‹ L'Alexandrin Français: D'après la Phonétique ExpérimentaleChapitre 201 sur 282 · AN D · texte numérisé non relu

AN D

Maïs, ainsi que nous le disions plus haut, les conditions d’articulation de la nasale ou la qualité des timbres déjouent la volonté du sujet, comme dans les alexandrins ci-après, où l'énergie se marque seulement par l’amplitude plus grande des éléments sur lesquels on attiré l'attention :

Oui, va, n'écoute plus ma voix qui te retient. (Cud.,.1, 1 C.). Non, non, la perfidie a de quoi vous tenter. CÉRNE ENR Viens, respire avec moi l'air embaumé de rose... (Hern., 8 A E.)

Dans ces derniers cas, leffort ne dépasse pas les bornes du subjectif et ne se traduit pas extérieurement. Nous donnons deux exemples, l’un emprunté à la première catégorie, l’autre à la seconde. Dans l’un et l’autre, la ligne supérieure est celle des amplitudes, la ligne inférieure celle des audibilités : : | |

Pôr tœ pôr tæ £e li SAAEYS Mal a su râ sœ 20 15 29-12 16 17 20 22-15 13 17 13 1 19-15 12 A VATREALT A A POUTAT 195 125 305-115 130 180 125 160-135 120 180 95 95 225 -TDSE 80 A A A A A Wi va ne lu 1(@) plu ma vwa ke rœ Lyè 21 59-9 13-5 21 é 27 28 II 4 13-6 8 II 17 13 IO-I0 APTE A 32 à A A A 125 160-75 110-4 150 140 150 130 1470-25 55 90 LAOMMSONTSE25S SAS URE A A A A A

On pourrait allonger la liste. On remarquera que les mots mis en évidence sont presque toujours au début du vers (ou à défaut au début d’une phrase) et qu’ils expriment tous des sentiments véhéments et passionnés.

Cependant, dans des cas analogues, il peut arriver que le sens du texte se refuse à supporter des intensités trop concdéri bles et que les clameurs soient déplacées. Si l’on veut traduire une émotion contenue, si l’on veut rendre une ferveur intime, une tendresse ardente et profonde, on atténue lapostrophe pathétique, et l’on éteint ce qu’elle aurait de trop sonore et de trop éclatant. Certains des exemples cités plus haut admettent deux déclamations différentes, selon la nuance que les sujets veulent faire apparaître et la signification qu'ils accordent au texte. Voici des termes exclamatifs d’une expression modérée, où les énergies brutes et les audibilités sont concordantes, et qui, à l'inverse de la série précédente, ne l’emportent pas sur les autres syllabes du vers.

Grois qu’il m’en a coûté pour vaincre tant d'amour. (Bér., 8 C.)

Dis, ne le crois-tü pas, sur nous, tout en dormant. (Heru., s AR.) ; Regarde. Plus de feux, plus de bruit. Tout se tait. (id., 9 AER.)

Je: me sentais joyeuse et caline, 6 mon amant... (id, 13 A ER)

Ah! qui n’oublierait tout à cette voix céleste ! (Ga SR EIR®)

Dans ces alexandrins, la qualité de l’expression est obtenue soit par l'accord de la hauteur musicale et de l'intensité, toutes les deux faibles par

1. Il en sera de même toutes les fois que les intensités marquées par le signe A seront transcrites en doubles valeurs pour un même sens.

rapport à ce qu’on constate dans les autres groupes rythmiques (Hern., 9 et 13), soit par l'intensité seule (Bér., 8, Hern., 5 et 15). Pour les deux sujets J et E, dans les deux premiers vers, l'effort, mesuré par les amplitudes, a réellement été moins considérable que sur d’autres syllabes, mais les timbres étant plus favorables, les mots crois et dis sont cependant mieux entendus. D'où trois catégories de déclamations pour des textes com-

parables. Nous transcrivons la hauteur musicale ici nécessaïre :

