CAFÉ, TABAC
L’usage du café et celui du tabac ont des rapports étroits avec l’alcoolisme.
Le café, par lui-même, est un breuvage inoffensif.
Mais le café a l’inconvénient d’entraîner à une consommation plus ou moins considérable de liqueur forte, eau-de-vie, kirsch, rhum, etc. Il est peu d’hommes qui prennent le café seul, et c’est l’accompagnement obligé du gloria, du petit verre, qui rend perfide l’usage du café.
L’usage, et, plus encore l’abus du tabac (car il est peu de fumeurs qui n’en abusent), contribuent beaucoup à aggraver l’effet des boissons enivrantes. La fumée du tabac, en échauffant la bouche, en desséchant le gosier, provoque une soif artificielle, excite à boire, et le fumeur se laisse glisser facilement sur
DANGERS .POUR LA FAMILLE
cette pente douce et insensible qui le conduit à se plonger dans l’ivrognerie (1).