) Cette bâtisse, où précédemment étaient les Bains Publics, appartient à M. J. H. R. Burroughs, protonotaire, et fait face à l'Hotel Albion, tenu par D. Noonan.
(2) Voir la note D à l’appendice.
MM. Blouin et Fisher, selliers (1), pensionnait, en 1810,
a à l'héroïque général Brock, illustré par Queenston, autant que h son contemporain De Salaberry, par Châteauguay. La bassee ville donc, que de souvenirs historiques n'éveille-t-elle pas ? a Groupées autour de l'antique église de Notre-Dame-desé Victoires, qui rappelle 4690—la défaite de Phipps, et 1711—la e dispersion de l’escadre de Sir Hovenden Walker, l'on peut à N noter les vieilles voûtes françaises, sous les magasins de 4M. Poston ; Ed. Le Mesurier ; Hunt, Brock & Cie., elc., dans les rues Saint-Pierre et Notre-Dame ; c'est, sans doute, à ces : voûtes, ou du moins à cette localité, que M. Jean Claude Panet 4 | fait allusion dans son journal du siége, le 8 avût 1759 (2). e Le (1) Je recevais tout récemment des propriétaires de ce site historique, la note s suivante :
‘ Monsieur.—Le succès avec lequel vous avez, par vos recherckus, loculisé » divers traits de notre histoire, en cette ville, nous induit à vous prier d'accepter, 8 en présent, une canne historique, que vous pouvez nommer, si vous le jugez à p'opos, . : (LA CANNE DU GÉNÉRAL BROOK ??
@ 1% ‘ Si votre Société Historique à la canne du Héros de Châteauguay, vous aures
celle du Héros de Queenston.
“Vous avez constaté, d’après le témoignage d'un témoin encore vivant, le col. J.. ’ 1 Sewoll, de cette ville, ex-maître de poste, lui-même lieutenant en 1810 au 49e régt., stationné à Québec et commandé par le général Brock, que le brave mili- } taire, résidait alors dans le voisinage du marché de la haute-ville, et dans la { maison même où nous sommes. Bien que cette volumineuse et singulière canne, presque aussi massive que celle de De Salaberry, ait été dans notre magasin depuis au delà de trente ans, nous n'avons pu constater si elle y était pendant la guerre de 1812, En tous les cas, veuillez l’accepter, comme un souvenir du
passé.
“ Nous sommes, etc.,
#0) ‘ Monsieur, “ Fismer & BLouix. ”
La volumineuse canne, avec sa singulière tête sculptée, tient compagnie, en ce moment, à des tibia, trouvés au champ de bataille de Sainte-Foye, 1760, que m’a présentés M. Chouinard, alors propriétaire du terrain, et à plusieurs autres souvenirs de 1759, 1760 et 1775, dûs à l’obligeance de quelques amis.
Quant à l’antique maison de MM. Fisher & Blouin, elle fait partie de cette rangée d'édifices de La rue La Fabrique, tant ravagée, en 1759, par les bombes et les boulets anglais : j’ai moi-même vu au-delà de douze boulets recueillis dans ses caves.
(2) ‘Le même jour, dit-il, fut fatal pour moi et pour bien d’autres. Les anglais, qui n’avaient cessé de oanonner et de bombarder depuis !s 12 juillet, firent, lorsque vint le soir, un nouvel effort ; ils jetèrent des pots à feu sur læ basse-ville, dont trois tombèrent un sur ma maison, un sur une des maisons de la place du marché et un dans la rue Champlain. Le feu prit à la fois dans trois endroits. En vain voulut-on couper le feu et l’éteindre chez moi, il ventait un
Rien de plus sombre, de plus curieux que ces vastes et silen- | cieux souterrains où quelques becs de gaz laissent choir une ‘ lueur incertaine sur des milliers de pipes de Port, tierces 4 d’eau-de-vie, poinçons de Gin et de Guildive, lieux où la lu- | mière du jour n'a pas lui depuis près de deux siècles. Les Touristes qui ont des goûts d’antiquaire feront bien de les visiter.
| On sait que l'habitation de Champlain était contiguë au ter- |. rain de MNotre-Dame-des-Victoires. Sous l'escalier, côte La Montagne, qui conduit à la rue Champlain, MM. les abbés Laverdière et Casgrain assurent (1) avoir retrouvé la voûte où | il fut enterré avec une partie de l'inscription. | La seconde barrière où les annexionistes de 1775, Arnold | en tête, tentèrent d'escalader, a dû être placée en face du lot où est maintenant bâti le bureau de M. W. D. Campbell, N. P., et la rue Sault-au-Matelot, par derrière : la première étant sous le Cap, dans la ruette qui court parallèle à la rue Saint- Paul, nommée maintenant rue des chiens.
