‹ L'alexandrin d'apres la phonétique expérimentaleChapitre 46 sur 250 · V. II · texte numérisé non relu

V. II

àtà

àlà

âtà

àtà

été

été

été

été

btà

ôtô

ôtô

àtô

àtà'

àtà

On voit que partout, et quelque soit le timbre, la dernière voyelle est la plus longue. A vrai dire elle n'a pas une durée constante, malgré l'opinion de Brûcke cité par Sievers % qui soutenait que la valeur temporelle des voyelles habituellement longues, n'étant jamais dans un rapport du double au simple avec les brèves, présentait du moins une proportion de 5 à 3. L'écart entre la première voyelle et la seconde n'est en effet assujetti à aucune règle fixe, et l'on peut s'étonner que la différence, relativement assez considérable quelquefois, soit ailleurs toute minime. J'ai recommencé plus tard la môme enquête sur le groupe ôtô et j'ai alors obtenu une moyenne de 8" pour le premier ô et de 38" pour le second. Je ne puis expliquer ce fait que par l'état de fatigue dans lequel je me trouvais le jour où j'avais inscrit, après une série déjà longue d'expériences, les combinaisons qui précèdent, fatigue qui m'avait fait appuyer de façon anormale sur la première voyelle. M. l'abbé Rousselot s'est, lui aussi, trouvé en présence du même phénomène qu'il interprète pareillement '. Quoi qu'il en soit, il y a plusieurs choses à retenir du tableau qui précède :

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