‹ L'Alexandrin Français: D'après la Phonétique ExpérimentaleChapitre 132 sur 282 · XVIII, P · texte numérisé non relu

XVIII, P

4° Beaucoup plus rarement on constate le mélange des suspensions et des chutes de sens, sans que la voix s'élève sur le membre qui précède la conclusion. Mais ce ne sont là que des cas aberrants, dus à un texte difficile ou à une surprise des sujets ‘. Seuls les trois premiers types déterminés, qui peuvent logiquement se défendre, sont d’un emploi courant.

S'il faut enfin prendre un exemple dans un texte assez long, nous citerons ces deux vers des Pauvres Gens :

Or la nuit, dans l’ondée et la brume, en décembre, Pour rencontrer ce point sur le désert mouvant... (34-35.)

On peut traduire la phrase de plusieurs manières différentes, rattacher or pour le sens au début du second vers, de telle sorte que les mots ou groupes intermédiaires, traités comme des parenthèses, puissent assez facilement s’isoler du contexte : décembre sera alors accentué sur la première syllabe. Mais il est également loisible de relier le premier vers au second : décembre est alors accentué sur la syllabe qui précède la finale féminine. Il est enfin possible de diviser l’énumération en trois ou quatre termes. Les déclamations caractéristiques sont celles de BGR, toutes les trois conformes à l’un des types que nous avons définis plus haut.

Or la nivi da - 16 dé e la bru m(æ) à de sà br(æœ) B 200-240 200 220 240 220 220 220 200 240 240 240 220 260 240 240 260 240 240 240-220 200 220 220 260 240 200 200 200 180

O O 153 O O O A G 220-320 260 200 280 300 280 320 260 280 260 320 260 340 280 280 300 280 280 320 260 260 280 240 360 400-340 260 260 OAES (e) O (e 139 (e

R 200-260 260 220 280 260 260 220 200 260 280 360 320 320 300 300 320 240 260 260-220 200 220 240 200 300 240-200 200 180 180 GEL T3 O 153 O O 12 O

Ces observations permettront l'interprétation facile de toutes les énumérations qui figurent dans nos tableaux généraux. Les fins de phrases rendent enfin nécessaire une dernière remarque : il nous faut justifier la position de l'accent dans certains groupes

rythmiques et défendre nos notations.

Un alexandrin comme celui que nous allons citer n'offre pas la moindre difficulté :

L’éternel est son nom, le monde est son ouvrage.

-1. Ces cas aberrants seraient représentés dans nos tableaux généraux par les vers suivants : XIX, G 20— XX, P 2°; S 20 P,G., 28E. On fait abstraction des vers dans lesquels la position pénultième ou antépénultième de l’accent semble due à l'effort oratoire.

Le ter nél e sû nô læ môûd e sÔ nu vra jæ 240 300 300 340 340 380 340 340 340 360 440 240 240 240 320 280 240 280 240 240 220 220 160 160 180 O O O O (VIN 10

La conclusion en est indiquée par le groupe rythmique terminal qui répond au schéma *O+++, Ce groupe est nettement distinct de celui qui le précède et les deux syllabes aiguës sont séparées l’une de l’autre par une grave. Mais le phénomène est loin d’être aussi clair si le dernier membre métrique est O*° ou O**, en un mot si les deux accents d’acuité sont en contact, comme dans le cas suivant :

Après des feux, des cieux, des cieux, des cieux, des cieux.

À bre de J& de Sy® de sy® de sy de sy® 300 320 320 320 400-560 200 280 380 520 280 300 380 520 280 300 380 400 220 280 240 180 O O O O O

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