| L'étroite et sale rue Sault-au-Matelot (2), conserve encore | 1 le nom Saltus nauti, qu'elle reçut, dit Du Creux, parce qu’un chien appelé Matelot, y saula ; d’autres disent que ce fut un matelot même.
petit Nord-Est, et bientôt la basse-ville ne fut plus qu’un brasier ; depuis ma maison, celle de M. Desery, celle de Maillou, rue du Sault-au-Matelot, toute la basse-ville et tout le Cul-de-Sac jusqu’à la maison du sieur Voyer, qui en a été | exempte, enfin jusqu’à la maison du sieur de Voisy, tout a été consumé par les flammes.
| “Ily a eu 7 voûtes qui ont crevé ou brûlé, celle de M. Perreault, le jeune (faisant face au bureau du Canadien), celle de M. Tachet (sur le quai Napoléon), de M. Turpin, de M. Benjamin de la Mordic, Jehaume, Maranda. Jugez de la consternation. Il y a eu 167 maisons de brûlées.”? (1) Voir ‘ Découverte du tombeau de Champlain, par MM. les abbés Laver- | dière et Casgrain. Voir aussi ‘la brochure de M. S. Drapeau, publiée à ce sujet | au bureau du Canadien en 1867. Ce vif débat prit le nom de ‘ Querelle des antiquaires.” (2) Voici letexte mime de Du Creux: 1 “ Ad lævam fluit amnis S. Laurentii ; ad dextram $. Caroli fluviolus. Ad À confluentem, Promontorium assurgit, Saltem nautæ, vulgo vocant, ab cane hujus mominis, qui se alias ox 60 loco præcipitem dedit. ” Historia Canadensis, p. 204.
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Il ya dans les églises de Québec, des toiles et des peintures d’un grand prix. Les écoles françaises et flamandes y sont représentées avec avantage.
Plusieurs des originaux sont l'œuvre de grands maîtres (1), ilen est un bon nombre qui font, chaque année, l’admiration des connaisseurs et des touristes : grâces aux facilités qui nous ont été offertes, il nous est permis d'en mentionner quelques-uns. |
La cathédrale catholique de Quibec, bâtie en 1646, fut presque détruite par le bombardement qui eut lieu en 1759; de belles toiles disparureut alors des murs. Celles qu’on y remarque actuellement furent transportées au Canada plus tard. Elles sont:
1. Au maitre-autel : La Conceplion, dans le style de Cns. LEBRUN, (1619-1690), copiée sur une statue que l’on voit dans l'église Saint- Sulpice de Paris, par un inconnu.
. Au nord: Ravissement de saint Paul, Caro MaRaTTI.
. Au mur opposé: Le Chris! servi par les Anges.
. Au-dessus de l'autel : nef du sud, La Fuile de Marie et Joseph avec le Divin Enfant ; c'est une copie d’un tableau au-dessus de l’autel de la chapelle du Séminaire, par THÉoPniLE HAMEL.
. Sur le pilier au-dessus de la chaire: Le Christ Van Dyck, c’est le plus beau tableau qui existe en Canada.
. Sur le pilier en face: La Nalivité du Christ, copié du fameux tableau de Guipo Rent.
. Le Sauveur subissant les oulrages des soldats (Saint Mathieu, XX VII. 27, 31.,) FLEURET.
. La Pentecôte, Vignox.
. La Sainte Famille, (1600-1638), Jacques BLANcHanD.
. L'Annoncinlion (Saint Luc, f. 26-38) (1692-1768), Jean Resrour.
. Nef du nord: Sainle Anne, par A. Pramoxnon, 1895.
. Dans la chapelle Notre-Dame de Pitié : Le Tombeau el la Sépullure du Sauveur,—de Hurix—copié par PLaAMONDoN.
