‹ L'album du touriste [microforme]Chapitre 98 sur 140 · SAINT-HENRI · texte numérisé non relu

SAINT-HENRI

pour moi, ton image n'apparaîtra plus que dans mes rêves dorés du passé ! Adieu, chüûte pittoresque :

Tombe toujours en cascade légère, Roule toujours en bouillons écumeux, jaise en passunt les touffes de fougère,

Et porte au loin tes flots harmonieux !

Saint-Henriest un sol fertile en historiques souvenirs ! Quelle est la paroisse autour de Québec qui n’en ait?

Là, par une froide nuit de novembre 1775, le 4 du mois, comme je l'ai décrit ailleurs, le colonel Arnold lächait ses hordes affamées, avides de se procurer Je vivre el le couvert,

Là, le 25 juillet 1759, le général Wolfe, irrité de voir le peu de succès de sa première proclamation à Saint-Laurent de l'ile, faisait, par l'entremise du major Dalling, attacher aux portes de l’église de Saint-Henri, une (1) nouvelle proclama-

Le lieutenant-colonel François Boucher, mort en août 1861, à l’âge de 83 ans, laissant une fortune relativement grande, était le dernier survivant des enfants de M, Boucher qui fut le premier capitaine du port de Québec, (on dit maintenant maître du hâvre) sous le gouvernement anglais, Le dernier survivant des officiers, du régiment Zoyal Canadian, il descendait de Marin Boucher, proche parent de Gaspard Boucher, dont le fils, Pierre, a été gouverneur des Trois-Rivières, Gaspard et Marin Boucher étaient venus s'établir avec leurs familles en Canada, dans l’année 1635.

(1) Son Excellence, piqué du peu d'égards que les habitants du Canada ont eu à son placard du 27 du mois dernier (celui de Saint-Laurent de l'Isle), a résolu de ne plus écouter les sentiments d'humanité qui le portaient à soulager des gens aveuglés dans leur propre misère. Les Canadiens se montrent, par leur conduite, indignes des offres avantageuses qu'il leur faisait, C’est pourquoi il a donné ordre au commandant de ses troupes légères, et à d’autres officiers, de s’avancer dans le pays pour y saisir et amener les habitants et leurs troupoaux, et y détruire et renverser ce qu’ils jugeront à propos. Au reste, comme il se trouve faché d'en venir aux barbaries extrêmes, dont les Canadiens et les Indiens, leurs alliés, lui montrent l'exemple, il se propose de différer jusqu’au ler août prochain à décider du sort des prisonniers, qui peuvent être faits, avec lesquels, il usera de représailles ; à moins que, pendant cet intervalle, les Canadiens ne viennent à so soumettre aux termes qu’il leur à proposés dans son placard, et, par leur soumission, toucher sa clémence et le porter à la douceur,

JO8EPH DALLING,

Major des troupes legères.

A Saint-Henri, lo 25 juillet 1769,

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Nous avons appris, dit J. C, Panet, le même jour, que les Anglais avaient fait un détachement pour aller à Saint-Henri, pour y chercher des provisions, où ils ont pris 200 femmes et le curé. Ils ont renvoyé Mlle, Saint-Paul.

— (Journal du siége de 1759, par Jean-Claude Panet.)

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tion ; et afin de tirer les choses au clair, il faisait arrêter comme prisonniers 200 personnes du sexe, ainsi que le curé de la paroisse.

Malheureux curé, encore plus malheureuses prisonnières, si vos vainqueurs, vos maîtres, ce 25 juillet-là, eussent été des Prussiens ! ou ce qui est pire, des communistes comme ceux de Paris (1).

Saint-Charles, Rivière Boyer.— Saint-Michel, — Saint-Gervais, — Saint- Valier.—Saint-Francois.—Saint-Pierre, etc.

Nous rencontrons Saint-Pierre

Qui vante avec raison sa plantureuse terre, Saint-François, Saint-Gervais, villages fort gentils Qu'en passant dans les chars l'on admire gratis ; Mais Saint-Thomas sur oux a beaucoup d’avantage Par sa cour, sa prison et son joli village.

(La Grand’ Tronciade.)

Filons à toute vapeur, vers Saint-Charles, qu’arrose larivière Boyer. D'où lui vient ce nom ? antiquaires, répondez! pour moi je n’en sais mot,

Saint-Charles (2) dans les terres, peut passer pour la seconde concession de Beaumont, paroisse sur le fleuve ; Beaumont, avec une vieille église et les ruines d’un presbytère encore plus antique, bâti, dit-on, vers 1722.

(1) Ceci était écrit pendant l’automne, le douloureux automne de 1870, pour la France. J’ai depuis revu Saint-Henri ; le pont de M. Motz est encore à sa place, mais la vioille église paroissiale va bientôt disparaître, pour faire place à un temple majestueux, digne en tous points de cette florissante paroisse.

(2) La seigneurie de Beaumont fut concédée en deux concessions; la première, par l’Intendant Talon, 3 nov. 1672, à Sieur des Isletz de Beaumont : la seconde, par le marquis de Vaudreuil, le 10 avril 1713, au Sieur Couillard de Beaumont.

Saint-Michel fut concédée par le marquis de Duquesne, le 29 sept. 1752.

Saint-Valier, par Talon, le 29 oct. 1672, au Sieur do la Durantaye, et aussi par Frontenac, le ler mai 1693,

Berthier (Bellechasse), fut concédée par Talon, au Sieur Berthier, le 29 oct,

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