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LK SENS ET LE RYTHME : LES SYLLABES FEMININES

La lune tout à l'heure à l'horizon montait.

{Heni., 10 A.)

La

lu

tu

ta

/rir

lo

ri

IIW

Mais croit-on que Foreille ait entendu ces deux mots métriques : -te de nos jours et -ne tout à l'heure?

Cependant, d'autres arguments peuvent être invoqués. A la rime, il n'est plus question de ce système : ici les théoriciens ne s'avisent nullement de rattacher la muette terminale au groupe initial du vers suivant ; ils admettent parfaitement que la syllabe féminine, à cette place, se relie à la longue antécédente. Pourquoi ? Est-ce parce qu'ils considèrent que le silence est obligatoire à la fin du second hémistiche ? Mais justement, la possibilité de ce silence existe partout à l'intérieur du vers, il peut apparaître après chaque membre rythmique, et, quand il se manifeste, il unit sans discussion aucune la syllabe féminine à la tonique dont elle est précédée. Les exigences du sens sont, une fois de plus, déterminantes, et excluent toute pause autrement située :

Bois, prés, fontaines, fleurs, qui voyez mon teint hlême.

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