hectares
A cette époque 64.462 oliviers avaient été greffés ; 327.279 arbres dont 87,225 mûriers avaient été plantés ainsi qu'un peu de vigne. La route d'Alger à Blida était à peu près linie jusqu'à Douera et ouverte et terrassée en grande partie jusqu'à Boufarik.
Celle de la plaine par Birkadem et l'Oued-el-Kerma, tracée et ouverte jusqu'à Birkadem.
Celle de la plaine, par le Gué-de-Constantine. tracée et ouverte jusqu'à Kouba et au Gué.
Enffn, les petites routes de la Rassauta et de la Pointe Pescade étaient aussi ouvertes.
Cependant, en 1837, la sécurité dont on jouissait dans la Mitidja, aux portes d'Alger, était si précaire que le Gouverneur général, pour s'avancer jusqu'à Blidah reconnaître le cours de la Chifla, l'embouchure du Mazafran et visiter en passant Koléah, jugeait à propos de se faire accompagner par une colonne de 7.000 hommes.
En 1838 et 1839, l'autorité supérieure était encore si indécise sur la direction à imprimer à la colonisation algérienne, qu'elle détournait autant qu'elle le pouvait les colons qui voulaient dépasser la ligne des postes et les abandonnait complètement à leurs risques et périls.
Cependant, depuis 1835, d'autres colons s-élaient successivement établis dans la plaine, et c'est ainsi, qu'en 1839, quelques grands propriétaires se trouvaient répandus peu à peu, non seulement sur Tespace compris dans Tenceinte de nos lignes forlifiées autour d'Alger, mais encore sur une grande partie du Centre et de TEst de la Mitidja.
Toutefois, la situation de l'agriculture en Algérie, n'était pas encore bien brillante. Les difliicultés du premier établissement étaient trop grandes, les moyens de communication, les assainisseuïents n'étaient pas encore assez avancés, la stabilité de notre pouvoir, la sécurité surtout, n'étaient pas assez couïplète pour qu'un ensemble de progrès bien sérieux put encore se dessiner, mais on voit que les germes d'une réelle occupation agricole se montraient déjà et ne demandaient qu'à pouvoir se développer vigoureusement. L'augmentation continuelle et régulière de la population européenne en garantissait l'avenir ; en voici le développement successif :