V.1 Vin l'oreille, sauf dans 5 cas, à
(FR des distances variant entre ara 25-85-75 155-160-105-50 210 et 240", pourseet 7. C’est
à LAANESENBRQR ERS assurément minime. Cepen-
arara 40-65 130*145 210-200-140-70 dant deux fois les voyelles DR Ne jt (D oi | RER jointes à ces consonnes
ararara 9$-95-125 Frs 120-125 0 ont été w et #, ce qui
explique le phénomène. Aïl-
leurs les sujets ne sont pas d'accord. M. l’abbé Rousselot ‘ expose comme il suit les impressions données par une même consonne : « quand l'auditeur est à la limite d’audition, la syllabe le frappe comme un léger bruit : ne (200") a pu se confondre avec & ou 7. En decà, la voyelle apparaît seule ; puis un souffle indique la place de la consonne encore indécise, et peut être interprétée arbitrairement par une constrictive ou même une explosive. Plus près, on sent une spirante qui se teinte de la nuance soit de la consone émise, soit de la voyelle entendue. Ainsi to pourra être entendu 50 (200") sous l’influence du f, ou so (100") sous celle de l’o; pé, di, vi sonneront sf sous l’influence de l’£. Plus près encore, le vrai caractère de la consonne se détache et paraît immuable à des distances plus où moins rapprochées. »
Nous pouvons encore indiquer que M. Poirot ? a étudié comment la consonne simple se distingue de la consonne double. Nous savons déjà que d’une manière générale l’effort nécessaire est beaucoup plus grand pour prononcer la consonne double, et que le travail articulatoire est beaucoup plus considérable. M. Poirot a noté que dans un groupe appa, il se produit au milieu de l’occlusive une dépression située entre deux périodes de pression énergique. Ce phénomène n’est cependant pas d’une constance absolue. M. Pabbé Rousselot 5, inscrivant les mouvements de la langue en même temps qu'il recueillait l'air sorti de la bouche et du nez, ne l’a pas constaté. Je dois en dire autant pour mon propre compte. Il faut cependant ajouter que si l’on prononce successivement aea et acea, ada et adda, les amplitudes de la sont plus grandes après la consonne double qu’après la consonne simple. La voyelle participe de l’énergie de articulation antécédente et elle est projetée d'autant plus violemment que la tension musculaire a été plus forte. Les expériences de M. l’abbé Rousselot montrent aussi que la consonne est soumise aux mêmes variations dynamiques que la voyelle : il y a un point d’eflort maximum, avec des zones plus faïbles, sans que l’intensité se modifie jamais d’une manière brusque d'une période à l’autre, la voix procédant toujours avec des transitions.
Ces observations faites, il est maintenant aisé de passer à l’examen de la syllabe. Il n’est besoin que de se rapporter au précédent tableau. Les faits intéressants ressortent des chiffres.
Nous avons montré que la voyelle seule est l’élément important de la syllabe, puisqu'elle possède une puissance acoustique plus grande que la consonne. Il s’ensuit que la progression des audibilités s'établit uniquement par les articulations vocaliques, et que par conséquent il y a parallé-