Je ma sâ tè jwa YEX e kal mœ 6 môû na mû À 200 220 160 260 240 180 220 160 200 220 200 240 200 220 260 240 240 240 200-260 200 220 240 260 260 280 O O O 30 [®) O 7 9 9 ù 4 5 SÉTED 5 8 5 4-8 7 9 12 A A A A + A 15 40 20 5 SE DHINTS 5 35 10 4-35 20 40 45 A À A A À Di nœ lœ krwa tu pd sur ni tu 14 dor mà A 200 280-360 240 240 280 300 280 300 320 200 320 280 280 280 340 340 320 280 320 320 280 280-340 (e) # oO 28 (e) (e] (e) 10-9 10 10 4 10 9 II 12 17 15 10 10 21-15 A A A A A A 60-75 45 65 10 70 s 75 65 90 80 25 70 110-40 À À A A A : A Krwû eil mû na ku lé pur vè kræ tà da mur ] 360 360 400-460 360 360 340 360 320 360 360 400-320 280 360 280 340 340 340 360 300 340 340 360-320 300 O (e) (e) e O 17 23-10 8 18 18 26 14-7 21 13 8 14 9 10-16 A À A À A 90 300-115 65 105 LOS 140 130-40 115 55 45 55 60 50-20 A A A A

La douleur et l’accablement moral exigent pour les termes exclamatifs la même modération de la force articulatoire, cette fois avec abaissement constant de la hauteur musicale concomitante. Nous citons d’abord des exemples où laccord des intensités brutes et des distances d’audition a été

parfait :

Hélas ! ton intérêt ici me désespère. (Cid, 13 CJ.) Mais à peine le ciel eut rappelé mon père... (Bér., 14C) Il fallait, cher Paulin, renoncer à moi-même... (id., 19 CJ.) Mais, sans me soupconner, sensible à mes alarmes. (id, 34 CJ.) Mais voyez. Du ponant jusques à lorient... (R:B:ù8TE:) Ah ! j'ai honte pour vous. (id., 41 E.)

Dans ce dernier hémistiche, pour le sujet KR, et dans le vers suivant :

Ah! Rodrigue, il est vrai, quoique ton ennemie, .… di Lo CE EIGT.)

l'effort dont témoignent les amplitudes a été réellement plus faible que sur d’autres syllabes, mais les timbres étant plus favorables, les deux 4h ont une portée plus grande. Cet alexandrin déclamé par RK :

Mais voyez, regardez, ayez quelque pudeur... (R. B., 10.)

dont nous avons dit, à propos des acuités, qu’il est intéressant par le contraste qu’on y découvre, laisse apercevoir les mêmes nuances dans la distribution de l'énergie :

Me vw yé 1@ gar dé e yé kel kœ pu dr 130 135 175 135 115-40 90 90 130-80 30 60 150 125 125 125 ESS AN À A À

La douleur de Ruy Blas se marque à la fin du vers par une diminution de force :.

Donc, pour résumer ce qui précède, on peut dire que les apostrophes et les éléments exclamatifs du discours réclament une puissance particulière de l'articulation, pourvu que les sentiments à exprimer ne s’y opposent pas, mais au contraire que la volonté du sujet ne suffit pas toujours à traduire exactement pour l'oreille ce que le travail de l’organe laisse attendre : il faut que les conditions physiques qui résultent de la nature des timbres soient favorables.

On peut assimiler aux intensités pathétiques déjà signalées celles que l’on rencontre parfois à la fin des phrases, indépendamment de la signification précise des mots examinés isolément. Nous avons vu que, dans certains mouvements de fureur ou d’amertume, les syllabes de conclusion, au point de vue mélodique, ne se comportent pas normalement, mais que, devenant semblables à des suspensions de sens, il leur arrive de dépasser le médium de la voix. Le phénomène est beaucoup plus difficile à définir d’une façon certaine dans le domaine dynamique, et l’on n’a d’autre ressource que de comparer la valeur des finales suspendues avec les autres temps marqués du texte. On ne doit pas oublier que, proportionnellement, amplitudes et distances d’audibilité sont moins fortes à mesure que la voix s’élève et tend à sortir du médium. Sous ces réserves, nous avons cru reconnaître l’effet de la colère à la rime des alexandrins suivants où peut se rencontrer cependant un déplacement oratoire de l’accent d'intensité, la hauteur affectant la syllabe tonique :

Sous la servile loi de garder sa promesse ? (Andr., 6 A2.) Prodiguer les doux noms de parjure et de traitre. (id., 18 A.) La Hollande et l'Anglais partagent ce royaume ; CREBr T2)

C’est la même cause qui paraît donner une force relativement énorme à des suspensions réelles qui dominent tout le vers:

Quoi ! sans que ni serment ni devoir vous retienne… (Andr., 9 A.) De la fille d'Hélène à la veuve d’Hector… (20128 A0) Soyez flétris devant votre pays qui tombe... (R. B., 8 ER.) Le peuple misérable et qu'on pressure encor. (id., 38 R.)

