‹ L'Alexandrin Français: D'après la Phonétique ExpérimentaleChapitre 83 sur 282 · LL D · texte numérisé non relu

LL D

Il est à noter, d'autre part, que dans un même hémistiche un péon suivi d’un iambe paraît faire difficulté, tandis que la combinaison inverse & 2 a A . , . . » ee semble excellente. S'il n’y a pas en effet une séparation de sens très forte entre les deux groupes rythmiques, si au contraire il suffit d’un artifice de prononciation pour les unir d’une façon tant soit peu intime, la succession dont il s’agit a tendance, nous le verrons, par le secours d’un déplacement oratoire, à former deux anapestes. C’est évidemment à ce fait qu'est due la scansion du vers suivant ‘, où l'accent cette fois, sur le tracé,

se révèle d’une constitution toute normale.

Apprends que mon devoir ne dépend pas du sien.

A prà ka mô dæ vw nœ de’ pà pa du sye

8 42 12 20 13 45 13 1; 21 15 15 DIS è e 3 8

y == VU UV VU — U VU EL 2 VU +,

1. Dans le cas ci-dessous le sujet a préféré au contraire, avec une légère violence, la coupe Ÿ — Ÿ Ÿ Ÿ — à Ja coupe Ÿ Ÿ Ÿ — Ÿ— qu’on attendrait : On distingue un grand lit aux longs rideaux tombants. Ô dis lèg @ gra li 0 1ô ri dé 1ô bâ 14 28 45 19 5 39 41 32 49 32 35 36

V 9 — V — LV VU = iQ U VU — (PG., 7 B.)

Le pied de cinq syllabes est très souvent impur : il est déjà trop long pour qu’on puisse l’articuler facilement sans point d’appui intérieur: L’allongement secondaire porte sur la seconde ou sur la troisième syllabe du membre rythmique : :

Et de quelque façon qu’éclatent mes douleurs, .…

a de kel ke fa sû ke kla : Kœ) me du l@ ræ 24 16 20 16 26 ARS 36 15 10 > 37 10 Æ 9 UV 9 VU 19] — VU YU VU = £ (Cid, 3-C.) Meurs, s’il y faut mourir, en citoyen romain. Mr st li f6 mu rir â si wa y ro mê 55 10 12 20 15 38 9 16 14 25 13 26 — Le] Le] 7 V = VU VU VU 27 U — CO)

Le pied de six syllabes est très rarement pur. Plus l'étendue des groupes rythmiques s’accroit, plus il est difficile de les conserver tels que le sens l'exige, et les altérations augmentent de fréquence ; elles RUE comme dans les groupes de quatre et de cinq syllabes, consister en une insistance légère de la voix, mais dans d’autres cas elles vont jusqu’à PAR décomposition du membre métrique.

Cette tendance au sectionnement des successions trop vastes n’a été reconnue qué par de rares théoriciens. Guyau et Tisseur ne paraissent : avoir aucun scrupule à citer des hémistiches entiers sans accidents intérieurs ; leurs scansions, établies uniquement d’après le sens, ne sont pas exactement celles que maintient la parole, Becq de Fouquières, qui admet sans observation lexistence de ces mesures, paraît avoir eu l'intuition vague du phénomène qui nous occupe, sans arriver à le formuler d’une façon satisfaisante. On se rappelle ? qu’il conserve des accents toniques auprès des accents rythmiques. Or, certains de ces accents toniques ne sont que des accents secondaires sentis confusément par son oreille, maïs qu'il n’a pas

su définir. Voici en effet deux de ses transcriptions :

/\ A Brûlé — de plus de feux — que je n’en allumai.

A Quoi ! — de quelque remords — estes-vous — dechirée.

Pierson 5 est beaucoup plus net : il aperçoit très bien que le rythme de cinq syllabes et en général tout rythme plus étendu tend à former non

un pied, mais plusieurs.

Son opinion est confirmée par les faits : nous n'avons rencontré que de rares mesures de cinq et six syllabes à l’état pur, une seule de sept,

1. Et même sur la première, quoique ce soit plus rare : Et dès le premier mot ma langue embarrassée…

OT EE AT x TOR 7 MA, ADRESSES ERNTA sé (æ) 31 29 SNS 23 AI 16 so 16 18 16 45 4 D Tee Ü U Ÿ 270 = V V V ; (Bér., 30 C.)

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