‹ L'alexandrin d'apres la phonétique expérimentaleChapitre 13 sur 250 · CINNA, I · texte numérisé non relu

CINNA, I

Emilie

Oui, va, n'écoute plus ma voix qui te retient : . . Mon trouble se dissipe, et ma raison revient.

Pardonne à mon amour cette indigne faiblesse. Tu voudrais fuir : en vain, Cinna, je le confesse ;

I. La ponctuation de l'édition des grands écrivains n'est d'ailleurs pas exacte. Pour les morceaux de Corneille, voici celle de l'édition de 1664, in-folio, revue par l'auteur :

Oui, va, n'écoute plus ma voix qui te retient, Pardonne à mon amour cette indigne faiblesse,

Mon trouble se dissipe et ma raison revient. Tu voudrais fuir en vain, Cinna, je le confesse.

LES TEXTES

lO

Si tout est découvert, Auguste a su pourvoir A ne te laisser point ta fuite en ton pouvoir. Porte, porte chez lui cette mâle assurance, Digne de notre amour, digne de ta naissance ; Meurs, s'il y faut mourir, en citoyen romain. Et par un beau trépas, couronne un beau dessein. Ne crois pas qu'après toi rien ici me retienne : La mort emportera mon âme vers la tienne ; Et mon cœur, aussitôt percé des mêmes coups....

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