Dans l’avant-dernier de ces alexandrins, l'effort pour E ne se traduit pas par une audibilité plus considérable, à cause de l’6 trop fortement nasalisé.

1. La différence des sentiments s’y note cependant beaucoup mieux par les variations de l’acuité. 2. Il faut remarquer qu'ici l'interrogation n’est point forcée de se traduire obligatoirement par une suspension de la voix.

Nous avons dit, en traitant des acuités comparées, qu’une émotion vive, mais d’un autre ordre que la colère, peut de même amener une importante Pie de la voix à la finale du vers. En ce cas, il y a renforcement de l'énergie seulement si le sentiment réclame une véhémence particulière, s’il s’agit par exemple d'exprimer une résolution ferme ou une volonté définitive. Autrement, la hauteur musicale étant considérable, l'intensité reste modérée. Nous allons voir d’ailleurs qu'en d’autres circonstances les élévations mélodiques et la puissance de l'articulation ne sont pas concomitantes. ee S = Comme les termes exclamatifs, les mots importants pour le sens reçoivent un relief dynamiques dans les mêmes conditions et avec les, mêmes exceptions. Si l'on veut cependant donner aux groupes rythmiques une couleur particulière de ferveur où de passion contenue, on se contente

de faire ressortir le mot par un simple accroissement de durée qui frappe la syllabe accentuée. On comparera pour ce vers :.

Rien que la nuit et nous. Félicité parfaite ! (Hern., 4.)

les dictions de À et de E, où se laisse reconnaître la lutte des déux tendances :

Ryè ka la navi le HUIT Jo TEE li si jé 5 pars rtufen ,1#(@) A 6$ 15-110 55 s'en veu fe) 55 65-30 30 SONT PA Lo 5 20-10 E 15 55-15 50 60 35 100 35 30:5 US DYIUOUS Me AA AMAR AT VAN ï + A A AUS AN ENNY de d

À, chez qui la prémière syllabe n’est pas musicalement privilégiée, la marque dynamiquement d’une façon particulière, à cause de la signification éminente qu’elle possède. E se résout à un compromis : rien est plus aigu, mais il n’y a aucune. vigueur dans Particulation : le cri qui allait s'échapper est réprimé. Dans les deux déclamations, travail et audibilités concordent. Au cours de ce qui va suivre il .ne faudra donc pas oublier que les sujéts peuvent adopter des interprétations différentes : tout dépend de la conception qu'ils se sont faite du texte proposé. Voiel encore d’aütres exémples d’atténuations de force avec ou sans abaissement concomitant de l’acuité :

Tout s’est éteint, lambeaux et musique de fête (Hern., 3 AER.) - Pas un nuage au ciel. Tout, comme nous, repose, GE aE RO)

Lui, seul, battu des flots qui toujours se reforment,… (PAG 26B ET)

Lui songe à sa Jeannie au sein des mers glacées, .… (id., 41BJ:.)

Procédons cependant par ordre. Si les mots importants sont articulés, par rapport au teste du vers et sauf les exceptions signalées, avec une dépense d’énergie plus grande, il n’y a point ici encore de valeurs absolues. Tous les degrés de la mise en relief se rencontrent depuis l’eflort léger qui isole seulement le terme en saillie des autres groupes rythmiques:de lalexandrin, jusqu'à celui qui le place en pleine lumière et lui confère une importance à ce point prépondérante qu’il domine des séries de plusieurs vers. Les nuances sont infinies. Quant aux divergences des sujets, elles seront exposées ailleurs. |

Le dynamisme dont il s’agit intervient ee oent au début du premier hémistiche. Il est essentiellement un procédé d’orateur et constitue

un excellent moyen d'attirer l’attention sur tel mot dans lequel on reconnaît un argument. Les exemples peuvent être classés de la ee suivante :

1. Dans toute cette série, il y a accord du travail fourni et de la distance d’audition.

1° L’intensité maxima s'attache au mot ou au groupe rythmique qui possède la valeur significative la plus considérable. Dans cette première série, les amplitudes et les audibilités sont concordantes et elles accompagnent un relief musical :

Me force à travailler moi-même à ta ruine. (C4%22C:) Pleurante après son char vous voulez qu’on me voie... (Andr., 21 À.)