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(1) M. A. Plomondon m’écrit de son hermitage, à la Pointo-aux-Trembles, comme suit, à propos de ces tableaux :
‘ Voici ce que M.l’abbé Desjardins me dit en 1826, quand je lui remis les lettres de son frère, alors aumônier de l'Hôtel-Dieu, à Québec : ‘* Toutes nos ‘ églises (de France) avaientété pillées, du temps de Robespierre, en 1793, par ‘ des milliers de fripons. Des spéculateurs avaient collectionné un nombre infini ‘ de tableaux volés. Un de ces hommes fit banqueroute : sa collection fut vendue, ‘par autorité de justice. Je me rendis à l’encan, les tableaux étaient en piles ‘“ dans une cour à Paris ; c'était une montagne de tableaux. Cette montagne me ‘ fut adjugée en bloc pour presque rien, comparativement à sa valeur réelle.
‘ Quelques jours plus tard, le cardinal Fesch, archevêque de Lyons, grand ‘ connaisseur, m’ordonne de faire trunsporter, ch: iui, à Lyons, ma collection. Il ‘en achète quelques-uns et me remet le reste : v'est ce que vous avez reçu en
L'église Saint-Jean-Baptiste, dans le faubourg Saint-Jean, dont on jeta les fondations en juillet 1847, fut terminée et livrée au culte le 25 juin 1849. Cette église possède plusieurs tableaux, copiés des grands maitres, par notre peintre, M. Antoine Plamondon.
1. Au maitre-autel : Le Bapléme de Jésus-Christ, copié par M. LÉGARÉ, (du tableau de la chapelle du Séminaire).
. Au fond du chœur : Sainle Cécile, —copiée de Raphaël, par PLAMONDON.
. Saint Charles Borromée,—donnant la communion aux pesliférés de Milan, copié par PLAMONDON.
. La Vierge Sirline, copie de Raphaël, par PLAMONDON.
. Sainte Anne, par PLAMONDON.
. Dans la galerie du sud : L'’Assomplion, copie de N. Poussin, par PLAMONDON.
. Dans la galerie du nord: La Transfiguralion—de Raphaël, par
PLAMONDON.
Dans le chœur, côté de l’épitre : Jésus guérissant les Aveugles de
Jéricho, copie de N. Poussin, par PLAmMoNDoN.
. Adoralion des Mages, copie de Raphaël, par PLAïONDON.
. Dans le chœur, côté de l'Evangile : Jésus donnanl les Clefs à saint Pierre, copie de N. Poussin, par PLAMONDOoN
. La Scène, copie de L. de Vinci, par PLAMONDoN.
12. Dans la chapelle du nord: Fuile en Egyple—copie du tableau du | Séminaire, par PLAMONDON.
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La Chapelle du Séminaire contient les tableaux suivants : . Le Sauveur el la Femme de Samarie, au puils de Jacob, près de Sychar,
| (Saint Jean, IV.) (1724-1805), Les FRÈRES LAGRENÉE.
La Sainte Vierge, entourée des Anges, qui préparent les vélements
pour Jésus enfant, Diev.
Dans la chapelle à droite : Le Sauveur sur la Croix, tel que décrit
l'Evangéliste saint Jean, XIX, Monwrr.
A l'entrée : Les Hermiles dans la solilude de la Thébaïd', Guiuror.
. Aile voisine: La Terreur de saint Jérôme. lorsqu'il se rappelle sa Vision du jugement dernier, magnifique copie par PLamonpon,—l’ori-
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‘ Canada. Ils furent acquis par le Séminaire, lu cathédrale de Québec, l’église ‘ de Saint-Michel de Bellechasse, de Saint-Antoine de Lotbinière, * et quelques # autres église du Canada ; ceci s’est passé de 1815 à 1820.
“ C’est la vue de ces tableaux-là qui m’a décidé d’aller étudier la peinture à Paris, en 1826.
‘ ANTOINE PLAMONDON. ??
| | | ginal est à l'Umiversité Laval, Du.
‘4 P. S.—La Sainte-Famille, au maître-autel, chapelle du Séminaire de Québec, n’est point de la collection de Messire Desjardins. C’est un tableau envoyé | par Le Séminaire des Missions Etrangères de Paris au Séminaire de Québec, il y
a plus de cent ANS... ses ssssss ses covsrose TO DUO RL OL TU CH A. P. ”
* Les tableaux suivants furent achetés par'le Rév. Messire Raby, curé de ï Saint-Antoine de Lotbinière, d’après l’autorisation d’une assemblée de Fabrique, Es tenue le 17 mars 1817 :
Ë Saint-Antoine de Padoue,
ï L'Intérieur de Nazareth.
À Les Stigmates de Saint-François d'Assise.
l Lu Piniution ss cnredennsmennonnitrmnseineenannontisssunieneseccrs À ADDRY Jésus au milieu des Docteurs, copié par... ss, MASSE.