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De CEE PET ERTENEES
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marbre blanc portant les armes de Montcalm et l'inscription de l'Académie, Le marbre que M. de Bougainville avait expédié au Canada, en 1761, avec la permission du Roi d'Angleterre, ne s’est jamais rendu à sa destination ; on croit que le vaisseau à bord duquel il fut mis, fit naufrage.
Cette inscription, toutefois, (dont on trouvera le texte latin dans notre journal anglais, et le texte français dans notre journal français de septembre, 1859,) mentionne une circonstance qui est fort contestée, celle de la fameuse bombe qui aurait creusé d'avance la sépulture de Montcalm.
Le souvenir de la seconde bataille des Plaines d'Abraham a été, pour bien dire, évoqué par le beau chapitre que M. Garneau lui a consacré dans son Histoire du Canada: et la découverte de nombreux ossements, près du chemin de Sainte-Foye, suggéra à la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec l'idée d'élever une colonne à la mémoire de Lévis et de Murray, et à celle des braves qui combattirent sous leurs ordres. Trois imposantes cérémonies ont permis à plusieurs représentants successifs de notre gracieuse souveraine de prendre part à ce grand acte de justice, Le général Rowan, le 5 juin, 1854, à l'occasion de la cérémonie funèbre par laquelle on donna la sépulture chrétienne aux ossements retrouvés; Sir Edmund Head, le 19 juillet, 1855, lors de la pose de la première pierre, et, enfin Lord Monck, le 19 octobre 1862, lors de l'inauguration du monument complété par la statue donnée par le Prince Napoléon, ont noblement terminé l’œuvre commencée par Lord Dalhousie et continuée par Lord Aylmer.
La présence du commandant Belvèze, en 1855, avec l'équipage du premier vaisseau de guerre français qui ait remonté le Saint-Laurent depuis la cession/du pays, et, cette année (1863,, celle du baron Gauldrée Boilleau, le premier consul général que la France ait accrédité en Canada, sont aussi deux coïncidences on ne peut plus heureuses.
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Le nouveau monument consiste en une colonne de bron’e cannelée te sur un piédestal de belles proportions, qui repose lui-même sur une ase en pierre. Une statue de Bellone la couronne: elle porte la lance et le bouclier mythologiques et est tournée vers cette partie du champ de bataille qu'occupait l'armée française. Quatre mortiers en bronze sont lacés à chaque coin du piédestal. La face qui regarde le chemin de Sainteoye porte cette inscription: Aux Braves DE 1760—-[niG$u PAR LA SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE DE Québec, 1860.» Du côté de la ville, le nom de Murnay se lit au-dessus des armes et des emblêmes de l'Angleterre; du
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côté de la campagne, celui de Lévis, au-dessus des armes et des emblèmes de la vieille France. En arrière, se trouve un bas-relief représentant le moulin de Dumont et les armes et les emblêmes du Canada (1). La statue a 10 pieds de hauteur, et le monument en a 75 en tout.
Rien ne manque plus aujourd’hui à la gloire des combattants du dernier siècle, de ceux qui ont été les nobles instruments de la Providence dans les plus grands événements de notre histoire, Le Canada a racheté sa longue indifférence, et il est démontré, une fois de plus, que ce n'est pas une vaine formule dont on se sert lorsqu'on en appelle tous les jours à la justice de la postérité.
Pierre J. O. CHAUVEAU.
(Extrail du Journal de l’Instruclion Publique pour 1863.)