LE MARQUIS DE MONTCALM
Louis-Joseph de St. Véran, marquis de Montcalm, naquit à Candiac, en 1712, Il entra dans l’armée à l’âge de 14 ans, et après avoir servi dixsept ans, il fut nommé colonel du régiment de l’Auxerrois, en 1743. Les campagnes d'Italie et d'Allemagne lui fournirent l'occasion de faire preuve de cette habilité, ce courage et cette activité qui le distinguèrent plus tard. En 1749, il était général de brigade. En 1756, il fut nommé maréchal de camp, et comme tel, commanda les forces françaises au Canada. Sa brillante victoire à Carillon et d’autres succès, le firent promouvoir au grade de lieutenant-général en 1758. Sa stratégie militaire, en 1759, eut pour effet de £enir en échec l’armée entière de Wolfe pendant loute l'été : le général anglais, par sa défaite à Beauport et d’autres échecs, était si profondément découragé qu'il assembla un conseil de guerre. On résolut d'abandonner la campagne ; de bâtir des forts à l’Ile-aux-Coudres et ailleurs comme quartiers d'hiver pour les troupes en attendant des renforts. Le 14 septembre 1759, quand il expira, il avait done 47 ans,
Le monument avec l'épitapie préparé à Paris par l'Académie des inscriptions que Bougainville devait faire parvenir au Canada, du consentement et uvec l'approbation du grand ministre Pitt, n’atteignit jamais nos rives.
Ce fut lord Ayimer, gouverneur de la Province, qui, en 1832, se chargea de commémorer la glorieuse mémoire du général français, en lui faisant ériger, dans la chapelle des Ursulines, une tablette de marbre blanc.
Héros de Carilton, ton illustre victoire Await couvert ton front d’une immourtelle gloire, Mais n'avait pas sauvé le pays de ses maux; Et bientôt sous les murs de ta belle patrie, Frappé d’une balle ennemie, Tu succombes, Montcalm, mais tu meurs en héros,
—(F. H. L.) Nicolet, 24 juin 1860.
(1) D’après le Mémoire du sergent Donald McLeod, Wolfe, blessé, fut porté enveloppé dans l’écharpe de ce montagnard.
Rens