Elles sont encore concordantes dans les vers suivants, cette fois sans relief musical :

Mon âme aurait trouvé, dans le bien de te voir. (CHARS CLIS) La mort emportera mon âme vers la tienne. (Cine Ce) J'espérais que du moins mon trouble et ma douleur. (Bér 52e)

Ces trois derniers exemples sont d’un haut intérêt, car ils montrent qu’il y a parfois échange entre la force et l’acuité, celle-là suppléant au besoin celle-ci quand il s’agit d’établir des nuances dans l’expression, ou quand la hauteur musicale fait ressortir une suspension de sens importante. Nous transcrivons le deuxième de ces alexandrins :

La mor à por tœ ra mô nà m(œ) ver la tyé nœ 320 320 320 380-400 400 380 380 360 420 400 440 400 400 420 440 440 * 400 420 420 420 440 460 540 520 500 O O O 70 340-835 85 160 105 170 160 170 140 190 I40 275 105 A A A A À

La distinction des effets y est très nette.

Voici d'autre part un vers où l’effort accompagné d’acuité est resté purement subjectif et ne s’est point traduit par une distance d’audition plus grande :

Pluie ou bourrasque, il faut qu’il sorte, il faut qu’il aille. CPSGENSBIEUN)

Ajoutons enfin que toute force articulatoire particulière disparaît quand des groupes rythmiques, analogues aux précédents, se rencontrent dans un texte pénétré de tristesse et de mélancolie:

Mon cœur en ce moment ne vient pas de se rendre. (Bér 201) Un autre était chargé de l'empire du monde... Gas)

Ici encore on a distingué entre la hauteur musicale et l’énergie, comme en font foi les tableaux généraux.

2° D’une manière semblable, tout élan de passion, indépendamment du sens propre au mot ou au groupe rythmique, tend à développer la puissance de la voix. Les renforcements de la syllabe tonique apparaissent fréquemment, avec tous les degrés signalés, quand il s’agit de reprendre un argument déjà présenté, de corriger ce qu’il y avait d’excessif dans les paroles qu’on vient de prononcer, de prévenir telle ou telle idée qu’on ne voudrait point voir se former dans l'esprit de celui à qui l’on s'adresse. Au point de vue temporel, le même mouvement se traduit généralement par une accélération de vitesse; au point de vue musical, par une élévation du registre.

L'exemple qu’on peut citer et commenter est celui qui a été déjà utilisé dans le chapitre des hauteurs comparées. C’est celui-ci :

Ne crois pas qu'après toi rien ici me retienne…. (Gin ES)

LoTE. — L’'alexandrin. 43

Émilie a demandé à Cinna le sacrifice de sa vie. Mais du moins il ne doit pas croire qu’elle ne l’aime pas, et elle a un mouvement de passion pour l’assurer qu’elle ne lui survivra point. La voix devient plus forte comme nous avons vu qu’elle devient plus aiguë. C déclame donc :

Ne krwa pd ka pre wa ryè ni si mœ rœ tyé n(@) 210 40 8340 290 80 100 110 280-70 30 75-145 135 150-125 130 135 80 80-65 À AN A : À À

Ici l'émotion s’est traduite par l'énergie accordée à la seconde syllabe du vers : du même coup, le groupe rythmique initial se trouve revêtu d’une expression sentimentale.

Le phénomène se produit dans toute une série d’alexandrins. Il est lié assez régulièrement à une acuité d’importance analogue. Dans les cas suivants, le tracé révèle l'accord des amplitudes et des audibilités :

Ta funeste valeur m'instruit par ta victoire. (Cid, 9 C.)

Car enfin n’attends pas de mon affection. (ib., 23 ].)

