‹ L'album du touriste [microforme]Chapitre 43 sur 140 · CHARLESBOURG · texte numérisé non relu

CHARLESBOURG

mants sites, l'on découvre des vieux sabres français (1), des canons de fusil, des boulets, des claymores des Æighanders, des balles. On réalise l’idée du Cygne de Mantoue.

Scilicet et tempus veniet, cum finibus illis

Agricola, incurvo terram molitus aratro,

Exesa inveniet scabr@ rubigine pila,

Aut gravibus rastris galeas pulsabit inanes,

Grandiaque effossis mirabitur ossa sepulcris,

—(GEORGIQUES DE VIRGILE, Livre I).

Ou, si vous l’aimez mieux, dans l'harmonieux idiome de Delille :

Un jour le laboureur dans ces mêmes sillons

Où dorment les débris de tant de bataillons, Hourtant avec le soc leur antique dépouille Trouvera sous ses pas des dards rongés de rouille, Entendra retentir les casques des Héros,

Et d’un œil effrayé contemplera leurs os.

Que d’autres incidents des temps passés, les annales de Deschambault, de Lorette, de Saint-Ambroise et de Sainte- Foye, ne nous fourniraient-elles pas? Mais hâtons-nous de revenir, tout en regretlant de ne pouvoir nous enfoncer dans la solitude des bois de Charlesbourg pour méditer sur le sort de cette pauvre Caroline, La Fleur des Bois, assassinée tragjiquement, si l'on en croit M. Amédée Papineau, au petit chàteau de l’intendant Bigot, à Charlesbourg.

Mélancoliques ruines, dont bientôt les pécheurs de truites de Saint-Sauveur ne laisseront pas pierre sur pierre, vous ne disparaîtrez pas sans avoir été vivifiées par la baguette magique du romancier (2), et plus tard, sans doute, par celle du poète ! Vieux château, il me semble, à travers les années, entendre ton luxurieux châtelain adresser à sa jeune victime des vœux comme ceux du comte Roger.

pasturage for cattle in the neighbourhood during the summer, well watered by several runs, informs all those who may choose to send him there cows that they will be well taken care of and that he will send them cow’-herds to town every morning at six o’elock, who will bring them home every evening between five and six. The price will be two dollars for the summer, to be paid said King on St. Michæl’s day.” (Quebec Gazette, 14 April 1768.)

(1) Je saisirai cette occasion pour remercier M. David Cruig, propriétaire de l’ancienne ferme du col. Sewell, Saint-Albans, à Sainte-Foye, pour plusieurs souvenirs de la lutte acharnée du 28 avril 1760 : canons de fusils, sabres, etc.

(2) M. J. Marmette, l’auteur de François de Bienville, à enrichi notre litté-

rature d'un second’roman, où Bigot et son Parc-au-Cerfs, sont dévoilés, sans merci.

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