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Toutes choses restant égales par ailleurs, il en est réguHèrement ainsi. Voici des exemples :
. . . Digne de notre amour, digne de ta naissance ;
Meurs, s'il y faut mourir, en citoyen romain... (Cin., I, 8-9 JR.)
... Ma gloire à soutenir, et mon père à venger.
Hélas ! ton intérêt ici me désespère... (Cid, 12-13 G.)
. . . L'unique allégement qu'elle eût pu recevoir ;
Et contre ma douleur j'aurais senti des charmes... (th., 16-17 CGJ.)
. . . Ma générosité doit répondre à la tienne.
Tu t'es, en m'offensant, montré digne de moi... (ib., 26-27 JR.)
On pourrait allonger considérablement cette li,ste.
Les exceptions .sont très rares. Elles proviennent : soit d'un abaissement de la voix sur le vers suspendu qui suit la conclusion, quand il y a lieu, pour des nécessités d'expression, de parler sur un registre plus grave ' ; soit d'un pathétique plus véhément dans la fin de la phrase ^ ; soit de ce que cette fin de phrase elle-même doit son acuité maxima à un enjambement '.
Nous tenons donc maintenant tous les éléments du problème et nous pouvons, grâce aux observations présentées, formuler une règle importante. C'est que les mouvements mélodiques sont déterminés ou bien par la valeur passionnelle du texte ou bien par les suspensions et les chutes du sens. En un mot, la plus forte hauteur musicale d'un alexandrin, dépassant le cadre des groupes rythmiques les plus voisins et n'ayant jamais qu'une valeur relative, n'existe qu'en fonction de la période. Ou si l'on aime mieux : // n'y a pas dans la déclamation contemporaine un accent « de vers », mais seulement un accent « de phrase ». Cette marque est exacte même quand le sens est complet en douze syllabes.