‹ L'Alexandrin Français: D'après la Phonétique ExpérimentaleChapitre 178 sur 282 · XXII, G · texte numérisé non relu

XXII, G

semblables. Nous en citerons seulement deux :

a su ra sœ Le 27 47 16 340 380 360 400-280, 280 O 13 15 19-15 12 A (Cr 7 C) tâ dor mû 26 31 64 VU k U Er 63 320 280 320 320 280 280-340 O 10 10 21-15 A

(Hern., s A.)

Dans ces quatre alexandrins les accents temporels, musicaux et dynamiques, coïncident rigoureusement. Au point de vue de l'intensité, comme sous le rapport de la durée et de l’acuité, certaines syllabes s’effacent, d’autres sont mises en relief, et cette succession de ‘dépressions et de saillies établit un rythme. Notons aussi qu’un mot, parmi ceux qu’on nomme généralement accentués, peut se combiner avec un mot ou un groupe de mots, de telle sorte qu’un seul membre métrique résulte de cette agrégation. Nous avons constaté qu’il en était ainsi temporellement et musicalement ; les phénomènes d'intensité sont soumis à la même règle. Dans le premier vers cité, nous rencontrons en effet l'impératif remeitez dont la finale, s’il est isolé, est régulièrement tenue pour tonique. Or, il s'associe dynamiquement avec le pronom vous. Celui-ci porte seul le temps

marqué du groupe tout entier. Même observation pour les premiers mots du second alexandrin :

tout Paris ; tout est apte à être frappé d’un

accent de force, Paris également, mais, les deux mots étant joints, il n’y a plus qu’un seul groupement dont les deux premières syllabes sont faibles tandis que la troisième présente des amplitudes plus grandes.

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