Ce silence est trop noir, ce calme est trop profond. (Hern.V2r1 ER) Dis, ne voudrais-tu pas voir une étoile au fond ? (Gb R22AES) Dans les brisants, parmi les lames en démence, … (P°G2 29 BE)

Parfois au contraire les amplitudes et les audibilités sont divergentes, et l'effort, dépensé en vain, n’accroît pas la puissance acoustique de la syllabe sur laquelle il porte :

Tandis que tu parlais, sa lumière qui tremble. (Hern. AS AE R")

C'est ici la reprise d’un mouvement passionné : mais le crescendo de la voix, affectant l’initiale du premier hémistiche, ne réussit pas à faire ressortir la nasale, car le souffle s’écoule surtout par le nez. Ailleurs cependant, quoïque la hauteur musicale mette en relief les groupes rythmiques où se marque l'élan pathétique, l’énergie de one tion est absente :

Ta parole est un chant où rien d’humain ne reste. (Hern., 16A ER.) Tout à l'heure on fuyait la lumière et les chants! (ib., 25 AER.)

On en voit la raison : il n’y a là ni désir, ni volonté, ni ardeur particulière de l’amour, mais simplement de la tendresse. L'attaque du vers doit donc être douce : toute rudesse ferait contre-sens.

Ajoutons enfin que l’unanimité des sujets n’est pas toujours réalisée. Il peut se produire, dans des vers comme ceux que nous venons de citer, des conflits entre les divers groupes rythmiques, quand par exemple uneexclamation ou une apostrophe est voisine de syllabes qui réclament une certaine chaleur d’expression (Hern., 22). Il faut par conséquent choisir, décider où portera le relief principal, et on le fait avec plus ou moins de bonheur. Bien entendu aussi, les effets appelés par le texte peuvent ne pas être aperçus par les diseurs : nous aurons l’occasion de le montrer plus amplement. FA

3° La force maxima affecte les mots ou les membres métriques où se concentre le mieux la pensée que traduit le vers, ceux qui doivent os tage frapper l'oreille dans la suite logique du discours. Cette mise en vedette n’est pas semblable à celles.que nous avons examinées jusqu'ici ; elle est essentiellement d’ordre intellectuel, non plus de nature émotive. En général, elle est assez régulièrement liée à une élévation concomitante de la voix. Dans les cas suivants, les tracés révèlent l’accord des amplitudes et des audibilités :

Si quelque autre malheur m'avait ravi mon père... : (Cid, 14 JC.) Il, fallait, cher Paulin, renoncer à moi-même... (Bér., 19 J.)

/ Maïs par où commencer ? vingt fois, depuis huit jours... GERS CHIE)

/ La Savoie et son duc sont pleins de précipices,..…. CRD 2478 R:) L'Autriche aussi vous guette, et l’infant bavarois. ((LEMCAIRRS) Le peuple, j'en ai fait le compte et c’est ainsi... GOSESR,.) Rien que la nuit et nous, félicité parfaite ! s (Hern., 4 AR.)

+ Parfois, au contraire, les amplitudes et les audibilités ne sont pas concordantes, et l'effort est resté inutile à cause de timbres particulièrement improductifs :

Résolu d'accomplir ce cruel sacrifice. (Pérez) La France pour vous prendre attend des jours propices. (RABF2ISNEN) Pas un nuage au ciel. Tout, comme nous, repose. (Hern., 7 A.) Ce n’est qu’un point; c'est grand deux fois comme la chambre. CIGARE)

Ailleurs cependant, par un phénomène différent de celui que nous avons constaté plus haut, on rencontre parfois des énergies considérables en l’absence de tout relief musical. Alors, ou bien l’intensité brute maxima, frappant soit une voyelle comme # (tout: Hern., 7), soit une nasale, ne réussit pas à leur conférer une valeur d’audition par quoi elles dominent le vers :

Dur labeur. Tout est noir, tout est froid, rien ne luit (PIGEP28)BIT) Ce n’est qu’un point, c’est grand deux fois comme la chambre (ib., 33 BJ.)

Ou bien, la voyelle étant favorable, l'effet est produit : Je sais ce que l'honneur, après un tel outrage... (OURS CS)

Dans ce dernier vers, l'élévation de la voix, affectant le groupe rythmique initial, marque la transition, mais les mots importants sont ailleurs ; ce sont ceux où s’indique l’excuse de Rodrigue. Les deux nuances qu’il fallait exprimer l’ont été par des moyens dissemblables : les deux sujets s'entendent dans le choix de leurs procédés, Nous donnons la déclamation de C :

Jæœ sè sœ kœ lo nœr a pre x® tel ul trà j(æ) 340 660 500 420 440 360 440 420 460 440 340 * 380 380 380 400 400 420 400 360 420 400 O O 23 ÿ O 14 15 7 18 16 22 II 13 18 49 13 9

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